dimanche 30 octobre 2016

Trois suites pour violoncelle solo de Bach



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'octobre 2016.




Parmi nos nombreuses interventions au cours des années, nous avons exploré certains des grands corpus du catalogue pour instrument solo de Jean Sébastien Bach – le clavier bien tempéré, les sonates et partitas pour violon solo (jouées à l’alto) un bon nombre de sélections du catalogue pour orgue pour ne nommer que ceux-là.

Cette semaine, je voulais m’attarder sur la série des six suites pour violoncelle solo – en fait, trois d’entre elles. Selon Wikipedia , la faible popularité du violoncelle avant la période romantique expliquerait pourquoi ces suites ne trouvent pas leur place dans le soi-disant répertoire vbien avamnt le XIXe siècle, et n’ont pas atteint leur statut d’incontournable bien avant l’arrivée de Pablo Casals; son talent et son interprétation novatrice leur permirent d'acquérir la reconnaissance qu’elles méritaient.

Les six suites adhèrent à la formule d’une série de danses baroques et inclut un prélude, une allemande, une courante , une sarabande, des « galanteries » (une pièce « double »: menuet, gavotte ou bourrée) et pour finir une gigue. Dans les exemples retenus cette quinzaine, les danses galantes sont un menuet (dans la suite no, 1) et une bourrée (pour les suites nos. 3 et 4).

On peut dresser un parallèle entre la structure de ces suites et celle de la sonate « classique » à quatre mouvements (allegro ABA – lent – menuet/trio et finale) en considérant la séquence allemande – sarabande – danse galante et gigue.

Les prestations au programme furent jadis téléchargées depuis le site MP3.COM – les deux premières sont jouées par John Michel (membre du quatuor Kairos présentés le mois dernier dans ces pages) et l’autre par le violoncelliste Yehuda Hanani (extrait d’un album distribué par la maison Eroica, qui avait l’habitude de promouvoir ses artistes sur le site vétuste).

Bonne écoute!

Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Suites pour violoncelle solo
Suite No. 1 en sol majeur, BWV 1007
Suite No. 3 en ut majeur, BWV 1009
John Michel

Suite No. 4 en mi bémol majeur, BWV 1010
Yehuda Hanani

vendredi 28 octobre 2016

Inspirations Shakespeariennes





Notre montage # 233 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast233


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Le B+B de cette semaine considère des œuvres musicales inspirées ou créées expressément pour les pièces de théâtre de William Shakespeare.

Il n’y a rien d’étrange ici –la tradition des drames de l’ère  Tudor et Stuart inclut au moins une chanson dans chaque pièce. Seules les tragédies les plus profondes évitent l’ajout d’interludes musicaux sauf pour les sons des trompettes et des tambours. Dans ses grandes tragédies, William Shakespeare a défié cette orthodoxie et a utilisé des chansons étonnamment émotives, en particulier dans Othello, le Roi Lear et Hamlet. Shakespeare et musique vont donc main dans la main.

On trouve deux catégories d’œuvres musicales qui sont pertinentes à notre sujet – la musique de scène qui accompagne l’action et des œuvres qui s’inspirent du sujet – ou du dialogue – des pièces du « barde ».

Commençons par deux exemples de musique de scène retenus pour le montage de cette semaine : une suite de sélections de la musique de scène composée par un jeune Erich Korngold pour la pièce Beaucoup de bruit pour rien (titre original Much Ado About Nothing), créée à Vienne en 1920 et y connaissant un succès immédiat.

Il est un peu surprenant de constater que l’œuvre de Shakespeare ne trouvera pas sa palace au Grand Écran. La sortie en 1948 de Macbeth du réalisateur Orson We4lles fut en fait que la quatrième adaptation cinématographique d’une pièce de Shakespeare à Hollywood depuis l’avènement du cinéma parlant. (Henry V de Laurence Olivier étant une production Britannique). Welles confie à Jacques Ibert le soin de créer la trame sonore du film, que le chef Adriano (qui s’exécute au montage) qualifie d’une des pages cinématographiques les plus négligées.

Berlioz découvre Shakespeare lorsqu'une troupe de théâtre anglaise vient donner plusieurs représentations à l'Odéon, en 1827. "(Le) succès de Shakespeare à Paris, aidé des efforts enthousiastes de toute la nouvelle école littéraire, que dirigeaient Victor Hugo, Alexandre Dumas, Alfred de Vigny, fut encore surpassé par celui de Miss Smithson"

Miss Smithson, c’est Harriet Smithson, qui fut l’objet de l’obsession de Berlioz – une aventure assortie d’épreuves qui ne se terminera pas bien ni pour lui ou pour elle. Néanmoins, cette relation nous donne la Symphonie Fantastique, et les pièces telles Roméo et Juliette, Beaucoup de bruit pour rien (qui deviendra Béatrice et Bénédict), et l’ouverture/poème symphonique inspirée par Le Roi Lear, programmée aujourd’hui.

