Bienvenue à l'Idée Fixe!

Notre programmation thématique

Visitez notre étiquette "Programmation" pour un survol de nos propos ce mois-ci

Votre Rendez-Vous pour la Grande Musique

Blogs, vidéos, playlists et beacoup de musique! Furetez nos pages et vous serez conquis!

L'Idée Fixe ici... et ailleurs

Visitez nos plateformes pour encore plus de réflexions et de musique!

Vous cherchez de titres pour votre collection?

Notre contenu et nos tuyaux sont là pour vous aider à parfaire votre bibliothèque musicale.

Looking for English Content?

Visit our sister site "I Think You Will Love This Music Too" for content eerily similar to the one on this site.

vendredi 22 septembre 2017

Inspirations Judaïques





Ce billet B + B propose notre montage # 259. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Dans nos pages au cours des ans, nous avons proposé de nombreux partages de musique sacrée de traditions de foi chrétienne. Nous avons aussi parlé de traditions de musique « nationales » – tradition française, tradition allemande, tradition italienne et tradition russe.

Le partage d’aujourd’hui propose un croisement entre de la musique provenant d’une tradition de foi « nationale » - la tradition juive.

Aucun des titres d’aujourd’hui – sauf peut-être Halil pour flûte et orchestre de Bernstein – ont un aspect spirituel ou sacré. Ils sont tous, par contre, des exemples de musique qui suivent la tradition musicale et l’esthétique musicale juive, avec son shmaltz de rigueur et son rythme très particulier. Je me souviens d’un documentaire télévisé dans lequel on proposait que le concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn était un des meilleurs exemples de musique dans cette grande tradition. Mendelssohn, lui-même un adepte de l’Église Réformiste Luthérienne, est issu d’une famille qui compte parmi ses aïeux un des philosophes juifs les plus connus. La tradition juive est donc tissée serrée dans son ADN personnel, et donc son ADN musical.

En lever de rideau, l’ouverture sur des thèmes hébreux de Prokofiev est conçu pour un alignement inhabituel: quatuor à cordes avec piano et clarinette. Cette configuration de sextuor est celle de l’ensemble  Zimro qui commade l’œuvre pour sa tournée Américaine en 1919. C’est le meneir de l’ensemble qui offre des exemples de musique folklorique au compositeur, qui s’inspire de cette musique et offre un pasticjhe conforme à l’atmosphère et l’esthétique demandée.

Dans le catalogue des arrangements de Ravel on découvre de nombreuses mélodies de traditions étrangères – Grec traditionnel, Russe et dans troius cas Yiddish et Hébreu : Mejerke, main Suhn (Chants populaires, MR A17, no. 4) et Deux mélodies hébraiques (MR A22). Les mélodies sont chantées par Pierre Bernac accompagné au piano par Francis Poulenc, ce dernier est un contemporain et collaborateur du compositeur.

Deux « Suites Héraïques » font le palmarès – la première est signée par le canafdien Srul Irving Glick et l’autre par de Suisse narturalisé Américain Ernest Bloch. Reconnu en Amérique comme un enseignant, Bloch laisse sa quote-part de compositions, et en particulier un « Cycle Juif » composé entre  1912 et 1916. Le rhapsodie Schelomo pour violoncelle et orchestre forme le quatrième et dernier volet de ce cycle, complétant ainsi cet exercice au cours duquel Bloch compose des musiques emblématiques du motif Juif à un moment où l’État d’Israël n’existe pas encore.


Bonne écoute


mardi 19 septembre 2017

Les routes concertantes



Le billet suivant est un de mes Mardi en Musique pour le mois de septembre 2017.

La série Les Routes du Laitier explore le répertoire de long en large, faisant appel à nos montages et playlists du passé. Pour plus d'information, lisez la page d'infos.






Le laitier reprend le service de sa clientèle (mélomane) après une pause bien méritée. La série de feuilles de route d’aujourd’hui continue notre survol du répertoire pour grand orchestre avec une attention particulière au concerto.

