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samedi 30 octobre 2021

Ballets français

 



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'octobre 2021.


Le billet de cette quinzaine propose trois œuvres tirées du site italien de musique du domaine public LiberMusica. Le fil conducteur des trois œuvres est la musique de ballet française, issue de deux époques différentes.

André Ernest Modeste Grétry est un compositeur belge de la Principauté de Liège, qui travaille à partir de 1767 en France (et prendra la nationalité française). Mis en scène pendant la Révolution française, son opéra en un acte La rosière républicaine se moque de la pratique bien établie de confier aux autorités religieuses l'organisation des « jours fériés ». On y voit une église transformée, remplaçant les « emblèmes lugubres » par « les attributs de la vertu et de la raison », et le clergé devenir de bons républicains. Le ballet final présenté ici (dont le fond est "trop léger pour être jugé sérieusement") a été très apprécié à l’époque.

Les deux dernières suites de numéros de danse sont tirées de deux grands ballets classiques de Léo Delibes. Le Dr Coppélius crée une poupée dansante grandeur nature. Coppélia est si vivante que Franz, un jeune du village, s'en passionne et met de côté le véritable désir de son cœur, Swanhilda. Elle lui montre sa folie en se déguisant en poupée, en faisant semblant de lui donner vie et en le sauvant finalement d'une fin prématurée aux mains de l'inventeur.

Les origines de Sylvia se trouvent dans la pièce de théâtre de 1573 Aminta, qui fournit l'intrigue de base de l'œuvre de Delibes  le garçon aime la fille, la fille capturée par l'homme méchant, la fille restaurée au garçon par Dieu.

Bonne écoute!




André-Modeste GRETRY (1741 – 1813)
La rosière républicaine, ou La fête de la vertu (1794)
Suite de Ballet
Orchestre de la Société Philarmonique de Paris
Roger Désormière, direction


Le Chant Du Monde – LDY-8124
Discogs - https://www.discogs.com/release/9256...8re-La-Rosiere


LiberMusica - https://www.liberliber.it/online/aut...ite-de-ballet/



Léo DELIBES (1836-1891)
(*) Coppélia (suite du ballet, 1883)
(**) Sylvia (suite du ballet, 1880)
RIAS Symphonie-Orchester Berlin
Anatole Fistoular (*) and Georges Sebastian (**), direction


Remington – R-199-208
Discogs - https://www.discogs.com/release/1653...llet-Sylvia-Su

LiberMusica - https://www.liberliber.it/online/aut...-dal-balletto/ (*), https://www.liberliber.it/online/aut...-dal-balletto/ (**)

Internet Archive - https://archive.org/details/09-sylvia-suite-dal-balletto-04. 


dimanche 28 février 2021

Jadis sur Internet - Arturo Toscanini (1867-1957)



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de février 2021.


Le partage de cette quinzaine propose une paire d’œuvres téléchargées jadis sur le site japonais vétuste Public Domain Classic, mettant en vedette Arturo Toscanini et son orchestre de la société NBC.

Toscanini et son orchestre on entrepris deux intégrales Beethoven pour la société RCA – une autour de 1939, et une autre une décennie plus tard. J’ai retenu la deuxième symphonie extraite du second corpus.

Pour compléter le partage, j’ai programmé un des deux requiems de Cherubini, croqué lors d’une radiodiffusion datant de la même période que le Beethoven. Ceci se veut une sélection de circonstance pour le Carême.

Bonne écoute!


Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
Symphonie No.2 rn ré majeur, Op.36
Enregistrements datant du 7 novembre, 1949, et du 5 octobre, 1951, au Carnegie Hall

Luigi CHERUBINI (1760-1842)
Requiem Mass No.1 in C Minor (1816)
avec le Robert Shaw Chorale
Provenant d'une diffusion de la NBC, 18 février, 1950 du Studio 8-H, 30 Rockefeller Plaza, New-York

NBC Symphony Orchestra
Arturo Toscanini, direction

Internet Archive - https://archive.org/details/2-01-bee...o.-2-toscanini

mardi 7 avril 2020

Ludwig van Beethoven, NBC Symphony Orchestra, Arturo Toscanini ‎– Missa Solemnis


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 7 avril 2020 

Le billet d'aujourd'hui combine notre série #Beethoven2020 et la Semaine Sainte avec un partage Jadis sur Internet provenant de notre site vétuste japonais préféré.

Vendredi dernier  j'ai entrepris un survol les œuvres chorales sacrées de Beethoven avec l'oratorio Christus am Ölberge et un partage YouTube de la messe en ut majeur. Aujourd'hui, nous terminons ce triptyque avec la Missa Solemnis dans une performance d’antan mettant en vedette le Robert Shaw Chorale, des solistes canadien et américains et le NBC Symphony sous la direction d'Arturo Toscanini. Je crois que cet enregistrement faisait partie d’une intégrale des symphonies de Ludwig publié sur RCA Victor.

Composée entre 1819 et 1823, la Missa fut entendue pour la première fois le 7 avril 1824 à Saint-Pétersbourg, en Russie, sous les auspices du prince Nikolai Galitzin, mécène de Beethoven; une représentation incomplète fut donnée à Vienne le 7 mai 1824 (les Kyrie, Credo et Agnus Dei furent dirigés par le compositeur lors du même concert qui créasa Neuvième Symphonie). Cette messe est généralement considéré comme l'une des réalisations suprêmes du compositeur et, avec la Messe en si mineur de Bach, l'un des cadres de la messe les plus importants de l’époque.

Il y a au moins trois performances commerciales de la Missa sous Toscanini, deux d’entre elles (datant de 1940 et 1953) avec son orchestre New Yorkais. Il y a un certain débat entre amateurs, la plupart préférant le quatuor de solistes et la performance globale de la version plus ancienne. Cependant, la session de 1953 bénéficie du Carnegie Hall comme lieu d’enregistrement et d'un meilleur résultat technique. Qu'il soit classé n ° 1 ou n ° 2, convenons tous que Toscanini capture la solennité de la pièce et tire le meilleur parti de ses chanteurs et de son orchestre.