Such Sweet Sorrow du compositeur canadien John Estacio tire son titre d’une intervention de Juliette en vers son cher Roméo (Parting is such sweet sorrow; La séparation est une si douce peine). Dans les notes de programmation qui ont accompagné la création de la courte pièce par le Manitoba Chamber Orchestra, le compositeur fait référence à une vie personnelle en transition, quittant un cheminement établi pour un avenir incertain.


Bonne écoute!


samedi 15 octobre 2016

Les routes du laitier



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'octobre 2016.





Ami(e)s mélomanes, forumistes et lecteurs,

Il y a maintenant cinq ans que je fais des contributions régulières dans les pages de ce forum, la grande majorité de mes interventions étant des partages de musique –des playlists montées depuis YouTube, ou des montages de mon cru qui meublent régulièrement mon blog.

Notre collaboration (si vous me permettez de vous impliquer dans cette entreprise), dans un environnement fréquenté par des initiés tout comme des gens qui se risquent dans « le répertoire » avec un peu moins de confiance franchit ainsi un important jalon, et mérite d’être souligné d’une façon particulière!

Ceci est donc le début d’un projet à long terme, la «version française » si vous voulez d’un projet que j’ai entamé dans mon blog de musique anglaisen avril dernier. Dans ce projet, j’entends « rassembler » un grand nombre des partages musicaux proposés ici et ailleurs au cours des dernières années, avec l’objectif de survoler le répertoire dit classique. Afin de motiver et de mettre en place ce projet, permettez-moi quelques mots d’introduction.

Pourquoi « Les routes du laitier »?

En anglais le terme « milk run » a deux significations. Pris littéralement, le terme sous-entend la routine du laitier d’une ère longtemps révolue, qui se promenait d’un domicile à l’autre chaque matin, afin de livrer sa précieuse marchandise fraîche du jour; un parcours serpentin le long du voisinage.

L’autre signification du terme, plus péjoratif j’en conviens, insinue un trajet parfois interminable, qui fait escale et s’arrête fréquemment - l’itinéraire d’un train de banlieue, ou d’un autocar - l’opposé d’un « express ». Untel itinéraire peut être vu comme un inconvénient, ou – comme je l’entends ici – plutôt comme un vagabondage avec ou sans façon, qui renferme sa quote-part d’aventures et de plaisirs.

Le répertoire – mythe, mystère, intangible

Et vous pourriez ajouter votre adjectif préféré à la liste, y compris « inaccessible » ou même « ambigu ». On ne peut nier l’existence du Répertoire avec un « R » majuscule, mais il reste qu’il s’agît d’un concept amorphe, difficile à cerner. En fait, je pourrais affirmer qu’il n’existe pas de « bibliothèque de base » ou il n’existe pas de liste spécifique des œuvres de musique « indispensables » au mélomane.

On a des tendances, on a des courants, et bien sûr il y a le goût personnel du mélomane, qui préfère certaines « sortes de musique » à d’autres. Il n’y a pas de critère « absolu » qui fait qu’une œuvre est « plus importante » qu’une autre. Lesquels des plus de 500 concerti de Vivaldi sont des œuvres « de base » - autre que Les Quatre Saisons? Toutes les symphonies de Haydn ou seulement que les symphonies Parisiennes etLondoniennes?

L’initiative du forum de se meubler d’une bibli musicale – une initiative louable s’il en est une – a d’après moi deux volets qui sont d’égale importance. Oui, la bibli se veut un répertoire qu’on peut fureter à sa guise, mais nous sommes également invités à « miner » et découvrir son contenu par des playlists mensuelles, informées par les bonnes suggestions de leurs auteurs et regroupées (plus ou moins) par l’âge des enregistrements (l’artéfact de leur admissibilité aux règles des droits d’auteur et du domaine public).

L’objectif de mon projet se veut complémentaire à celle des promoteurs de la bibli. Ainsi donc, sur une base régulière, je vais proposer des « feuilles de route » thématiques, qui feront usage de partages musicaux proposés dans mes chroniques (ici et ailleurs). Chaque feuille de route est associée à des fichiers disponibles dans mes archives publiques (mues par le site Internet Archive) téléchargeables ou disponibles pour écoute « en streaming ».