Solo Vs Grosso

Le contexte qu’on associe avec le terme concerto est celui d’un soliste qui est accompagné par un ensemble. Toutefois cette formule (que j’appelle le concerto solo) est par opposition au concerto grosso développé dans la période baroque qui “oppose” si vous voulez un petit groupe d’instruments (le concertino) à un ensemble plus large (le ripieno). Cette formule, perfectionnée par MM. Händel et Corelli, se retrouve dans certains exemples plus « modernes » – pensons à des concerti pour deux ou trois instruments et orchestra (MM. MozartBrahmsBeethoven et même M. Vaughan-Williams nous viennent à l’esprit.

En passant, le terme concertino est souvent utilisé comme un terme « diminutif » laissant entendre « petit concerto ». D’autres synonymes incluent la symphonie concertante et le Konzertstücke.

Une formule gagnante

Comme une sonate ou une symphonie, un concerto est plus souvent qu’autrement étalé sur trois mouvements à caractère varié (animé-lent-animé). On retrouve la forme sonate (A-B-A) au premier mouvement, un adagio rêveur et finalement un rondo pour boucler l’aventure. Certains concerti jouent avec d’autres motifs (variations, mouvements de danse…) mais la formule sonate-adagio-rondo couvre aisément les trois quarts des concerti qu’on entend en concert.

Ce qui est tout aussi intéressant est la latitude offerte au soliste (versus le carcan qu’on impose à l’orchestre). Cette latitude se manifeste par des cadences, ou des interludes ouverts à l’improvisation qu’on retrouve souvent juste avant l’apothéose d’un mouvement. Une cadence peut durer une dizaine de mesures, ou plusieurs minutes!

Parce qu’un soliste invité (souvent un invité de marque) s’ajoute à l’orchestre, on peut suggérer que lors d’un concert d’abonnement traditionnel (typiquement compose d’une ouverture, d’une symphonie et d’un concerto), le concerto devient plus souvent qu’à son tour la pièce de résistance du concert.

Vos feuilles de route

Feuille de Route #35 - "Concertos sans soliste"

Dans notre discussion ci-haut, nous avons souligné l'évolution du concerto et avons fait la distinction entre le concerto grosso et le concerto avec soliste. VivaldiCorelliStravinski et Bartok proposent des examples [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://archive.org/stream/pcast190-Playlist




Feuille de Route #36 - "Concertinos"

Souvent les petits pots renfermement de bons onguents… Le terme « concertino » est plus souvemnt qu’autrement utilisé comme un diminutif, afin de désigner une petite oeuvre concertante, mais le terme « petit » est bien sûr très subjectif. [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://archive.org/stream/pcast228-Playlist





Feuille de Route #37 - "Schumann & Grieg"

Deux concerti en la mineur de deux compositeurs des plus différents: le Norvégien Edvard Grieg et l'Allemand Robert Schumann. Ces deux concerti, qui occupent la large part du montage, sont confiés au pianiste Roumain Radu Lupu. [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://archive.org/stream/Pcast037Playlist





Feuille de Route #38 - "Mendelssohn & Bruch"

Josef Suk (1929 – 2011) est issu d'une lignée impressionnante: son grand père et homonyme est le compositeur Josef Suk, et l’ arrière petit fils d'Antonín Dvořák. Suk interprète ici les concerti pour violon de Bruch et Mendelssohn. [Lire notre réflexion].
Hyperlien au menu et ã la musique: https://archive.org/details/04JosefS...inConcertoOp64





Feuille de Route #39 - " Tchaïkovski Concertant "

Cette feuille de route propose deux concerti de Tchaïkovski, extraits de ma collection vinyle: les célébrissimes premier concerto pour piano et concerto pour violon. [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://archive.org/stream/pcast134-Playlist





Feuille de Route #40 - "Beethoven & Korngold"
Cette feuille de route propose les concerti pour violon en ré majeur de Beethoven et Korngold. [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://ia601507.us.archive.org/14/i...5-Playlist.pdf





Feuille de Route #41 - "Suoni la tromba"

Notre dernier montage est consacré à la trompette, et propose l'intégrale du premier disque classique du trompettiste Wynton Marsalis, datant de 1983. [Lire notre réflexion].
Hyperlien aiu menu: https://archive.org/stream/pcast229-Playlist



mardi 12 septembre 2017

Vladimir Ashkenazy (*1937)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 12 septembre 2017.