Bonne écoute!


Ludwig van BEETHOVEN (1770- 1827)
Missa Solemnis, en ré majeur, op. 123

Lois Marshall, Soprano
Nan Merriman, Mezzo-soprano
Eugene Conley, Ténor
Jerome Hines, Basse
The Robert Shaw Chorale (Chef des choeurs – Robert Shaw)
NBC Symphony Orchestra
Arturo Toscanini, direction

Date et lieu d’enregistrement: New York, 1953
Source: Public Domain Classic

Discogs - https://www.discogs.com/Ludwig-van-B...elease/5287415
Internet Archive - https://archive.org/details/103missasolemnisop.123credo

mardi 3 décembre 2019

Trois symphonies scandinaves


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 3 décembre 2019 

Le danger lorsqu’on contribue à plus d’un endrioit, dans deux langues, on peut parfois se fourvoyer, et être sous l’impression qu’on propose des billets autour des mêmes partages dans toutes nos plateformes. Je pensais sincèrement avoir proposé ces trois symphonies scandinaves Jadis sur Internet ici, mais voilà bien que non. 

J’ai programmé ce partage dans le cadre du calendrier du laitier pour ce jeudi et à ma surprise, pas de billet en françâis ici ou sir mon blog. Mille excuses!

Le mardi en musique de cette semaine propose un trio de symphonies composées par deux compositeurs scandinaves, l’un d’autre moins connu.

Commençons par le plus connu des deux compositeurs. Jean Sibelius a écrit sept symphonies; et sa Troisième Symphonie représente un tournant dans sa production symphonique. Ses première et deuxième symphonies sont des œuvres grandioses romantiques et patriotiques. La Troisième montre toutefois un désir distinct, presque classique, de contenir la plus grande quantité de matériel musical dans le moins possible de figures mélodiques, d’harmonies et de durées. C’est une pièce de bonne humeur, triomphale et à la sonorité trompeuse qui présage à peine de la complexité plus austère de ses dernières symphonies.

Le Sibelius est entouré de deux symphonies du compositeur romantique suédois, Franz Berwald. Berwald venait d'une famille de quatre générations de musiciens; son père, violoniste à l’opéra Royal, enseigna le violon à Franz dès son plus jeune âge; et en 1812, Berwald commença à jouer du violon dans l'orchestre de la cour et à l'opéra, prenant des leçons d'Edouard du Puy, et commença également à composer: un concerto pour violon (pas très bien reçu à sa création), des symphonies, des opéras jamais montés, même un concerto pour piano créé en récital étudiant par sa petite fille près de 40 ans après sa mort! La musique de Berwald n’a pas été reçue favorablement en Suède de son vivant, attirant même des critiques hostiles, mais elle l’a été un peu mieux reçue en Allemagne et en Autriche.

En 1911, Carl Nielsen écrivait à propos de Berwald: "Ni les médias, ni l'argent, ni le pouvoir ne peuvent nuire au bon Art. Il trouvera toujours des artistes simples et décents qui vont de l'avant et produisent et défendent leurs œuvres. En Suède, vous avez le meilleur exemple de cela: Berwald "

La symphonie "Naïve" fut créée dix ans après la mort de Berwald. Cet écart entre la composition et la première performance était toutefois relativement court comparativement à sa Symphonie "Capricieuse" et sa Symphonie "Singulière". Ces deux pièces n'ont été créées qu'au XXième siècle.

Igor Markevitch a enregistré les symphonies n ° 3 et 4 de Berwald (avec la 4e symphonie de Schubert) avec le Philharmonique de Berlin au milieu des années 1950. On ne penserait pas à lui en association avec la musique de Berwald, en particulier en 1955, et en particulier avec le Philharmonique de Berlin, mais le don de Markevitch était tel qu'il pouvait imposer sa volonté à n'importe quel orchestre, quelle que soit sa musique, et réaliser d’éblouissants résultats.

La symphonie de Sibelius que je partage aujourd'hui faisait partie de la première intègrale de symphonies de Sibelius disponibles sur le marché britannique. Le projet a été confié à Anthony Collins (1893-1963), chef d'orchestre et compositeur de l'époque, qui se consacrait à la carrière de chef d'orchestre et de compositeur (film) en Californie.

Bonne écoute!

Franz BERWALD (1796-1868)
Symphonie no. 3 en ut majeur, "Sinfonie Singulière" (1845)
Symphonie no. 4 en mi bémol majeur, "Sinfonie Naïve" (1845)
Berliner Philharmoniker
Igor Markevitch, direction
(Jesus Christus Kirche, Berlin, Dec 1955)

Jean SIBELIUS (1865-1957)
Symphonie no 3 en ut majeur, op 52
London Symphony Orchestra
Anthony Collins, direction
(Kingsway Hall, London, May 1954)


Internet Archove - https://archive.org/details/02Berwal...oniaN3InDoMagg


mardi 5 novembre 2019

In Memoriam Jörg Demus (1928-2019)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 5 novembre 2019 

Comme pour notre récent partage sur Paul Badura-Skoda, Kadis surInternet cette semaine propose divers téléchargements (principalement de l'ancien MP3.COM) d'œuvres mettant en vedette Jörg Demus, un autre pianiste autrichien de la même génération, décédé plus tôt cette année. Il nous a offerts plus de 350 disques et plus de 200 CD, axés sur des œuvres allemandes : Bach, Mozart et Schumann.

Formé à l'Académie de musique de Vienne (dès l'âge de 11 ans) il y reçoit les instructions de Walter Kelschbaumer, Hans Swarowsky, Josef Krips et Joseph Marx. Après avoir obtenu son diplôme en 1945, il étudie avec Yves Nat à Paris, Walter Gieseking au conservatoire de Salzbourg et suit des cours avec Wilhelm Kempff, Arturo Benedetti Michelangeli, Edwin Fischer et d'autres maîtres légendaires. Il a remporté le concours international Busoni en 1956 et a été actif dans le monde entier.