Un dernier mot – la version originale anglaise du projet se veut didactique. Je ne crois pas que je veux maintenir ce genre de ton ici sur le forum. Mes propos seront plutôt axés sur « la route » elle-même – la grande thématique qui recoupe les suggestions musicales, et je me permettrai occasionnellement de souligner une œuvre, un interprète ou un caractère spécifique d’un des partages sans faire de leçons…

Tant qu’à la fréquence de mes interventions, j’ai l’intention d’ajouter les volets du projet à ma routine existante – qui inclut La Revanche du Vinyleet ma série Jadis sur Internet. Puisque j’interviens habituellement deux fois par mois, je crois que vous aurez droit à une série de rfeuilles de route aux six semaines, ou à peu près.

Voici une table des matières

Titre
Feuilles de route
Les routes alphabétiques1-2
Les routes solitaires (1ère partie)3-6
Les routes solitaires (2ème partie)7-10
Les routes démocratiques (1ère partie)11-19
Les routes démocratiques (2ème partie)20-26
Les routes orchestrales27-34
Les routes concertantes35-41
Les routes lyriques (1ère partie)42-47
Les routes lyriques (2èmepartie)48-52
Les routes scéniques53-62
Les routes opératiques63-67
[A suivre]

vendredi 14 octobre 2016

La Guerre des Etoiles





Notre montage # 232 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast232


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Le B+B de cette semaine est le premier d’une courte série qui explore la musique de scène – et par le fait la musique de la scène virtuelle des grands et petits écrans. La musique de scène dans ma tête inclut le ballet, mais pas forcément l’art lyrique – opéra, opérette et comédie musicale.

Si on exclut pour l’instant le ballet, on trouve deux formes de musique de scène : la musique dite « incidentale », qui comprend des morceaux créés afin de distraire le public lorsque le rideau est baissé : ouvertures, entr’actes et quelques rares épisodes accompagnés de musique et la « trame sonore », qu’on retrouve plus souvent dans le cas du cinéma et des téléfilms, où la musique est omniprésente et joue un rôle semblable à celui d’un des acteurs, conférant spécifiquement l’atmosphère des situations.

Cet artifice est particulièrement important dans le cas du cinéma muet, où l’absence de dialogue invite cette nécessité. On ne peut imaginer un film muet sans l’apport d’une trame préenregistrée ou interprétée sur le tas, soit par un pianiste ou – dans le cas des temples du cinéma d’antan – avec le versatile orgue Wurlitzer assorti d’effets sonores.

Avec l’avènement du cinéma parlant (et par surcroît de la synchronisation image et son) la musique prend une place de choix : que ce soit dans les comédies musicales et revues diverses, ou dans le cas de films « à grand déploiement », où les studios investissent dans des trames riches interprétées par de grands orchestres. Cet « Age d’or » a sa part de compositeurs : Max Steiner, Franz Waxman, Erich Wolfgang Korngold, Bernard Herrmann, qui dominent le cinéma d’Hollywood et les films épiques du milieu du XXie siècle.

(N’oublions pas les compositeurs établis – Gershwin, Ibert, Prokofiev – et les compositeurs de fortune – Charlie Chaplin et même Clint Eastwood!)

Parmi les grands noms des derniers 50 ans on ne peut contourner celui de John Williams, à qui on doit la majorité des trames des films réalisés par Steven Spielberg et George Lucas. Le fils d’un musicien de Jazz, la famille Williams s’installe à Los Angeles où il entreprend sa formation musicale et après un séjour avec l’Armée de l’Air Américaine (avec laquelle il dirige et fait des arrangements pour son corps de clairon), il parfait sa formation musicale à Juilliard (le piano avec Rosina Lhévinne) et à l’Eastman School, il retourne en Californie et s’installe parmi les studios d’Hollywood, travaillant avec certains des grands compositeurs mentionnés ci-haut comme arrangeur, et composera de musiques pour le cinéma et la télé – Les Joyeux Naufragés et Perdus dans L’espace, pour ne nommer que ces téléséries. Il participe aussi à l’interprétation (au piano) des indicatifs musicaux d’autres compositeurs, dont le fameux solo de Peter Gunn d’Henry Mancini.

C’est en 1974 que Williams entreprend sa longue collaboration avec Spielberg (pour la vaste majorité de ses films). Et Spielberg recommandera Williams à son collègue Lucas pour son projet de film qui deviendra La Guerre des Etoiles – un triptyque original, une trilogie de films « antécédents » et plus récemment la poursuite de l’aventure réalisée par JJ Abrams.

