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vendredi 3 juillet 2020

Le mythe du cowboy solitaire

Cette sélection souvenir reprend le montage du 8 juillet 2011. Comme tous nos montages antérieurs, vous pourrez le trouver sur la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante:  https://archive.org/details/CowboyClassics




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Comme je l'avais souligné dans mon billet original, le cowboy est un mythe Américain fondé sur des idéaux romantiques: les vastes étendues, héroisme, liberté, les "bons" Vs. les brigands, et j'en passe... Pour la plupart d'entre nous, la musique associée aux cowboys passe par la musique "country" et - bien sûr - la ballade rendue célère dans les BD:

Notre sélection souvenir, reprise quelques fois au couts des neuf derniàres années, propose des titres extraits de films, de séries télévisuelles et met en relief deux oeuvres e la scàne: le ballet Rodeo de Copland et le dernier acte de la Fanciula del West de Puccini.

En prime cette semaine, l'intégrale de la performance utilisée dans le montage, dénichée chez YouTube. Les interpràtes sont:


Minnie: Renata Tebaldi
Ramerrez: Mario del Monaco
Jack Rance: Cornell MacNeil
Choeurs et orchestre de l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia
Franco Capuana, direction

Bon souvenir!




mercredi 1 juillet 2020

Le calendrier du laitier pour juillet 2020



Le billet suivant fut publié sur MQCD Musique Classique le 1er juillet 2020

La série Les Routes du Laitier explore le répertoire de long en large, faisant appel à nos montages et playlists du passé. Pour plus d'information, lisez la page d'infos.






Dates à souligner

    • 1er juillet Fête du Canada [Feuille # 350]
    • 4 juillet, Fête de l'indépendance (États-Unis) [Feuille # 351]
    • 7 juillet Joyeux anniversaire Gustav Mahler (né en 1860) [Feuille # 264]
    • 14 juillet Prise de la Bastille (France) [Feuille # 352]

      En raison de la pandémie de COVID-19, des mesures de santé publique ont conduit à l’annulation de l'édition 2020 du Stampede de Calgary. Bien qu'il ne puisse pas être célébré de manière traditionnelle, l’âme du Stampede ne peut pas être annulé! C’est dans cet esprit, que  nous avons gardé notre montage La ballade du Cowboy Solitaire au le calendrier [Feuille # 61]

      Des symphonies de Tchaïkovski, Nielsen et Mahler ornent le calendrier, ainsi que deux opéras complets: Dialogues des carmélites [Feuilles # 353 & 354] et L’Elisir d’Amore [Feuilles # 355 & 356]

      Vos feuilles de route
      Feuille de route # 350 - Fête du Canada
      Comme nos auditeurs réguliers l'attesteront, à peine un partage passe sans sa juste part de «contenu canadien». Pour célébrer la fête du Canada, nous avons assemblé un montage de musique mettant en vedette des compositions et des artistes canadiens. [Lire notre réflexion]




      Feuille de route # 351 – L’Amérique
      L'Amérique est synonyme de migration - à l'exception des peuples des Premières Nations, tout le monde (ou leurs ancêtres) est venu d'ailleurs. Beaucoup de sélections musicales d'aujourd'hui indiquent un voyage en Amérique ou des personnes qui ont choisi de vivre en Amérique. [Lire notre réflexion





      Feuille de route # 352 - Séjour musical en France
      Tarbes est une commune des Hautes-Pyrénées, dans le sud-ouest de la France. Et c’est le lieu de naissance de la pianiste française Cécile Ousset, qui sera notre soliste du Concerto pour piano de Poulenc. Dans cette performance (à mon avis) définitive, elle est habilement soutenue par Rudolf Barshai et le Bournemouth Symphony Orchestra. [Lire notre réflexion]







      Feuilles de route # 353 & 354 - Dialogues des carmélites
      L'opéra explore le drame qui entoure les carmélites de Compiègne, seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour «fanatisme et sédition». Arrêtés et condamnés au plus fort de la Terreur, ils avaient, deux ans plus tôt, juré de donner leur vie pour "apaiser la colère de Dieu et la paix divine que son cher Fils est venu apporter au monde". Leur mort paisible sur l'échafaud a impressionné la foule et a été l'un des nombreux événements marquants qui ont mis fin à ce chapitre sombre de la France post-révolutionnaire. [Lire notre réflexion]