Le premier paragraphe de sa nécrologie dans le Telegraph est à la fois révélateur et un peu méchant si vous me le demandez: «Jörg Demus, décédé à l'âge de 90 ans, était un pianiste autrichien surtout connu pour son accompagnement sensible de chanteurs tels qu’Elisabeth Schwarzkopf, Elly Ameling et, surtout, Dietrich Fischer-Dieskau; il s'est fait un nom avec la musique de Vienne - Haydn, Mozart, Schubert et Beethoven - et, selon un critique, il s'est souvent produit comme si le XXe siècle n'avait jamais eu lieu ».

Comme PBS, Demus a figuré sur bon nombre de nos playlists et montages fil des ans - en fait, certaines plages de cette semaine sont réutilisées dans au moins deux de nos montages du vendredi – et dans ces pages dans les deux livres du Clavier bien tempéré de Bach en 2013.

Bonne écoute

(Toutes les oeuvres sont avec Jörg Demus, piano)

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
12 Variations sur “Ah, vous dirais-je, Maman” en ut majeur, K. 265
(au pianoforte)

Frédéric CHOPIN (1810-1849)
Nocturne en mi majeur, op. 62, no. 2

Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Fantaisie chromatique et Fugue en ré mineur, BWV 903

Robert SCHUMANN (1810 –1856)
Blumenstück en ré bémol majeur, Op. 19

Franz Joseph HAYDN (1732 –1809)
Concerto en sol majeur, Hob.XVIII:4
(dirigeant les Chambristes de Tokyo)

Franz SCHUBERT (1797 —1828)
Ganymed, D. 544
(avec Elly Ameling, soprano)

Wanderer-fantasie, D. 760

Hyperlien Internet Archive - https://archive.org/details/009wande...tasieop.15d760

mardi 22 octobre 2019

In Memoriam - Paul Badura-Skoda (1927-2019)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 22 octobre 2019 

C'est un immense pianiste qui s'éteint, mais aussi un grand pédagogue et musicologue : Paul Badura-Skoda est mort mercredi 25 septembre à l'âge de 91 ans. Elève d'Edwin Fischer, grand interprète de Beethoven, Mozart, ou encore de Schubert dont il entreprit la première intégrale des sonates sur pianoforte, le Viennois est aussi l'auteur d'ouvrages de référence sur Bach, Mozart et Beethoven.
(Source : France Musique).

Merci à notre cher Lapin qui a proposé un bon nombre de plages. Paul Badura-Skoda fut l’objet de quelques uns de mes partages précédents, un en duo avec Jörg Demus (justement) et l’autre acompagnant Walter Barylli dans des sonates de Mozart. A vous de les retracer!

La playlist qui suit – gracieuseté de téléchargements d’il y a quelques puis le site vétuste MP3.COM - propose notre pianiste dans une paire de Beethoven, du Bartók, le même Debussy proposé ci-haut et les 12 études op. 25 de Chopin. La plupart de ces plages sont croquées depuis des prestations publiques dont les lieux m’échappent – le Chopin est du Wisconsin, il me semble.

Bonne écoute.

Paul Badura-Skoda, piano

Béla BARTÓK (1881-1945)
Suite pour piano, Op. 14 [Sz. 62]

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate No.8 en ut mineur, Op. 13 ('Pathétique')

Claude DEBUSSY (1862-1918)
Estampes, L. 100

Frédéric CHOPIN (1810-1849)
12 Etudes, Op. 25

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
32 Variations sur un theme original e nut mineur, WoO 80

(Téléchargements MP3.COM, 2001)

Hyperlien - https://archive.org/details/107etude...esemineurpourp



mardi 9 octobre 2018

Guitare, Jadis sur Internet


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 9 octobre 2018. 

Le partage de cette semaine est une série de morceaux tirés principalement ddu siste vétuste MP3.COM entre 2001 et 2003. Ils comportent trois guitaristes.

Le guitariste d'origine anglaise Tomo Iwakura a commencé à apprendre la guitare avec Iwao Suzuki à l'âge de 12 ans. Il a étudié la guitare avec Michael Koch au "Conservatoire Peter-Cornelius" de Mayence, en Allemagne, après avoir obtenu son diplôme de droit à "Gakusuin Univaersity" à Tokyo. Il a pris des cours auprès de Narciso Yepes, Julian Bream, A. Pierri et David Russell. Il a remporté le concours de guitare Gakusei à Tokyo et est également lauréat du Concours International de Guitare à Ile de Ré, en France.

Les premières plages sont tirées de son album Recuerdos de la Alhambra: Romantic Spanish Guitar Music disponible intégralement sur YouTube.

Scott Morris a fait ses débuts en récital à New York au Carnegie Hall en 1998. Il s'est produit en tant que soliste et chambriste dans toute l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale, l'Europe et l'Asie. En 2005, les concerts en solo à Beijing et à Shanghai ont fait l’objet d’une excellente critique. En 2008, une performance solo à Beijing a été donnée à la célèbre Opéra national de 1 800 places et a été retransmise sur la télévision centrale chinoise (CCTV). Il est actuellement superviseur des études en guitare à la California State University de Dominguez Hills et coordonnateur du cours de guitare estival CSU à Arts, à Monterey, en Californie. Ses sélections sont tirées de son album Invocation.

Enfin, "Flavio Cucchi a donné des centaines de récitals en Europe, en Amérique, en Asie et en Australie, en plus de participer à des émissions de radio et de télévision pour certains des plus grands pays du monde". Sociétés de radiodiffusion (BBC, RAI, ZDF, Bayerischer Rundfunk, Televisa Mexico, Société de télévision de Singapour, Radio Praga et autres). La Sonate concertata de Paganini rappelle que le maître italien était à la fois un excellent guitariste et violoniste.

Bonne écoute!