La trame sonore de ces films, une fresque néo-romantique qui rappelle les trames de Korngold ou les compositions de Richard Strauss, fait un usage copieux de leitmotivs, thèmes associés aux personnages principaux qui se transforment suivant l’atmosphère de l’action – tension, danger, romance… Cette musique est facilement reconnaissable et occupe le montage de cette semaine – extraits associés avec les films de la trilogie originale (les épisodes 4, 5 et 6 dans la numérologie Lucas). Les plages retenues sont de la trame originale (dirigée par Williams et interprétée par le London Symphony) et d’une compilation de plages reprises pour les nombreuses rééditions de ces films, et dirigée par le compositeur avec un orchestre assemblé pour la circonstance (le Skywalker Symphony).


Bonne écoute!

dimanche 9 octobre 2016

Berlioz, Lorin Maazel, Cleveland Orchestra ‎– Symphonie Fantastique

Le billet suivant est l'adaptation d'un bilet paru sur TalkClassical.



Ce mois-ci, pour des raisons qui seront évidentes dans quelques jours, j'ai opté de programmer la Revanche du Vinyle sur notre site plutôt que sue le forum à MQCD.

La discographie de la Symphonie Fantastique est énorme - à peu près tous les grands chefs ont endisqué une version de ce grand classique du répertoire français, que ce soit ou non leur spécialité.

Le disque partagé aujourd'hui n'a rien de particulier, et le chef n'amène rien de nouveau à cette discographie. Il s'agît toutefois de la première version  qui s'est retrouvée dans ma collection personnele (merci, Maison Columbia!) et sea rapidement déplacée par la version Dutoit/OSM qui figure sur notre montage #100.

Maazel est un chef qui ataque toutes les oeuvres avec la même discipline, et le même souci de l'exactitude, au point parfois d'être trop clinique, trop asceptique si vous me le demanderz... Cette symphonie requiert un pet d'abandon, et vous n'en trouverez pas ici.

Mais il reste que c'est une interprétation soignée (si dépourvue d'une âme maîtresse), et mérite au moins une audition, histoire de la comparer à celles de Munch, ou même Colin Davis!

Bonne écoute!



Hector BERLIOZ (1803-1869)
Symphonie fantastique, épisodes d'une vie d'artiste en 5 parties, op. 14 [H 48]

Cleveland Orchestra
Lorin Maazel, direction 
CBS Masterworks ‎– M 35867
Studio, 1980






samedi 1 octobre 2016

Programmation Automnale (Octobre - Décembre) 2016

En vertu de notre nouvelle politique pour 2016, je proposerai des imterventions sur l'Idée Fixe et sur MQCD Musique Classique d'une façon moins régimentée, et je n'entends pas nécessairement m'engager à des dates  d'émission spécifiques.

J'ai toutefois dans mes cartables des billets en préparation, et voici un aperçu de ces billets, les thématiques et (au moment opportun) les hyperliens qui s'y rattachent.


Ce mois-ci, jelancerai la version française de mon projet à long terme, les routes du laitier. Ces billets seront insérés à ma rotation Quinze que j'en pense, donc un volet à toutes les six semaines, ou à peu près. Ma progtammation, par moments, est conçue afin d'appuyer le projet, et comme toujours, mes interventions du vendredi et sur MQCD aux quinzaines continueront d'être partagées ici même.

  • Quelques-uns des B+B prévus pour le trimestre
    • Un trio de montages explorera la musique pour la scàne (et grand ou petit écran) – un survol nostalgique de la musique de La Guerre des Etoiles de John Williams (B+B), musiques de scàne de Sibelius (B+B) et oeuvres composées pour ou inspirées des pièces de William Shakespeare (B+B).
    • La re-création du concet scandaleux organisé par Arnold Schoenberg (quelques mois avant lescandale aux Ballets Russes) en 1913 (B+B)
    • La trilogie "Matin, Midi et Soir" de Haydn (B+B).
    • Notre bilan et collage YouTube anniuels.
  • Quinze que j'en pense et autres billets
    • Jadis sur Internet – Suites pour violoncelle de Bach (QQJP
    • Revanche du VinyleSymphonie Fantastique (EN PANTOULES), Marriner dirige Stravinski (QQJP) et la trilogie Romaide de Respighi (QQJP)
    • Opéra du Mois - La Bohème signée… Leoncavallo (QQJP)

Les billets autre que B + B peuvent être des "En Pantoufles" ou des "QQJP". J'aviserai en temps et lieux. Si d'autres billets se matérialisent lors du trimestre, je les ajouterai tout simplement à cete page.

Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

 Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de transferts vinyl. Visitez le nouvel onglet pour l'écouter!


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