      Actes 1 et 2 F/R 353, Actes 3 et 4 F/R 354

      Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/04Act2_201310




      Feuilles de route  # 355 & 356 - L'Elisir d'Amore
      L'elisir d'amore (L'élixir d'amour) est un mélodramme giocoso en deux actes. Felice Romani a écrit le livret italien, d'après le livret d'Eugène Scribe pour Le philtre de Daniel Auber (1831). Composé en moins d’un mois (selon The New Grove Masters of Italian Opera), l’elisir d’amour était l’opéra le plus joué en Italie entre 1838 et 1848 et est resté continuellement dans le répertoire international de l’opéra. Aujourd'hui, il est l'un des 75 opéras les plus joués de Donizetti`[Lire notre réflexion puls tard en juillet]

      Acte 1 F/R 355, Acte 2 F/R 356


      mardi 30 juin 2020

      Vladimir Ashkenazy, Daniel Barenboim & Mozart




      Le Mardi en Misique de cette semaine propose notre montage # 340. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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      Le montage de cette semaine, qui clôture le deuxième trimestre de 2020, est un autre ajout à notre série consacrée aux concertos pour piano de Mozart en groupes de trois, et suit un modèle que nous avons utilisé en 2015 avec une paire de pianistes qui obtiennent chacun un concerto en solo et combinent leurs forces dans un double concerto.

      Contrairement à d’autres montages de cette série, avec l’avantage d’environ 7 d’entre eux si nous incluons trois playlists du mardi provenant d’une compilation Time Life, nous considérons ici trois concerti que nous avons programmé au moins une fois dans le pass. é. Je n’ai pas souvent tendance de revisiter des pièces sauf pour des raisons de programmation spécifiques. Le cas ici est en partie afin de consolider ces concerti dans un montage quand le temps viendra plus tard de créer une intégrale pour ma chaîne Pod-O-Matic.

      Les deux concerti solo - nos 8 et 17 - ont été présentés dans un mardi en musique et sur un B+B du vendredi respectivement, et sont en repris ici dans de nouvelles performances. Le Concerto no 10 (le concerto pour deux pianos, K. 365) était proposé dans un autre montage en 2012, toujours avec différents solistes.

      Vladimir Ashkenazy a déjà été présenté dans cette série (janvier l’année dernière), et les deux conceri dans lequel il est soliste font partie de son intégrale Mozart où tous les « concerti solo » le mettent en vedette l’orchestre Philharmonia les dirigeamt du clavier. Dans les deux concertos à « multiples claviers » de cet ensemble (concerto pour 2 et 3 claviers), Decca a réutilisé des interprétations faisant partie d’un disque unique distinct mettant en vedette lui et Daniel Barenboim, avec ce dernier dirigeant l’English Chamber Orchestra à partir du clavier; un troisième pianiste, protégé de Barenboim de l’époque, est assis au troisième clavier pour le concerto pour trois pianos.

      Pour le concerto de Lützkow, j’ai défriché une performance de Barenboim avec le même orchestre. Dans les années 1960, alors qu’il était encore dans la vingtaine, Daniel Barenboim s’est associé à l’English Chamber Orchestra pour enregistrer une intégrale des Concertos pour piano de Mozart. Plus tard, il les enregistra à nouveau avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, mais la version de l’English Chamber Orchestra a toujours l’avantage de son mordant et de sa beauté, de sa mellifluosité opératique compensée par une énergie apparemment sans limites et une atmosphère de création musicale inspirée et intime du début à la fin.

      Bonne écoute


      mardi 23 juin 2020

      Londres

      Cette sélection souvenir reprend le montage du 27 juillet 2012. Comme tous nos montages antérieurs, vous pourrez le trouver sur la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante:  https://archive.org/details/London_837




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      Avant de commencer aujourd’hui, je voulais reconnaître des faux pas dans la gestion de notre chaîne de baladodiffusions – à deux reprises cette semaine, j’ai mal configuré l’éditeur automatique et des partages n’ont pas suivi notre calendrier. En conséquence, mes éditions de mercredi et vendredi étaient en ligne quelques jours en avance sur le calendrier - ce qui explique pourquoi j’ai choisi d’accélérer l’incursion de cette semaine dans notre bibli de souvenirs. C’est une erreur de ma part, mais, puisque personne ne s’est plaint, c’est un rappel pour moi d’être plus concentré et discipliné quand j’aligne mes éditions ...