Isaac Manuel Francisco ALBÉNIZ Y PASCUAL (1860 – 1909)
Suite española No. 1 (fa majeur) "Granada" op. 47, no. 1
Piezas características, Torre Bermeja, serenata (mi majeur), op. 92, no. 12

Antonio Jiménez MANJÓN (1866 –1919)
Leyenda , WoO

Fernando SOR (c. 1778 –1839)
Fantaisie et variations brillantes, op. 30
Tomo Iwakura

Introduction et variations sur “ Malbrough s`en-va-t-en guerre”, op. 28

Juan Leovigildo BROUWER MEZQUIDA (* 1939)
Alogio de la danza (1964)

Niccolò PAGANINI (1782 – 1840) 
Sonates pour guitare, MS 84
No. 1 en la majeur,
No. 2 en la majeur
No. 8 en sol majeur
No. 10 en ré majeur
Scott Morris

Sonata concertata en la majeur pour violon et guitare, Op.61 [MS 2]
Flavio Cucchi, guitare
Myra Lin, violo
n 


mardi 5 juin 2018

Schechen/Haydn - Quatre autres symphonies


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 5 juin 2018. 

Il y a presqu’un an déjà, j’ai partagé une série de symphonies Londoniennes de Joseph Haydn extraits d’une collection MONO datant des années 1950, sous la baguette d’Hermann Scherchen.

Scherchen était musicalement autodidacte. Au début de sa carrière, il a joué de l'alto, et pendant un certain temps, il a accompagné en tournée Arnold Schoenberg. Interné en Russie pendant la Première Guerre mondiale, il revient à Berlin après la guerre et y fonde en 1918 la Neue Musikgesellschaft («Société pour la nouvelle musique»). En 1933, il a fui l'Allemagne pour Bruxelles, où il a été éditeur de la revue Musica viva (1933-36), en plus de diriger en Espagne, en France et ailleurs en Europe pendant et après la Seconde Guerre mondiale; il a fait ses débuts américains avec le Philadelphia Orchestra en 1964.

Scherchen a collaboré avec des compositeurs d'avant-garde en présentant leurs œuvres sur disque et en concert. Il enregistre avec les orchestres de Vienne, Londres et Paris et consacre une attention particulière aux œuvres des maîtres baroques et classiques en plus des voix contemporaines.

Vous trouverez la collection complète des douze symphonies Londoniennes ainsi que quelques autres sélections de la quasi-intégrale Haydn de Scherchen sur le site Italien LiberMusica.

Bonne écoute!

Joseph HAYDN (1732-1809)

Symphonie No. 93 en ré majeur, Hob.I:93
https://www.liberliber.it/online/aut...giore-hob-i93/

Symphonie No. 99 en mi bémol majeur, Hob.I:99
https://www.liberliber.it/online/aut...giore-hob-i99/

Symphonie No. 100 en sol majeur, Hob.I:100 « Militaire » (*)
https://www.liberliber.it/online/aut...itar-hob-i100/

Symphonie No. 101 en ré majeur, Hob.I:101 « L’horloge »
https://www.liberliber.it/online/aut...lock-hob-i101/

Wiener Staatsopernorchester
Wiener Symphoniker (*)
Hermann Scherchen, direction


Internet Achive - https://archive.org/details/haydn_sinf_93_sh_02_largo_c_etc

mardi 13 février 2018

Horowitz joue Brahms et Tchaïkovski


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 13 février 2018. 

Le Jadis sur Internet de cette semaine nous ramène au site du domaine public italien LiberMusica, pour une paire de concerti mettant en vedette Vladimir Horowitz, son beau-père Arturo Toscanini et son orchestre symphonique de la société NBC.

Les pages ressources du site italien n'identifient pas clairement le disque-source de leur partage - une recherche sur le Web en utilisant le titre mentionné suggère fortement que les pistes proviennent d'un enregistrement Classica D'oro qui, selon AllMusic.com, est une réédition des enregistrements de 1940 de ces concerti. Il y a plusieurs rééditions de ces vieux 78 tours très populaires à l’époque restaurés numériquement, notamment un enregistrement historique de Naxos qui bénéficie de notes d’accompagnement assez étoffées.

D'après ces excellentes notes le Brahms mérite cette observation de la part du soliste: "Toscanini avait sa propre conception, et je l'ai suivi, même si c'était parfois contre mon gré."

La performance en concert du 6 mai 1940 à New York fut sensationnelle. L'événement était un concert caritatif tout-Brahms au Carnegie Hall avec Toscanini et le NBC Symphony. Le critique du New York Times Olin Downes a écrit que "M. Horowitz a joué ce qui est probablement le plus grand des concertos pour piano avec toute la sincérité, la virilité et le feu de son jeune cœur, et la virtuosité abondante et le pouvoir qui sont phénoménalement à sa disposition. ... on s'aventure à dire que son jeu jouit d'une ampleur, d'une masculinité, d'une poésie et d'un esprit héroïque qui aurait satisfait le compositeur. " M. Downes a rapporté que le public a applaudi chaque mouvement et a applaudi à la fin. Le 9 mai, ces mêmes effectifs ont enregistré le concerto dans les studios de RCA Victor à Camden, New Jersey. [Note du blogueur: d'autres sources affirment que le lieu d'enregistrement était Carnegie Hall]

L'enregistrement du Brahms fut un énorme succès commercial et avec la critique. Les dirigeants de la maison RCA étaient donc impatients de suivre le Brahms avec la pièce maîtresse de Horowitz, le Premier Concerto de Tchaïkovski. En 1941, les Américains connaissaient depuis longtemps le premier concerto de Tchaïkovski et l'interprétation de Horowitz qui avait fait du concerto un élément central de son répertoire.

Le 19 avril 1941, Horowitz joue le concerto avec Toscanini et le NBC Symphony lors d'un concert tout-Tchaïkovski au Carnegie Hall, marquant le cinquantième anniversaire de l’inauguration du célèbre auditorium. Noel Straus, écrivant dans le New York Times, a qualifié le jeu de Horowitz de «brillant, poétique et vital ... une exposition autant pianistique qu’émotionnellement expansive dans ses nuances tonales et sa subtilité de nuance». Une fois de plus, l'enregistrement en studio a eu lieu quelques jours plus tard et, comme pour le Brahms, la version Horowitz-Toscanini est rapidement devenue la référence.

