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mardi 18 avril 2017

Une paire de Boléros


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 18 avril 2017.


Après une longue absence, je vous propose aujourd’hui un autre partage dans ma série la revanche du vinyle, qui est accompagné de titres « en complément » qui seraient bien à leur place dans le câdre de mon autre série, Intégralement Vôtre.

Il n’est pas infréquent de jumeler des pièces et une « adaptation » pour un album. J’ai souvenance d’un couplage sur disque « Face A/Face B » des tableaux d’une exposition de Mussorgski version originale jumelés avec l’orchestration de Ravel, par exemple. Ce qui est particulier du jumelage que je vous propose aujourd’hui est un aspect que je qualifierais « d’occasion mercantile » qui tente de tirer avantage de la célébrité d’un ouvrage et d’un (modeste) succès du box-office. 

Le film du réalisateur Blake Edwards « 10 » (en VF, « Elle », 1979) mettait en vedette le regretté Dudley Moore dans une comédie qui explore « le démon du midi » et propose comme « douce obsession » sa jeune voisine (interprétée par Bo Derek). Suite à un concours de circonstance aussi loufoque qu’improbable, l’apothéose du film (si j’ose dire) est une scène de séduction accompagnée par le Boléro de Ravel (selon le personnage de Jenny, «la musique sexuelle la plus descriptive jamais écrite»)

La notoriété du film est en partie responsable pour des ventes massives (et plus d’un million de dollars en redevances) faisant brièvement de Ravel le compositeur classique le plus vendu, plus de 40 ans après sa mort. (Derek parut plus tard dans un film oubliable en 1984 appelé Bolero, ainsi intitulé sans doute afin de capitaliser sur la popularité régénérée de la pièce…)

Organisme à but lucraftif, la maison Columbia en profitera pour ré-éditer deux des Boléros dans ses archives: une excellente version « traditionnelle » signée Bernstein, et une version « moins traditionnelle » provenant d’un album-concept oublié depuis fort longtemps, qui lui aussi trahit une autre « occasion mercantile » du passé.

En effet, plus d’un musicien progressif s’est frotté au Synthétiseur du Dr. Robert Moog, dont un des adeptes les plus connus dans le giron « classique » est un autre artiste distribué par la maison Columbia, Wendy Carlos. Si Mme Carlos s’est frottée à BachBeethoven (pour le film de Kubrick, l’Orange Mécanique) et même des compositions de son cru, une poignée d’autres ont tenté l’exploration du répertoire classique avec ce vestige de l’électronique analogique, dont une paire de réalisateurs/musiciens de l’équipe technique du label, MM. Andrew Kazdin et Thomas Shepard (qui avec John McClure ont supervisé la grande majorité des enregistrements réalisés au Manhattan Center par Columbia). Le projet Kazdin/Shepard explora une poignée de titres d’ascendance Espagnole, dont Boléro.

Ainsi, notre partage principal propose Bernstein et le Synthé Moog dans un jumelage Face A/Face B, avec en complément de programme le reste du disque Kazdin/Sheppard avec des titres de ChabrierBizet et du Cubain Ernesto Lecuona.

Bionne écoute!




Maurice RAVEL (1875-1937)
Boléro, MR 81 
Orchestre National de France
Leonard Bernstein, direction
CBS Masterworks ‎– MX 35860
Détails - https://www.discogs.com/Leonard-Bern...elease/2392150







Emmanuel CHABRIER (1841-1894)
España, rhapsodie pour orchestre (1883)
Ernesto LECUONA (1896-1963)
“Malaguena”, extrait d’Andalucía, pour piano (ca. 1927)
Georges BIZET (1838-1875)
Sélections de Carmen (1873-74)
(Prélude au 1er Acte; Habanera; Les Toréadors)
Maurice RAVEL 
Boléro, MR 81 (*)

Andrew Kazdin et Thomas Z. Shepard au Synthétiseur Moog
Columbia Masterworks ‎– M 30383
Détails - https://www.discogs.com/Mighty-Moog-...r/release/7859

(*) Egalement, Face B de MX 35860



vendredi 14 avril 2017

Anonymous





Ce billet B + B propose notre montage # 245. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Notre B + B du vendredi Saint propose un montage d’oeuvres de provenance inconnue.