      Bien que je sois conscient d’éviter la programmation « datée », il y a de temps en temps des choix dans ces montages qui ne vieillissent pas bien. Cela ne veut pas dire que le programme de cette semaine est complètement anachronique, je suis toutefois obligé de rappeler aux auditeurs que ce montage 2012 a été publié à l’époque des Jeux olympiques d’été de Londres, ce qui explique le Vangelis. Dans l’ensemble, cependant, le podcast suit la thématique globale de la musique écrite ou inspirée par Londres et l’Angleterre.

      Le clou du montage est une belle performance par Sir Colin Davis de la dernière des Symphonies Londoniennes de Haydn (no. 104) qui complète notre intégrale de ces symphonies dans le cadre des Routes du Laitier; le surnom de cette symphonie est à juste titre « Londres ». Les œuvres de Bach, Elgar, Otto Nicolai et Gershwin nourrissent ce thème général.

      En prime cettte semaine, une autre symphonie surnommée « Londres », celle-ci par Ralph Vaughan Williams.



       Bon souvenir

      Mendelssohn - Berliner Philharmoniker - Lorin Maazel ‎– Symphonies No. 4 & 5


      Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 23 juin 2020 

      La revanche du vinyle pour semaine – le dernier partage dans cette série avant septembre – propose un vieil enregistrement par Lorin Maazel de deux symphonies de Mendelssohn.

      La carrière de Maazel en tant que chef d’orchestre le proposent comme un enfant-prodige ; à l’âge de 13 ans, Lorin Maazel est monté sur le podium lors d’un concert bénéfice au Public Hall de Cleveland le 14 mars 1943, y dirigeant une sélection de pièces qui comprenait l’ouverture de l’opéra Rienzi de Wagner et la symphonie « Inachevée » de Schubert. Plus tôt dans sa jeune carrière, Maazel avait déjà dirigé le NBC Symphony, le New York Philharmonic, le Los Angeles Philharmonic et l’Orchestre symphonique de Pittsburgh.

      À l’âge de 30 ans, Maazel devient le premier Américain à diriger à Bayreuth. Il sera le premier chef de la Deutsche Oper Berlin de 1965 à 1971 et du RSO Berlin (anciennement connu sous le nom d’Orchestre symphonique RIAS de Berlin) de 1964 à 1975, succédant à son chef fondateur, Ferenc Fricsay.

      L’enregistrement d’aujourd’hui date de cette même période du début des années 1960, cette fois à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin dans les symphonies italiennes et de la Réformation de Mendelssohn. Cet enregistrement faisait partie d’une compilation rééditée en 2004 « Complete Early Berlin Philharmonic Recordings 1957 - 1962 », bien que je l’ai acquis à l’origine comme une réédition de vinyle à la fin des années 1970 sur la série DG Resonance.

      Il s’agit d’un enregistrement typique Maazel - un enregistrement digne, mais pas mon préféré. Toutes les notes sont là, mais ça reste assez froid, et exempt de la belle reprose du premier mouvement de l’Italienne.

      A vous de me dire ce que vous-en pensez!


      Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY (1809-1847)

      Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90 "Italiaenne"
      Symphonie No. 5 en ré majeur, Op. 107 "Réformation"

      Berliner Philharmoniker
      Lorin Maazel, direction

      Deutsche Grammophon Resonance – 2535 171
      Format: Vinyle, LP, Stereo
      Dates d’enregistrement: avril 1960 (op. 90) et janvier 1961 (op. 107)

      Discogs https://www.discogs.com/Mendelssohn-...elease/5050747


      Internet Archive 
      https://archive.org/details/05-symphony-no.-5-in-d-major-op.-10

      vendredi 19 juin 2020

      Clara Haskil & Mozart

      Cette sélection souvenir reprend le montage du 24 juillet 2015. Comme tous nos montages antérieurs, vous pourrez le trouver sur la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante:  https://archive.org/details/pcast206




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      La sélection souvenir de cette semaine remonte à l’été de 2015, alors que nous avons présenté des performances modernes et d’antan des concertos pour piano de Mozart. Beaucoup de ces montages ont été présentés cette semaine dans le cadre du calendrier du laitier.

      Dans une entrevue en 2013, le pape François a mentionné la pianiste roumaine Clara Haskil comme l'un de ses musiciens préférés. Elle était réputée comme interprète du répertoire classique et romantique, particulièrement Mozart, mais aussi Beethoven, Schumann et Scarlatti.