La Revanche du Vinyle revient après deux mois d’absence avec trois sélections dont deux sont offertes sur le disque recommandé, et la troisième provident d’un écrin de la série Time-Life qui fera l’objet d’un autre billet dans cette série le mois prochain.

A l’Insar d’André Previn qui fut l’objet d’un récent billet, Vladimir Ashkenazy (maintenant octogénaire!) est un autre de ces musiciens versatiles qui se permet le rôle de récitaliste/soliste et celui de chef (en fait, ces derniers temps, il s’exécute quasi-exclusivement dans ce rôle).

Côté formation et répertoire, Ashkenazy suit la tradition de ses collègues soviétiques Gilels et Richter. Toutefois, contrairement à eux, il opte pour un pied à terre en Occident. Cette décision fut prise non pas pour des raisons politiques ou des raisons de liberté artistiques mais plutôt pour des raisons familiales. En 1961, Ashkenazy épouse une pianiste Islandaise qui étudie à Moscou, Thorunn Johannsdottir. Celle-ci fut contrainte à renoncer sa citoyenneté Islandaise et s’engager à vivre en URSS afin qu’Ashkenazy obtienne l’assentiment des autorités. Avec une belle-famille au Royaume-Uni, la bureaucratie Soviétique devient rapidement intenable pour la famnille bourgeonnante, et en 1963, ils s’exilent à Londres. Plus tard, Asjkenazy obtiendra la citoyenneté Islandaise, et s’installera plus tard en Suisse.

La carrière de pianiste d’Ashkenazy n’a pas besoin d’élaboration; ses gravures Chopin, Beethoven et Rachmaninov sont d’une autorité indéniable. Il collabore comme chambriste et comme soliste en concerto avec plusieurs grands noms. Au début des années 1970, Ashkenazy s’aventure dans le domaine de la direction d’orchestre, à commencer avec une intégrale des concerti de Mozart (agissant comme soliste et chef du Philharmonia).  Un de ces concerti est du palmarès cette semaine.

Au podium, il sera associé avec le Royal Philharmonic et les orchestres de la société NHK et de la ville de Sydney en Australie. Le disque retenu intégralement le retrouve avec l’English Chamber Orchestra dans des pages pour petit orchestre.

Bonne écoute!


Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Concerto pour piano no.21 en ut majeur, K.467 ('Elvira Madigan')
Philharmonia Orchestra
Vladimir Ashkenazy, dirigeant du clavier
Time Life Records ‎– STL M01 (Disque 2, Face B, 1973)



Richard WAGNER (1813-1883)
Siegfried Idyll, WWV 103
Arnold SCHOENBERG (1874-1951)
Verklärte Nacht pour orchestra à cordes (1917; arr. du sextuor, op.4)
English Chamber Orchestra
Vladimir Ashkenazy, direction
Decca ‎– 410 111-1 (DDA, 1984)


vendredi 8 septembre 2017

Johann Nepomuk Hummel (1778-1837)





Ce billet B + B propose notre montage # 258. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Le B+B de cette semaine vous propose trois des huit trios pour piano, violon et violoncelle de Johann Nepomuk Hummel, un personnage quelque peu négligé aujourd’hui, mais hautement reconnu et respecté par ses contemporains.

Hummel dont le père était directeur du Manège Militaire Impérial, a une carrière en plusieurs temps. Jeune musicien, certains dissent qu’il était l’élève préféré de Mozart (avec qui il vivra pendant deux ans). Il parfait sa formation avec les grands musiciens de l’heure: Clementi, Haydn, Albrechtsberger et Salieri. Il compte Beethoven comme un confrère de classes et ami (même si leur liaison a eu ses hauts et ses bas). C’est d’ailleurs alors qu’il s’exécute lors d’un concert-hommage à Ludwig qu’il fera la connaissance de Franz Schubert, qui lui dédit ses trois dernières grands sonates pour piano!