Bonne écoute!



Johannes BRAHMS (1833-1897)
Concerto pour piano no. 2 en si bémol majeur, op. 83
https://www.liberliber.it/online/aut...aggiore-op-83/

Piotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
Concerto pour piano no. 1 en si bémol mineur, op. 23 [TH 55]
https://www.liberliber.it/online/aut...chestra-op-23/

Vladimir Horowitz, piano
NBC Symphony Orchestra
Arturo Toscanini. direction
Dates d’enregistrement : 9 mai , 1940 (Brahms), et 14 mai , 1941 (Tchaïkovski) in Carnegie Hall, New York City
Source: Classica d'Oro 3001


Internet Archive - https://archive.org/details/051.AllegroNonTroppoEMoltoMae

mardi 26 décembre 2017

Beethoven en concert


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 26 décembre 2017. 

Joyeux Noël à tous et toutes!

Le titre est un peu trompeur - non, ce n'est pas un document sonore datant du temps de M. Ludwig, mais le thème du concert est aproprié pour deux raisons - les performances sont "croquées sur le vif" et il s'agît de deux pièces qui furent créées lors du concert boeuf du 22 décembre 1808.

Du site italien LiberMusica, je vous propose un premier Beethoven - sa symphonie pastorale, sous la baguette de Wilhelm Furtwangler. Selon mes recherches, il s'agît d'un concert radiodiffusé pour la radio Berlinoise (RIAS) le 23 mai 1954, l'année du décès du chef - donc une de ses dernières prestations publiques. Cette Pastorale est très lente, ruminante, évoluant vers un rythme différent et plus bucolique avec une saveur douce et persistante, presque comme si Furtwangler se perdait pour la dernière fois dans la campagne de Beethoven.

La deuxième symphonie au programme, la cinquième, est confiée au chef itakien Victor de Sabata (1892 – 1967), décédé il y adonc 50 ans cette année. La prestation fait partie d'uine série de concets offerts par de Sabata à New-York entre mars de 1950 et mars de 1951. Il est bon de noter qu'en vertu d'un décret d'après-guerre (le McCarron Act), de Sabata fut détebu à Ellis Island durant l'année 1950.

Bonne écoute!

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) 

Symphonie no. 6 en fa majeur,  op. 68 ('Pastorale')
Berliner Philharmoniker
Wilhelm Furtwangler, direction
(Enregistré le 23 mai 1954)

https://www.liberliber.it/online/aut...-68-pastorale/

Symphonie no. 5 ien ut mineur, op. 67
New York Philharmonic
Victor de Sabata, direction
(Enregistré le 19 Mars 1950)

https://www.liberliber.it/online/aut...-minore-op-67/






mardi 17 octobre 2017

Bach: Quatre suites pour clavier


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 17 octobre 2017. 

Pour le Jadis sur Internet de cette semaine, j’ai grate les fonds de tiroir pour dénicher quatre suites pour clavier de Jean Sénastioen Bach. Bach a composé des suites, des partitas et des ouvertures dans le format de la suite de danse baroque pour les instruments solo tels que le clavecin, le luth, le violon, le violoncelle et la flûte et pour orchestre.

Dans le catalogue pour clavier solo de Bach, nous nous concentrons typiquement sur le groupe de 19 suites pour clavier, six suites anglaises, BWV 806-811, six suites françaises, BWV 812-817, les six Partitas, BWV 825-830 et l'ouverture dans le Style français, BWV 831.
L’appellation «anglais» et «français» n'est pas nécessairement attribuée à Bach  - les suites furent baptisées «Françaises» autour de 1762 et de même, les suites anglaises ont reçu une appellation ultérieure.

Le biographe de Bach, Johann Nikolaus Forkel, écrivait dans sa biographie de Bach en 1802: «On les appelle habituellement des Suites françaises parce qu'elles sont écrites à la française». Cette affirmation, cependant, est inexacte: comme les autres suites de Bach, elles suivent une convention largement italienne. Les Courantes de la première (en ré mineur) et la troisième (en ré mineur) sont de style français, les Courantes des quatre autres suites sont toutes à l'italienne

Les suites anglaises de Bach affichent moins d'affinité avec le style baroque anglais que les suites françaises au style baroque français; le nom «anglais» semble justifiée parce que ces oeuvres auraient pu être composés pour un noble anglais. On a également suggéré que ce nom soit un hommage à Charles Dieupart, dont la renommée était la plus grande en Angleterre.

Les six partitas pour clavier sont le dernier ensemble de suites que Bach a composé et le plus techniquement exigeante des trois. Bien que chacune des Partitas ait été publiée séparément sous le nom de Clavier-Übung, elles furent ensuite rassemblées en un seul volume en 1731, avec le même nom, que Bach lui-même a choisi d'intituler son Opus 1.

Bonne écoute!

Johann Sebastian BACH (1685-1750)

Suite anglaise no. 2 en la mineur, BWV 807
Justine McIntyre, piano

Suite anglaise no. 3 en sol mineur, BWV 808
Suite française no. 6 en mi majeur, BWV 817
Sonia Rubinsky, piano

Partita pour clavier no.1 en si bémol majeur, BWV 825
Elaine Lau, piano


Téléchargements MP3.COM (décembre 2002)


 

mardi 13 juin 2017

Scherchen dirige Haydn


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 13 juin 2017.

Tout le monde veut me rencontrer. Je ‘ai dû dîner six fois jusqu'à maintenant, et si je voulais, je pourrais avoir une invitation tous les jours. Mais d'abord je dois considérer ma santé et mon travail. Sauf pour la noblesse, j'avoue qu'il n'y a pas d'appelant avant 2 heures de l'après-midi.

Ces mots, tirés de la correspondance privée de Joseph Haydn, décrivent l'accueil qu’on lui avait réservé à Londres au début de 1791. La présence de Haydn dans la capitale anglaise fut organisée par le violoniste et impresario Johann Peter Salomon. La vie isolée de Haydn comme Kapellmeister du prince Nikolaus Esterházy ne l'avait guère préparé pour l'activité musicale et sociale fiévreuse à Londres.