En art et en littérature, une œuvre est dite anonyme si son auteur est indéterminé ou – dans de rares cas – si l’auteur choisit de garder l’anonymat. Dans le cas d’œuvres anciennes, l’attribution à un individu particulier peut tout simplement être perdue, en particulier si aucun document contemporain n’existe. Beaucoup de ces œuvres peuvent émaner d’une tradition orale.

Sans aller dans le détail du menu propose cette semaine, voici une ou deux observations pertinentes:
Parce qu’il existe dans notre série un bon nombre de montages “austères” appropriés pour la Semaine Sainte, j’ai choisi d’éviter des morceaux “déprimants”. Ainsi, cette playlist pourra être écoutée au bon gré des auditeurs à n’importe laquelle période de l’année;

Si la collection complète des titres était originalement sans attribution, depuis j’ai pu démasquer certains auteurs. Avec votre permission, j’ai gardé ces titres au montage, puisque leur caractère et leur tradition reste comparable aux autres.


Bonne écoute!

mardi 4 avril 2017

Helmut Walcha joue l’orgue avant Bach


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 4 avril 2017.


Une nouvelle anthologie de billets

Pour ceux qui suivent mes propos sur ce site et ailleurs, j’ai l’habitude de classer mes billets suivant ce que j’appellerai des anthologies – la revanche du vinyle, Jadis sur Internet et les Routes du Laitier sont trois examples de séries que j’entretiens dans ces pages. Ma nouvelle série, Intégralement Vôtre, proposera des albums partagés intégralement par des audiophiles sur YouTube. Au cours de mes recherches, j’en ai découvert plusieurs, et certains titres – comme celui d’aujourd’hui, méritent d’être partagés. Mon intention est d’utiliser cette série plus ou moins en alternance mensuellement avec Jadis sur Internet, alors que ma collection de téléchargements de sites vétustes à partager tire à sa fin.

L’organiste et claveciniste allemand Helmut Walcha (1907 -1991) perd la vue à l'âge de 19 ans à la suite d'une vaccination contre la variole, et malgré cet handicap, il étudia avec Günther Ramin au Conservatoire de Leipzig où il établit sa réputation comme interprète de la musique de Jean-Sébastien Bach.

Après une dizaine d’années de carrière, en 1938, il fut chargé d'une chaire d'orgue à la Frankfurter Musikhochschule. Après la Seconde Guerre mondiale, il fonda l’Institut für Kirchenmusik et fut organiste titulaire, entre 1946 et 1981, de la Dreikönigskirche de Francfort.

Helmut Walcha fut une sommité internationale de l’œuvre de J.S. Bach, dont il connaissait par cœur tout l'œuvre d'orgue et de clavecin. Entre 1947 et 1971, il gravera sur disque deux intégrales de l'œuvre d'orgue de Bach et, à vrai dire, Walcha n'a pas enregistré beaucoup de musique de compositeurs autres que Bach. Le disque partagé cette semaine, son dernier enregistrement avant sa retraite à l'âge de 70 ans, est un aperçu de la musique qui a influencé la musique d'orgue de Bach. 

Personne ne peut nier l'importance de Buxtehude dans la carrière de Bach - Bach a parcouru une longue distance pour rencontrer son aîné, et est resté avec lui pendant trois mois, absorbant beaucoup de sa technique. Trois titres sur ce disque sont de Buxtehude; parmi les autres compositeurs représentés sur ce disque, qui couvrent la période du XVIe au XVIIIe siècles, comprennent des noms aussi connus que Johann Pachelbel et Georg Böhm, ainsi que des compositeurs moins connus tels que Nicolaus Bruhns, Samuel Scheidt et Vincent Lübeck. La grande variété de musique présentée nous donne une très bonne idée de ce que Bach aurait entendu et étudié - la musique qui a eu une grande influence sur ses propres compositions.

Le YouTubiste Polyphonie X partage quelques observations sur le jeu de Walcha:

Le style de Walcha a le même tact, la même lucidité surhumaine qu’on retrouve dans ses enregistrements de Bach, bien que souvent avec un caractère d’improvisateur qu’on n’aurait pu présager. La Chaconne en fa mineure de Pachelbel, une œuvre plutôt boursouflée sous les mains d’artistes de moindre importance, se veut ici un moment d'enthousiasme très agréable sans jamais perdre son souffle. Il bénéficie aussi d'un merveilleux instrument (l'orgue Schnitger du XVIIIe siècle à Cappel, Allemagne). La qualité sonore est – j’oserais dire - parfaite: avec une résonance agréable, jamais floue.
Nonne écoute!




Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707)
Prélude & Fugue en ré mineur, Buxwv 140

Johann PACHELBEL (1653-1706)
Choral-Prélude: O lamm Gottes unschuldig, T. 60

Vincent LUBECK (1654-1740)
Prélude & Fugue en mi majeur

Samuel SCHEIDT (1587-1654)
Choral/Variation: Jesus Christus,Unser Heiland

Nicolaus BRUHNS (1665-1697)
Prélude & Fugue en mi mineur

Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707)
Chaconne en ut mineur, Buxwv 159

Jan Pieterzoon SWEELINCK (1562-1621)
Fantasia Chromatica in Dorian, SwWV 258

Franz TUNDER (1614-1667)
Choral-Prelude: Komm, Heiliger Geist, Herr Gott

Georg BÖHM (1661-1733)
Prélude & Fugue en ut majeur

Johann PACHELBEL (1653-1706)
Chaconne en fa Mineur T. 206

Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707)
Passacaglia en ré mineur, Buxwv 161

Helmut Walcha
INST: Arp-Schnitger, St. Peter-und-Paul-Kirche, Cappel

Deutsche Grammophon 469 764-2 (Publié originalement en 1978)


samedi 1 avril 2017

Programmation trimestrielle - Avril à juin 2017

Après une panne qui a duré sept semaines, le forum MQCD-Musique-Classique est maintenant revenu en ligne. Les détails ici.

Le retour de Mardi en Musique

Si ce n’est que pour un trimestre, j’entends publier un billet hebdomadaire sur MQCD-Musique-Classique, histoire de rattraper le temps perdu. Parmi les billets que j’entends partager sur le forum, soulignons la reprise du volet « Les Routes Démocratiques I », afin de conserver l’intégrité du projet dans les pages du forum. Autres billets prévus

  • Revanche du Vinyle: Confrontation de deux versions du Boléro (MM), Robert Johnson et le Blues croqué lors d’une session historique (MM), Deux suites pour orchestre de Tchaïkovski (MM) et Karl Engel joue Mozart (MM)
  • Une nouvelle série, Intégralement Vôtre: L’orgue avant Bach (MM), Le luth du compositeur de la Renaissance … Robert Johnson (MM), Tchaïkovski « Perdu et retrouvé » (MM)
  • Notre primeur trimestrielle pour un 5e mardi : une vitrine « classique » (MM)
  • et deux autres volets des Routes du Laitier


B+B

  • Montages singuliers: Concerto pour piano de Busoni (B+B) et la Turangalîla-Symphonie (B+B)
  • Musique ancienne et classique par Anonymous (B+B), Haydn (B+B), des arias de concert (B+B)
  • L’héritage musical d’Igor Markevitch (B+B)
  • Notre 250e montage, dédié aà des symphonies inachevées – et achevées par des contemporains (B+B, montage élargi), Oscar Peterson (B+B) souligne le 150e annoiversaire de la Confédération canadienne.


Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

 Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de transferts vinyl. Visitez le nouvel onglet pour l'écouter!


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vendredi 31 mars 2017

George Frideric Handel (1685-1759)





Ce billet B + B propose notre montage # 244. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Un troisième vendredi ce mois-ci est l'occasion pour moi de programmer un montage supplémentaire, s'appuyant sur le billet d'hier sur les concerti de George Frederic Handel.

Due cori (littéralement «deux chœurs») signifie en fait que deux ensembles distincts sont déployés, chacun composé d'un basson, deux hautbois (et, pour le concerto HWV 333, deux cors), ainsi qu'un contingent de cordes avec basse continue.

Handel a écrit trois de ces concerti, interprétés comme interludes durant ses oratorios , à l'instar de ses concertos d'orgue. Leur composition remonte approximativement aux années 1747-48. Le concerto que j'ai choisi pour ouvrir le montage, HWV 333, est composé de 6 mouvements, dont quatre recyclent la musique d'autres œuvres (vous en reconnaîtrez quelques-uns, j'en suis sûr!).

Sa suite pour clavier en mi majeur, HWV 430, a été l'une des premières œuvres pour clavecin publié par Handel. Le mouvement final (air et variations) est mieux connu pour son surnom, "le forgeron harmonieux". On a expliqué plusieurs raisons pour lesquelles ce mouvement a gagné ce surnom, et par qui. Nous savons que le surnom n'a pas été donné par Handel et n'a fait surface qu'au début du XIXe siècle, quand le mouvement est devenu populaire. Alicia de Larrocha réalise toute la suite sur un piano moderne dans notre montage.