Pendant sept ans (1804-11) il sera, comme son maître Haydn, au service de la Cour du Prince Esterházy, et succèdera à son maître comme Kapellmeister après son décès en 1809. Cet épisode, relativement bref, semble être celui pour lequel on doit la notoriété durable de Hummel. Toutefois, c’est son apport au piano (comme interprète-virtuose et comme pédagogue), et sa longue liste d’émules illustres – Carl Czerny, Friedrich Silcher, Ferdinand Hiller, Sigismond Thalberg, et Adolf von Henselt – qui devrait mériter cette distinction. Son jeu (et ses compositions) ont influence Chopin, Schumann et même Franz Liszt (qui choisira Czerny plutôt qu’Hummel comme tuteur, car ce dernier lui aurait coûté trop cher!).

Deux œuvres de jeunesse figurent au programme (la première et dernière sélection). Le rondo « favori » est en fait une mini-sonate avec deux sections distinctes. Le premier trio pour piano, composé durant la même période, présage les ouvrages similaires de Beethoven et Mendelssohn. Les deux autres trios retenus, des compositions « matures », furent composés entre 1799 et 1820.


Bonne écoute!


mardi 5 septembre 2017

Tchaïkovski perdu et retrouvé


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 5 septembre 2017.

En septembre, j’ai prévu deux billets dans le cadre de ma série Intégralement Vôtre, qui souligne des albums disponibles intégralement sur YouTube.

Le billet d’aujourd’hui propose l’écourte d’une réédition de la série Philips Duo (enregistrements analogiques datant de 1964-74) proposant huit pièces pour orchestre de Tchaïkovski intitulé « Complete Tone Poens ». Le titre est quelque peu trompeur; il y a ici l’essentiel des poèmes symphoniques du compositeur, mais inclut aussi deux de ses fantaisies et ce que je considère un complément de programme avec « L’année 1812 ».

Le billet d’aujourd’hui propose quatre des huit plages de cet album de deux compacts; j’entends discuter des quatre autres dans un autre billet l’an prochain.

Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous recommande de visiter le site « Tchaikovsky Research ». C’est une ressource Wiki très étoffée qui couvre l’homme et son œuvre, et commente ses compositions à l’aide de citations provenant de ses nombreuses lettres à une panoplie de correspondants – famille, amis, confrères et mécènes.

Une visite de la page consacrée à son œuvre orchestrale (en fait, appelons-les ses œuvrespour orchestre en un seul mouvement) nous permet d’identifier trois œuvres qui reçoivent des numéros d’opus post-Pathétique (opp. 76, 77 et 78) donc « posthumes ». Le commentaire du site à propos de ces trois œuvres révèle une tendance commune que je résume en ces mots :

Après la première le compositeur, déçu, détruit la partition, mais après son décès elle est reconstruite et publiée posthumément.

L'Orage (en russe : Groza) est une pièce d'Alexandre Ostrovski écrite en 1859. Elle a connu un grand succès dès la première adaptation au Théâtre Maly et inspiré à son tour plusieurs œuvres notamment l'opéra Katja Kabanova de Janáček et ce poème symphonique de Tchaïkovski (ne pas confondre avec La Tempête, op. 18., après Shakespeare). L’orage est la première œuvre orchestrale d’envergure du compositeur, alors étudiant au Conservatoire de St-Pétersbourg et complétée pendant des vacances en 1864. Outré par la critique de la partition par le directeur du Conservatoire, cette ouverture ne fut jamais entendue en public du vivant de Tchaïkovski – elle fut créée en mars 1896 lors d’un concert dirigé par Glazounov.