La renommée de Haydn en Angleterre, comme en France, était basée surtout sur ses symphonies des années 1770 et 1780, et la partie principale de son arrangement financier avec Salomon était la composition de six nouvelles symphonies (nos 93-98) étalées sur deux saisons, qui en deviendront douze. Ces 12  soi-disant Symphonies Londonniennes peuvent être classés en deux groupes: les Symphonies Nos 93-98 composées lors de la première visite de Haydn à Londres et des Symphonies Nos 99-104, composées à Vienne et à Londres sa deuxième visite. Chaque Symphonie du corpus, à part pour la 95ième, a une introduction lente au premier mouvement.

Mon partage de cette semaine nous ramène à mes séries Jadis sur Internet et à des téléchargements du site japonais Public Domain Classic et du site italien LiberMusica, ce dernier encore actif.

Le chef d'orchestre d'aujourd'hui, Herrmann Schechen, était reconnu pour la nouvelle musique du XXe siècle, mais sa discographie est exceptionnellement large, allant du baroque au contemporain.
Enregistré en mono pour le label Westminster entre 1950 et 1953 les enregistrements de Scherchen des 12 symphonies Londonniennes avec l'Orchestre de l'Opéra d'Etat de Vienne et l’Orchestre Symphonique de Vienne sont des performances pionnières car, à un moment où peu ont pris ces oeuvres au sérieux, Scherchen leur a accordé le temps et les soins qu’ils méritent. Le résultat n'est pas seulement une reconnaissance digne de l'importance historique de Haydn, mais une véritable réalisation de sa grandeur. Scherchen se révèle être un classiciste plein d’humanité et de la chaleur.
De ces enregistrements d’époque, j'ai retenu trois des symphonies - nos. 97, 102 et 103; 8 des 9 autres peuvent être trouvés sur LiberMusica.

Bonne écoute!


Joseph HAYDN (1732-1809)

Symphonie No. 97 en ut majeur, Hob.I:97
Symphonie No. 102 en si bémol majeur, Hob.I:102 (*)
Symphonie No. 103 en mi bémol majeur (Paukenwirbel), Hob.I:103

Wiener Symphoniker
Hermann Scherchen, direction
Source: Public Domain Classic et LiberMusica (*)





jeudi 30 mars 2017

La revanche de la gomme-laque



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de mars 2017.




La gomme-laque est une laque issue de la sécrétion d'une cochenille asiatique, Kerria lacca. La résine obtenue est de couleur jaune/rouge-ambrée, généralement fournie sous la forme de paillettes que l'on dissout dans de l'alcool à 95°. La gomme-laque était autrefois utilisée comme plastique naturel afin de confectionner divers objets; elle a ainsi été à la base de l'industrie du disque 78 tours. Elle fut remplacée progressivement par les plastiques synthétiques (bakélite, puis vinyle en 1938). Toutefois, la production de disques en gomme-laque continua jusque dans les années 1950 en Occident. D'autres pays du monde poursuivirent la fabrication jusque dans les années 1970..

Ce petit mot d’introduction sert donc d’entrée en matière pour le billet d’aujourd’hui, dédié à des trouvailles autour de vieux 78 tours. De plus, puisque c’est ma tradition autour du Carême, on parle également de musique pour orgue. Mariage intéressant pour moi (et pour vous aussi, j’espère!)
Les titres proposes sont des téléchargements provenant du site web d’un audiophile amateur de la région d’Atlanta en Georgie qui s’est donné comme mission de numériser sa collection de vieux 78 tours classiques. Visitez son site « TheShellackophile », ça vaut la peine!

Un des artistes retenus aujourd’hui, l’organiste Anglais George Dorrington Cunningham (1878 - 1948) fut pendant de nombreuses années l’organiste titulaire de la ville de Birmingham (en Angleterre, non pas en Alabama… ) et compte parmi ses émules les deux artistes qui complètent les partages d’aujourd’hui : E Power Biggs et George Thalben-Ball (qui succèdera éventuellement Cunningham comme titulaire à Birmingham). La tradition d’orgue britannique remonte sans doute à Georg Fredertic Handel, qui s’installe à la Cour Royale vers 1726.

Handel laisse plus d’une douzaine de concerti pour orgue et cordes, composes principalement entre 1735 et 1751, comme divertissements lors d’entractes des productions de ses nombreux oratorios. Ces concerti, les premiers dans leur genre, forment la norme que d’autres compositeurs adopteront au cours des décennies qui suivront.

Selon notre confrère, les enregistrements retenus de Cunningham sont des enregistrements tard en carrière, et à l’encontre du courant « HIP » avec un jeu musclé et son orchestral massif. Gare également à la prise de son – reconnaissons que l’abondance sonore du grand orgue du Town Hall et du grand orchestre saturent presque les micros…

Le concerto interprété par George Thalben-Ball est accompagné d’une ré-orchestration signee Sir Henry J. Wood, assortie de percussions et de cuivres. Wood prend même la liberté de changer l’ordre des mouvements!  Thalben-Ball propose également sa propre cadence (ad labium, comme le veut la tradition Handel) des plus intéressantes. Le Handel est complété par une adaptation pour orgue seul du premier mouvement d’un des concerti de Sir Thomas Arne.

E. Power Biggs complète notre partage, accompagné par la “Sinfonietta Arthur Fiedler”, un ensemble de fortune rassemblant des musiciens de l’Orchestre Symphonique de Boston. Le tout est enregistré dans le musée « Germanique » de l’Université Harvard, ou M. Biggs entrepose son orgue baroque fabriqué sur mesure suivant ses exigences personnelles.

Bonne écoute!