      Haskil a étudié à Amsterdam sous Richard Robert (dont les élèves comprenaient également Rudolf Serkin et George Szell) et brièvement avec Ferruccio Busoni. Elle a ensuite déménagé en France, où elle a étudié avec l'élève de Gabriel Fauré Joseph Morpain, qu'elle a toujours considéré comme l'une de ses plus grandes influences. La même année, elle entre au Conservatoire de Paris, officiellement pour étudier avec Alfred Cortot bien que l'essentiel de son enseignement vienne de Lazare Lévy et Mme Giraud-Latarse, et obtient à 15 ans un Premier Prix de piano, violon et violoncelle!

      Son grand talent a été entravé par une santé précaire et un trac extrême, l'empêchant de réussir sur le plan critique ou financier. La plus grande partie de sa vie a été passée dans une pauvreté abjecte. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale, lors d'une série de concerts aux Pays-Bas en 1949, qu'elle a commencé à être acclamée. En 1951, elle s'installe en Suisse. Alors qu’elle connait un grand succès, elle est décédée tragiquement il y a 60 ans d'une chute dans une gare belge à 65 ans.

      Un ami estimé de Haskil, Charlie Chaplin, a décrit son talent en disant: "De mon vivant, j'ai rencontré trois génies: le professeur Einstein, Winston Churchill et Clara Haskil. Je ne suis pas musicien de formation mais je peux seulement dire que son toucher était exquis , son expression merveilleuse et sa technique extraordinaire. "

      Le montage propose l'un de ses enregistrements les plus célèbres en tant que soliste avec orchestre. Son enregistrement des concertos pour piano n ° 20 en ré mineur, K. 466 et n ° 24 en ut mineur, K. 491 de Mozart, réalisé en novembre 1960 (un mois avant sa mort) avec l'Orchestre Lamoureux dirigé par Igor Markevitch, est très lyrique. et par moments, vigoureux.

      En prime cette semaine, voici Clara Haskil dans un récital mettant en vedette entre autres Schumann, Debussy et Ravel.


      Bon souvenir

      mardi 16 juin 2020

      Maskarade (Nielsen)


      Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 16 juin 2020 


      Avant d’entreprendre ma réflexion pour aujourd’hui, un petit mot d’introduction s’impose. J’ai rarement l’habitude de proposer ici des billets « hors série ». Toutefois, lorsque j’ai préparé ma rubrique de juin dans le cadre du Calendrier du Laitier, j’ai découvert que je n’avais pas offert de réflexion en français sur l’opéra Maskarade de Nielsen. Même si je n’ai pas d’engagement formel avec quiconque, je m’impose une heure de tombée pour mes contributions sur les quelques forums que je fréquente, et ne voulant pas retarder la rubrique du calendrier de juin, j’ai décidé exceptionnellement de créer une réflexion post-facto, coïncidant avec la parution de l’opéra sur ma chaîne de baladodiffusion.

      Sans être un grand amateur d’opéra, j’aime bien de temps à autre en écouter (et partager mes impressions). Comme je l’ai expliqué ici par le passé, je comprends que l’opéra pour certains n’est pas un genre de prédilection, et de plus dans une langue complètement étrangère. Toutefois, équipé d’un argument ou d’un livret (traduit ou non), l’audition d’un opéra dans une langue autre que notre langue maternelle peut souvent nous surprendre, et pour moi ce fut le cas avec cet opéra chanté en danois.

      Ludvig Holberg était un dramaturge danois du XVIIIe siècle, célèbre pour ses comédies inspirées de la commedia dell’arte, souvent avec un courant satirique. Carl Nielsen considérait depuis longtemps écrire un opéra comique, et étudié les comédies de Holberg depuis les années 1890. Trouver un librettiste s'est avéré une tâche difficile, car la plupart qu’il a approchés n'osaient pas adapter Holberg, mais Nielsen a finalement trouvé quelqu'un pour la tâche: Vilhelm Andersen, le premier professeur de littérature danoise à l'Université de Copenhague.