Fatum (trad. Lit. le destin) fut composé suite aux encouragements de Mili Balakirev entre les mois de septembre et décembre 1868, et se veut la première soi-disant « fantaisie orchestrale » du compositeur. La Société Musicale Russe commandite deux prestations de Fatum. La première à Moscou (sous Nicolai Rubenstein) satisfait Tchaïkovski, mais la seconde à St-Pétersbourg un mois plus tard (sous Balakirev) est une déception. La correspondance entre Tchaïkovski et Balakirev entre février et mai 1869 renferme des critiques virulentes de la part de ce dernier, et Tchaïkovski détruit la partition qui sera reconstruite plus tard depuis les feuilles de musique des annales de la Société. Sir Henry Wood dirigera la re-création à Londres en 1899.

Le Voïévode (encore une fois, ne pas confondre avec l’opéra du même nom, op. 3) est une ballade symphonique composée de septembre 1890 à septembre 1891 et jouée pour la première fois (sous la direction du compositeur) le 18 novembre 1891 à Moscou lors d’un concert organisé par son confrère Aleksandr Ziloti . L'œuvre est basée sur la traduction d'Alexandre Pouchkine du poème d'Adam Mickiewicz. C'est la première œuvre dans laquelle Tchaïkovski emploie le célesta, instrument qu'il réutilise l'année suivante dans Casse-Noisette. Après la première, Tchaïkovski, déçu, détruit sa partition autographe; toutefois, anticipant la manœuvre du compositeur, Ziloti s’accapare les feuilles de musique et les garde chez-lui! Tchaïkovski reprit la partie centrale de l'œuvre et l'arrangea pour le piano en l'intitulant Aveu passionné.

Pour compléter le partage de cette semaine, j’ai ajouté Francesca da Rimini.

Bonne écoute!



Pyotr Ilyich TCHAIKOVSKI (1840-1893)

  • L’orage, op. 76 [TH 36]
  • Fatum, op. 77 [TH 41]
  • Le Voïévode, op. 78 [TH 54]

Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt
Eliahu Inbal, direction

Francesca da Rimini, op. 32 [TH 46]
New Philharmonia Orchestra

Igor Markevitch, direction



Album complet - https://www.youtube.com/playlist?lis...m8jgnQg05sPU_c

mardi 29 août 2017

André Previn (*1929)




Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 29 août 2017 et propose notre montage # 257. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Les signes avant-coureurs de l’automne se manifestent chez moi: le soleil n’est plus au rendez-vous lorsque je quitte la maison tôt le matin, notre fille cadette prépare ses valises pour la rentrée à l’uni la semaine prochaine… Temps de reprendre le collier et de partager mes réflexions hebdomadaires du mardi.

Le billet de cette semaine est un de mes montages proposés le mardi une fois par trimestre, et son sujet recoupe des partages récents autour de chefs d’orchestre qui ont plus d’une corde à leurs arcs. Récemment dans mes partages du vendredi j’ai mis en lumière Igor Markevitch et René Leibowitz, deux chefs qui étaient également des compositeurs.
L’artiste-vedette du montage d’aujourd’hui est non seulement chef et compositeur, mais également un pianiste qui a laissé sa marque et dans le classique et dans le jazz, et dont le cheminement est quand même assez particulier.


André Previn (pas d’accent dans le nom de famille, j’ai vérifié!) est né à Berlin et s’installe avec sa famille en Californie alors que la Deuxième Guerre Mondiale fait rage en Europe. L’oncle de la famille s’y était réfugié quelques années auparavant, et est directeur musical pour les studios de cinéma Universal. Son père, avocat de formation mais loin d’être à l’aise en anglais, subvient aux besoins de la famille en donnait des leçons de piano et encourage son fils dans sa propre formation musicale. Au cours des années, Previn s’investit dans le piano, prend des leçons privées en théorie et composition avec Mario Castelnuovo-Tedesco et (plus tard) avec Pierre Monteux en direction d’orchestre.