George Frideric HANDEL (1685 –1759)

  • Concerto pour orgue no. 2 en si bémol majeur, op. 4, no. 2 [HWV 290]
  • Concerto pour orgue no. 4 en fa majeur, op. 4, no. 4 [HWV 292]
G. D. Cunningham (INSTR: William Hill & Sons, Birmingham Town Hall)
City of Birmingham Orchestra
George Weldon, direction
[Enregistré le 4 juin, 1945; English Columbia DX 1358 – 1360]


  • Concerto pour orgue no. 13 en fa majeur ("The Cuckoo and the Nightingale") [HWV 295]
E. Power Biggs (INSTR: Aeolian-Skinner organ, Harvard University)
Arthur Fiedler's Sinfonietta
[Enregistré  le 17 mars, 1940; RCA Victor M-733]


  • Concerto pour orgue no. 9 en si bémol majeur, op. 7, no. 3 [HWV 308] (arr. Henry J. Wood)

Thomas Augustine ARNE (1710 –1778)
1er mouvement (Allegro moderato) du concerto pour clavier no. 6 en si bémol majeur (ca. 1751)
(Arr. George Thalben-Ball
George Thalben-Ball (INSTR non spécifié [Handel], St-Mark's Church, London [Arne]))
Philharmonia Orchestra
Walter Susskind, direction
[Dates d’enregistrements – 4 juin, 23 septembre et 11 octobre, 1948; HMV C 3814 – 3816]


mercredi 15 février 2017

Le piano de Scott Joplin



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de février 2017.



NDLR: Nos amis du site mqcd-musique-classique ont des difficultés techniques. Nous gardons espoir de les retrouver sur la toile bientôt. En atendant, voici un autre billet de notre série Quinze que j'en pense, que je compte offrir sous la forme d'hyperlien sur la page FB du groupe. Espérons que d'autres membres de notre famille élargie feront de même...

La musique « Américaine » s’est développée non pas depuis les motifs folkloriques des traditions importées d’Europe, mais probablement plus depuis celles importées d’Afrique – le Blues, le Jazz empruntant beaucoup plus des racines noires et indigènes d’Amérique, certaines influencées par les rites religieux (la musique Gospel et les « spirituals » de tradition noire, pour ne nommer que ceux-là).

Les rythmes saccadés qu’on associe avec le Jazz sont initialement codifiées dans le répertoire pour piano Américain entre 1897 et 1918 dans un mouvement qu’on appelle le ragtime. Le ragtime est une variante de la marche (popularisée en Amérique par Sousa) avec une polyrythmie venant des musiques africaines. Sur le clavier, tandis que la main gauche s'occupe des notes basses, la main droite8 doit effectuer une syncope, pour la mélodie, par rapport au temps. Le nom ragtime (trad, lit. temps en lambeaux, déchiqueté) vient donc de l'utilisation décalée que l'on donne à sa main droite dans le jeu.

Le plus célèbre compositeur de ragtime est Scott Joplin. Issu d’une famille Afro-Américaine Texane de six enfants, le premier contact du jeune Scott avec le piano a probablement lieu lorsque sa mère travaille comme femme de ménage dans la maison d'une famille blanche. Il apprend les rudiments du piano par lui-même, en autodidacte, et avec le temps la famille acquiert un piano et Scott prend des leçons du professeur allemand Julius Weiss. Ce dernier, conscient du talent de Scott, l'initie très jeune à la musique. Il lui apprend les techniques de l’harmonie et celles de la composition, ainsi que les genres musicaux européens, comme l’opéra.

Dans la vingtaine, Joplin entreprend une carrière de musicien itinérant; en 1894, il déménage à Sedalia, dans le Missouri, où il travaille comme pianiste dans des clubs comme le Maple Leaf et le Black 400. En même temps, il enseigne à plusieurs jeunes musiciens locaux, et continue sa formation dans un collège local. En 1899 il publie le Maple Leaf Rag; cette pièce devient un véritable phénomène dans l'environnement musical américain, et la partition se vendra à au moins un million d'exemplaires dans les années qui suivent (du jamais-vu dans l’industrie jusqu’alors). La publication du Maple Leaf Rag fait de Joplin l'une des grandes figures de ce nouveau courant musical, et son nom devient bientôt synonyme de ragtime. Suivront ensuite les titres associés avec Joplin : the Rag Time Dance, The Entertainer, etc.

L’œuvre la plus ambitieuse de Joplin est sans doute son unique « grand opéra » Treemonisha publié en mai 1911. L’histoire a pour cadre un village rural de l’Arkansas, non loin de l'endroit où Scott a grandi à Texarkana. Treemonisha, la seule afro-américaine instruite du village, affranchit les villageois de l’ignorance. La morale véhiculée par Joplin, qui voyait les problèmes des communautés afro-américaines, c'est que l’égalité raciale viendrait avec l’éducation. Jamais monté en entiier de son vivant, Treemonisha fut présenté pour la première fois en 1972, au Morehouse College d'Atlanta et ensuite au Grand Opera de Houston.

Le partage d’aujourd’hui propose une vingtaine de titres de Joplin, assemblés sur un disque émis pour la première fois en 1970. Le titre du disque « Original Piano Rolls 1899/1916 » suggère qu’il s’agit ici de rouleaux pour piano mécanique provenant de Joplin lui-même – pas le cas du tout. Nos recherches révèlent qu’il existe bel et bien une demi-douzaine de rouleaux authentiques taillés par Joplin pour les maisons Uni-Record et Connorized durant les dernières années de sa vie. On écrit que ces rouleaux ont sans-doute été revus par William Axtmann, pianiste au service de la société Connorized afin de corriger certaines imperfections. (Joplin était un pianiste chevronné, mais l’âge et la maladie avaient alors affecté ses facultés pianistiques). Ces prestations sont disponibles sur YouTube:



Les soi-disant « rouleaux originaux » sont sans doute authentiques et reflètent les courants de l’époque en question, mais sont de pianistes anonymes.


Les plages sont téléchgargeables depuis le site de domaine-public LiberMusica. 

Bonne écoute!