La musique pour les feux d'artifice royaux (HWV 351) a été comandée en 1749 par George II de la Grande-Bretagne pour un feu d'artifice au Green Park de Londres le 27 avril 1749. Le feu d'artifice n'a pas eu autant de succès que la musique; au milieu du spectacle un pavillon a pris feu.
À la demande du Roi, la performance originale a été confiée à une fanfare composée de 24 hautbois, 12 bassons et un contrebassoon, neuf trompettes naturelles, neuf cors naturells, trois paires de caisses claires et tambours "ad libitum". Handel orchestra cette musique quelques temps plus tard piur un ensemble plus conventionnel.
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Le Psaume 110 (également connu sous le nom latin Dixit Dominus), se réfère dans le sens général à un roi régnant sur les ennemis des Israélites et est considéré par les Juifs et les chrétiens comme se référant au Messie. Bien qu'ils traduisent ce psaume de la même façon, les chrétiens et les juifs interprètent leur signification de manière très différente: les Juifs se réfèrent à un roi juste, favorisé par Dieu, pour régner sur Israël sur la terre et frapper ses ennemis dans la bataille, et les chrétiens comme se référant à Jésus littéralement assis à la droite de Dieu  comme un être divin de la même stature.

Handel a mis ce psaume en musique en 1707 alors qu'il vivait en Italie et dans la tradition italienne.

Bonne écoute!


jeudi 30 mars 2017

La revanche de la gomme-laque



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de mars 2017.




La gomme-laque est une laque issue de la sécrétion d'une cochenille asiatique, Kerria lacca. La résine obtenue est de couleur jaune/rouge-ambrée, généralement fournie sous la forme de paillettes que l'on dissout dans de l'alcool à 95°. La gomme-laque était autrefois utilisée comme plastique naturel afin de confectionner divers objets; elle a ainsi été à la base de l'industrie du disque 78 tours. Elle fut remplacée progressivement par les plastiques synthétiques (bakélite, puis vinyle en 1938). Toutefois, la production de disques en gomme-laque continua jusque dans les années 1950 en Occident. D'autres pays du monde poursuivirent la fabrication jusque dans les années 1970..

Ce petit mot d’introduction sert donc d’entrée en matière pour le billet d’aujourd’hui, dédié à des trouvailles autour de vieux 78 tours. De plus, puisque c’est ma tradition autour du Carême, on parle également de musique pour orgue. Mariage intéressant pour moi (et pour vous aussi, j’espère!)
Les titres proposes sont des téléchargements provenant du site web d’un audiophile amateur de la région d’Atlanta en Georgie qui s’est donné comme mission de numériser sa collection de vieux 78 tours classiques. Visitez son site « TheShellackophile », ça vaut la peine!

Un des artistes retenus aujourd’hui, l’organiste Anglais George Dorrington Cunningham (1878 - 1948) fut pendant de nombreuses années l’organiste titulaire de la ville de Birmingham (en Angleterre, non pas en Alabama… ) et compte parmi ses émules les deux artistes qui complètent les partages d’aujourd’hui : E Power Biggs et George Thalben-Ball (qui succèdera éventuellement Cunningham comme titulaire à Birmingham). La tradition d’orgue britannique remonte sans doute à Georg Fredertic Handel, qui s’installe à la Cour Royale vers 1726.

Handel laisse plus d’une douzaine de concerti pour orgue et cordes, composes principalement entre 1735 et 1751, comme divertissements lors d’entractes des productions de ses nombreux oratorios. Ces concerti, les premiers dans leur genre, forment la norme que d’autres compositeurs adopteront au cours des décennies qui suivront.

Selon notre confrère, les enregistrements retenus de Cunningham sont des enregistrements tard en carrière, et à l’encontre du courant « HIP » avec un jeu musclé et son orchestral massif. Gare également à la prise de son – reconnaissons que l’abondance sonore du grand orgue du Town Hall et du grand orchestre saturent presque les micros…

Le concerto interprété par George Thalben-Ball est accompagné d’une ré-orchestration signee Sir Henry J. Wood, assortie de percussions et de cuivres. Wood prend même la liberté de changer l’ordre des mouvements!  Thalben-Ball propose également sa propre cadence (ad labium, comme le veut la tradition Handel) des plus intéressantes. Le Handel est complété par une adaptation pour orgue seul du premier mouvement d’un des concerti de Sir Thomas Arne.