      Dans Maskarade de Holberg, la bal masquée titulaire n'est jamais explicitement montré, sauf une courte pantomime à la fin de l'acte I, montrant les fiançailles de Léandre et Leonora; la mascarade n’est qu’un artifice, un sujet de conversation. Dans son adaptation lyrique, Andersen a condensé l'action de la pièce de Holberg en trois actes, condensant la plupart de l'action originale et ajoutant un tableau final, montrant les réjouissances plus ou moins ivres de la mascarade dans toute sa splendeur. Le nouvel acte fait peu en termes de développement de l'intrigue elle-même; il s'agit plutôt d'un collage de ce qui se passe à la mascarade, d'un madrigal moralisateur à un spectacle de ballet, des identités erronées et enfin du démasquage, les invités montrant enfin leur véritable identité, menant à la conclusion de l'opéra.

      Maskarade a été écrit à peu près au même moment où Nielsen écrivait son célèbre essai sur Mozart, et bien que Mozart ne soit pas exactement présent stylistiquement, il y a une grâce et une légèreté indéniables mozartiennes qui imprègnent toute la partition. Malgré le désenchantement de Nielsen envers Wagner, le prélude et la chanson de l’acte II du veilleur de nuit auraient presque pu être copiés et collés du Meistersinger de ce dernier.

      Cet opéra peut être considéré comme étant l'opéra national du Danemark, au même titre que La Fiancée vendue de Smetana l'est en République tchèque. La vive ouverture, ainsi que le ballet du troisième acte (La danse du coq), sont régulièrement joués en concert.

      Argument

      L’action a lieu à Copenhague au printemps 1723. Le rideau se lève pour montrer notre héros, Léandre, se réveillant avec une gueule de bois... à cinq heures de l'après-midi. Peu de temps après, son serviteur Henrik, un espèce de Figaro avec une séquence socialiste prononcée, se réveille également, et les deux commencent à raconter les événements de la mascarade de la nuit dernière: Léandre a rencontré une fille, Leonora, et, comme cela semble être habituel dans ce genre d'opération, ils se sont fiancés. Le problème est que Léandre est déjà fiancé à la fille de Leonard, un marchand du pays. Le père de Léandre, Jeronimus, enragé, essaie sans succès de faire honorer sa promesse, mais il refuse.

      A l’encontre des directives paternelles de rester chez eux, Léandre et Henrik se rendent à une autre soirée de mascarade pour rencontrer à nouveau Leonora. Pas loin derrière est Leonard, voulant découvrir cet endroit presque magique. La mère de Léandre, Magdelone, également contrainte au domicile familial est également en fuite pour profiter de quelques déguisements; piègée dans un malheureux mariage, elle ne veut que sortir et s'amuser. Jeronimus découvre rapidement ce qui s'est passé et suivi de son serviteur Arv se dirige vers la mascarade, absolument furieux.

      La fête est bien engagée et tous les personnages sont emportés par le tourbillon de lumières, de danses et de romances: Léandre chante la pomme à Leonora; Henrik est en train de courtiser la femme de chambre de Leonora, Pernille, et est en même temps accosté par de vieilles flammes; Magdelone et Leonard commencent à flirter l'un avec l'autre, ignorant leurs identités respectives; et Jeronimus s'enivre de façon scandaleuse. Alors que l'identité de chacun est révélée à la fin de la fête, Leonard reconnaît sa fille, Leonora. Tout est pardonné, car Léandre et Leonora étaient de fait fiancés, et un chœur entraînant vantant les vertus de la mascarade achève l'opéra.

      La Prestation


      Carl NIELSEN (1865 - 1931)
      Maskarade, FS 39. (1904-06)
      Opéra comique en trois actes, livret danois de V. Andersen après Holberg.

      Jeronimus, un citoyen de Copenhague - Aage Haugland
      Magdelone, femme de Jeronimus - Susanne Resmark
      Léandre, fils de Jeronimus - Gert Henning-Jensen
      Henrik, valet de Léandre - Boje Skovhus
      Arv, valet de Jeronimus - Michael Kristensen
      Leonard, un citoyen de Slagelse - Kurt Ravn
      Leonora, fille de Leonard - Henriette Bonde-Hansen
      Pernille, bonne de Leonora - Marianne Rorholm

      Chœurs et et Orchestre Symphonique de la radiodiffusion Danoise
      Ulf Schirmer, direction

      Internet Archive - https://archive.org/details/MaskaradeFs39ByCarlNielsen
      (Assorti de mots d’introduction, en anglais, de Sean Bianco)


      Également disponible, dans le cadre du Calendrier du Laitier, sur notre chaîne Pod-O-Matic (pour un temps limité) – [Actes 1 & 2] [Acte 3]
       

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