Scott JOPLIN (c.1868-1917)
  • The Entertainer (1902)
  • Pine Apple Rag (1908)
  • Reflection Rag (ca. 1907)
  • The "Rag Time Dance" (1902)
  • Sugar Cane (1908)
  • Combination March (1896)
  • Elite Syncopations (1902)
  • A Real Slow Drag (1911, Treemonisha: Act 3, no. 9)
  • Paragon Rag (1909)
  • Scott Joplin's New Rag (1912)
  • Solace (1909)
  • Paecherine Rag (1901)
  • Rose Leaf Rag (1907)
  • Swipesy Cake Walk (1900)
  • The Sycamore (1904)
  • Stoptime Rag (1910)
  • Silver Swan Rag (1914-18)
  • Original Rags (collab. Charles Daniels, 1899)
  • Pleasant Moments. Rag-Time Waltz (1909)
  • Scott Joplin's Best Rag (Potpourri)

Rouleaux pour piano mécanique (1896-1917)





dimanche 30 octobre 2016

Trois suites pour violoncelle solo de Bach



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'octobre 2016.




Parmi nos nombreuses interventions au cours des années, nous avons exploré certains des grands corpus du catalogue pour instrument solo de Jean Sébastien Bach – le clavier bien tempéré, les sonates et partitas pour violon solo (jouées à l’alto) un bon nombre de sélections du catalogue pour orgue pour ne nommer que ceux-là.

Cette semaine, je voulais m’attarder sur la série des six suites pour violoncelle solo – en fait, trois d’entre elles. Selon Wikipedia , la faible popularité du violoncelle avant la période romantique expliquerait pourquoi ces suites ne trouvent pas leur place dans le soi-disant répertoire vbien avamnt le XIXe siècle, et n’ont pas atteint leur statut d’incontournable bien avant l’arrivée de Pablo Casals; son talent et son interprétation novatrice leur permirent d'acquérir la reconnaissance qu’elles méritaient.

Les six suites adhèrent à la formule d’une série de danses baroques et inclut un prélude, une allemande, une courante , une sarabande, des « galanteries » (une pièce « double »: menuet, gavotte ou bourrée) et pour finir une gigue. Dans les exemples retenus cette quinzaine, les danses galantes sont un menuet (dans la suite no, 1) et une bourrée (pour les suites nos. 3 et 4).

On peut dresser un parallèle entre la structure de ces suites et celle de la sonate « classique » à quatre mouvements (allegro ABA – lent – menuet/trio et finale) en considérant la séquence allemande – sarabande – danse galante et gigue.

Les prestations au programme furent jadis téléchargées depuis le site MP3.COM – les deux premières sont jouées par John Michel (membre du quatuor Kairos présentés le mois dernier dans ces pages) et l’autre par le violoncelliste Yehuda Hanani (extrait d’un album distribué par la maison Eroica, qui avait l’habitude de promouvoir ses artistes sur le site vétuste).

Bonne écoute!

Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Suites pour violoncelle solo
Suite No. 1 en sol majeur, BWV 1007
Suite No. 3 en ut majeur, BWV 1009
John Michel

Suite No. 4 en mi bémol majeur, BWV 1010
Yehuda Hanani

jeudi 15 septembre 2016

Le quatuor Kairos



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de septembre 2016.


Le mot « kairos » en grec (καιρός) désigne le temps de l'occasion opportune. Il qualifie un moment où le temps ni n’avance ou ne recule – un bel exemple serait des enfants qui jouent sans se préoccuper du temps qui passe ou un moment d’extase. Le terme s’applique bien à deux aspects de notre billet Jadis sur Internet de cette quinzaine.

Le quatuor en résidence au Cenral Washington University a adopté le nom Kairos (par opposition au quatuor Kronos, réputé pour le répertoire moderne) Ses membres sont tous de la fac de musique de l’institution. Comme c’est souvent le cas pour ces ensembles, l’alignement a changé depuis sa création en 1993 – de l’alignement présent en 2002 lors de l’exécution des pièces programmées aujourd’hui, deux des quatre membres sont encore du groupe – la violoniste Carrie Rehkopf et son mari, le violoncelliste John Michel.

Kairos s’applique égalementà l’audition du quatuor en fa majeur de Maurice Ravel un incontournable du répertoire pour quatuors émanant de la période transitoire entre le romantique et le moderne. 

En complément de programme, le quatuor est accompagné d’un violoncelle additionnel pour le quintette en ut majeur de Schubert.

Bonne écoute!

Maurice RAVEL (1875-1937)
Quatuor en a majeur, MR 35

Franz SCHUBERT (1797 - 1828)
Quintette (2 violons, alto et 2 violoncelles) en ut majeur, D. 956 

Quatuor Kairos:
Carrie Rehkopf & Marcia Kaufmann,violons
Scott Hosfeld, alto
John Michel, violoncelle

avec David Geber, violoncelle (D. 956)

Téléchargement MP3.COM - 12 mars 2002


lundi 15 août 2016

Deux symphonies de Schubert



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'août 2016.



Mon partage pour cette quinzaine est une paire de symphonies de Franz Schubert, téléchargées jadis du site vétuste Japonais Public Domain Classic.

Schubert n'a pas laissé beaucoup de musique pour orchestre, mais parmi ces œuvres on trouve près d'une douzaine de symphonies achevées... et inachevées.

Deux de ces symphonies sont en ut majeur - sa "grande" 9ie symphonie et sa "petite" 6ie. Rien de "petit" ici - on utilise ce sobriquet afin de la distinguer de sa grande soeur. Elève de Salieri, lui-même un symphoniste de renom, Schubert propose une symphonie qui s'aparente à Haydn et Mozart plutôt qu'à Beethoven.

On dirait la même chose de sa symphonie "tragique" en ut mineur, qui partage avec la 5ie de Beethoven que la tonalité, et pas la tension.

Les chefs retenus cette semaine - Markevitch et Beecham - sont en grande forme, et exposent toute la subtilité de ces symphonies "classiques"

Bone écoute!


Franz SCHUBERT (1797-1828)
Symphonie No.4 en ut mineur D.417 ('Tragique')
Berliner Philharmoniker
Igor Markevitch, direction

Symphonie No.6 en ut majeur, D.589 ('Petite')
London Philharmonic Orchestra

Sir Thomas Beecham, direction


 

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