Encore adolescent, Previn s’intéresse au jazz, et travaillera dans le réseau des studios Hollywoodiens comme arrangeur et compositeur, culminant avec un contrat permanent avec le studio MGM à 18 ans! Il roulera sa bosse chez MGM pendant une quinzaine d’années avant de diriger des orchestres en concert – musiques de films et concerts populaires au début, mais assez rapidement, il s’associera avec des orchestres Européens (à Londres surtout) afin d’entreprendre une carrière de chef à temps plein, continuant ses activités de compositeur et de pianiste à l’occasion.

Aujourd’hui, Previn est établi comme un spécialiste du répertoire néoromantique et moderne, et compose des commandes de la part d’artistes des deux côtés de l’Atlantique. Les enregistrements retenus au montage  incluent une paire de concerti dirigés du clavier – un Mozart et le Concerto en fa de Gershwin, et, en complément de programme, une série de ses miniatures pour piano solo datant des années 1970.


Bonne écoute!


vendredi 25 août 2017

Concertos pour hautbois





Ce billet B + B propose notre montage # 256. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Le son distinctif du hautbois et de ses compères le cor anglais et l’oboe d’amore    lui accorde une place de choix parmi les bois d’un orchestre; c’est d’ailleurs l’instrument qui donne le ton – sinon la note d’accord – avant le début d’un concert.

Je n’ai pas de données officielles qui supportant mon impression, mais il me semble que de tous les vents, l’instrument soliste qui prévaut dans le répertoire concertant est le hautbois et non la flûte, la clarinette ou la trompette. Le berceau du concerto, l’Italie et Venise en particulier – se frottera au concerto pour hautbois et à la polémique autour de son usage vis à vis celui du violon comme instrument soliste. Vivaldi approchera le hautbois comme un substitut du violon – hormis le fait qu’il doit accommoder la respiration et le diapason de l’instrument. D’ailleurs, Vivaldi propose le violon comme instrument substitut s’il n’y a pas de hautbois…

Son confrère Tomaso Albinoni, un compositeur de pages lyriques, qui a d’ailleurs épousé une cantatrice, approche le hautbois plutôt comme une voix et non pas comme un autre instrument – un modèle qui sera calqué par beaucoup d’autres compositeuirs. Il composera des douzaines de concerti et autres sonates accompagnées par des cordes pour cet instrument.

Domenico Cimarosa était surtout connu pour ses pages lyriques, comme Albinoni, mais il a également laissé une trentaine de sonates pour clavier, inspirées d’un autre grand Domenico (Scarlatti). En 1949, le compositeur Australien Arthur Benjamin regroupe quatre de ces sonates et en crée un concerto pour hautbois et cordes.

Les deux derniers titres de notre montage impliquent eux aussi des compositeurs de musique lyrique. Vincenzo Bellini laisse peu de musique autre que des opéras,m nais une de ces pages est ce joli concerto pour hautbois qui date de 1823.

Parmi les œuvres tardives de Richard Strauss on compte son ravissant concerto pour hautbois, une œuvre qu’on doit apparemment à la rencontre fortuite entre Strauss et un soldat américain, John de Lancie, qui était avant son enrôlement dans l’armée premier hautbois de l’Orchestre Symphonique de Pittsburgh. Cantonné à Garmisch peur après la Deuxième Guerre Mondiale, il profite de l’occasion pour visiter le vieux compositeur et lui demande s’il n’avait jamais considéré composer un concerto pour son instrument. Quelques mois plus tard, Strauss complète ce concerto et il sera créé à Zurich. Il accorde le droit de créer le concerto aux USA à de Lancie qui, alors, était un membre associé des bois du Philadelphia Orchestra et non premier pupitre. Pour des raisons de décorum, de Lancie cède la première à un confrère d’un autre orchestre (celui de la société CBS), Mitch Miller qui deviendra plus tard une vedette de la télé américaine comme chef et producteur d’émissions musicales pour le diffuseur.

Promu premier pupitre et membre pour plus de 30 ans des bois à Philadelphie, de Lancie jouera finalement le concerto après sa retraite comme membre de l’orchestre.


Bonne écoute


 

Pages vues la semaine précédente