E. Power Biggs complète notre partage, accompagné par la “Sinfonietta Arthur Fiedler”, un ensemble de fortune rassemblant des musiciens de l’Orchestre Symphonique de Boston. Le tout est enregistré dans le musée « Germanique » de l’Université Harvard, ou M. Biggs entrepose son orgue baroque fabriqué sur mesure suivant ses exigences personnelles.

Bonne écoute!

George Frideric HANDEL (1685 –1759)

  • Concerto pour orgue no. 2 en si bémol majeur, op. 4, no. 2 [HWV 290]
  • Concerto pour orgue no. 4 en fa majeur, op. 4, no. 4 [HWV 292]
G. D. Cunningham (INSTR: William Hill & Sons, Birmingham Town Hall)
City of Birmingham Orchestra
George Weldon, direction
[Enregistré le 4 juin, 1945; English Columbia DX 1358 – 1360]


  • Concerto pour orgue no. 13 en fa majeur ("The Cuckoo and the Nightingale") [HWV 295]
E. Power Biggs (INSTR: Aeolian-Skinner organ, Harvard University)
Arthur Fiedler's Sinfonietta
[Enregistré  le 17 mars, 1940; RCA Victor M-733]


  • Concerto pour orgue no. 9 en si bémol majeur, op. 7, no. 3 [HWV 308] (arr. Henry J. Wood)

Thomas Augustine ARNE (1710 –1778)
1er mouvement (Allegro moderato) du concerto pour clavier no. 6 en si bémol majeur (ca. 1751)
(Arr. George Thalben-Ball
George Thalben-Ball (INSTR non spécifié [Handel], St-Mark's Church, London [Arne]))
Philharmonia Orchestra
Walter Susskind, direction
[Dates d’enregistrements – 4 juin, 23 septembre et 11 octobre, 1948; HMV C 3814 – 3816]


vendredi 24 mars 2017

In Memoriam - Sir Neville Marriner (1924 – 2016)





Ce billet B + B propose notre montage # 243. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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En novembre dernier, j’ai proposé un Quinze que j’en pense  en souvenir du chef Neville Marriner qui s’est éteint dans son sommeil au bel âge de 92 ans en octobre dernier. Nos priorités de programmation au cours des derniers mois ne m’ont pas offert l’occasion avant aujourd’hui de proposer un montage en son honneur.

Selon le site officiel de l’Academy of Saint-Martin-in-the-Fields qu’il fonde en 1959, Sir Neville est formé comme violoniste au Royal College of Music et au Conservatoire de Paris. Il roule sa bosse comme chambriste et avec le London Symphony alors qu’il fonde l’ASMF, l’orchestre avec lequel il est si étroitement associé. En fait, on suggère que le duo Marriner/ASMF est la combinaispon orchestra et chef la plus entendue sur disque, point à la ligne. Marriner oevrera sous la baguette des grands noms des années 1940 et 50 (Toscanini, Furtwängler, Joseph Krips, George Szell, Stokowski…) mais c’est avec Pierre Monteux qu’il complètera son apprentissage comme chef en 1969. Il fondera le Los Angeles Chamber Orchestra peu après, et accèdera à la direction artistique du Minnesota Orchestra et de l'orchestre de la radiodiffusion de Stuttgart. Il dirigera également ailleurs - Vienne, Berlin, Paris, Milan,  New York, Boston, San Francisco, Tokyo…

L’academy est reconnue pour le répertoire Baroque et classique: Corelli, Vivaldi, Haydn et Mozart. Ces deux derniers sont du montage de cette semaine sous la forme d’une symphonie et d’un concerto.
Marriner a, à son tour, dirigé des œuvres de compositeurs romantiques et modernes : un de mes partages de la série de la Revanche du Vinyle il y a quelques années était un disque Prokofiev dont un des extraits (la suite de l’Amourpour Trois Oranges) est l’un de mes clips les plus populaires dur ,ma chaîne YouTube! Un autre Russe, Tchaïkovski, est du montage de cette semaine, un extrait de l’intégrale de ses suites pour orchestre que Marriner avait endisqué avec son orchestre de Stuttgart.


Bonne écoute!

 

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