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mardi 17 octobre 2017

Bach: Quatre suites pour clavier


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 17 octobre 2017. 

Pour le Jadis sur Internet de cette semaine, j’ai grate les fonds de tiroir pour dénicher quatre suites pour clavier de Jean Sénastioen Bach. Bach a composé des suites, des partitas et des ouvertures dans le format de la suite de danse baroque pour les instruments solo tels que le clavecin, le luth, le violon, le violoncelle et la flûte et pour orchestre.

Dans le catalogue pour clavier solo de Bach, nous nous concentrons typiquement sur le groupe de 19 suites pour clavier, six suites anglaises, BWV 806-811, six suites françaises, BWV 812-817, les six Partitas, BWV 825-830 et l'ouverture dans le Style français, BWV 831.
L’appellation «anglais» et «français» n'est pas nécessairement attribuée à Bach  - les suites furent baptisées «Françaises» autour de 1762 et de même, les suites anglaises ont reçu une appellation ultérieure.

Le biographe de Bach, Johann Nikolaus Forkel, écrivait dans sa biographie de Bach en 1802: «On les appelle habituellement des Suites françaises parce qu'elles sont écrites à la française». Cette affirmation, cependant, est inexacte: comme les autres suites de Bach, elles suivent une convention largement italienne. Les Courantes de la première (en ré mineur) et la troisième (en ré mineur) sont de style français, les Courantes des quatre autres suites sont toutes à l'italienne

Les suites anglaises de Bach affichent moins d'affinité avec le style baroque anglais que les suites françaises au style baroque français; le nom «anglais» semble justifiée parce que ces oeuvres auraient pu être composés pour un noble anglais. On a également suggéré que ce nom soit un hommage à Charles Dieupart, dont la renommée était la plus grande en Angleterre.

Les six partitas pour clavier sont le dernier ensemble de suites que Bach a composé et le plus techniquement exigeante des trois. Bien que chacune des Partitas ait été publiée séparément sous le nom de Clavier-Übung, elles furent ensuite rassemblées en un seul volume en 1731, avec le même nom, que Bach lui-même a choisi d'intituler son Opus 1.

Bonne écoute!

Johann Sebastian BACH (1685-1750)

Suite anglaise no. 2 en la mineur, BWV 807
Justine McIntyre, piano

Suite anglaise no. 3 en sol mineur, BWV 808
Suite française no. 6 en mi majeur, BWV 817
Sonia Rubinsky, piano

Partita pour clavier no.1 en si bémol majeur, BWV 825
Elaine Lau, piano


Téléchargements MP3.COM (décembre 2002)


 

vendredi 13 octobre 2017

Antonio Salieri (1750-1825)





Ce billet B + B propose notre montage # 261. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Le B+B d'aujourd'hui présente un montage d'œuvres du maître classique italien Antonio Salieri. Né à Legnano en 1750, Salieri est venu à Vienne à l'âge de 15 ans, où il rencontre Gluck et l'empereur Joseph II. Salieri fut invité à se joindre à des séances de musique de chambre avec l'empereur, et s'est vite retrouvé lancé dans une carrière à la cour impériale.

Le folklore veut suggère une opinion austère de Salieri: qu'il était le bourreau qui a conduit Mozart à une tombe précoce et qu'il était un mauvais compositeur. Si Salieri n'était pas le personnage envieux et colérique dépeint dans le film Amadeus, qui était-il? Ce qui est certain, c'est qu'en 1781, lorsque Mozart, âgé de 25 ans s'installa à Vienne, Salieri, de six ans son aîné, y était une étoile établie.

Un jeune compositeur ambitieux comme Mozart aurait peut-être souhaité que Salieri ne soit pas dans son chemin, mais l'inverse? Que non!. Alors que Mozart collabore avec Beaumarchais (Le Nozze di Figaro), Salieri travaillait déjà sur Tarare, sur un livret de Beaumarchais, un un succès à Paris.
Et si les collaborations de Mozart avec le librettiste Lorenzo da Ponte ont portent fruit, on rappelle que c’'était Salieri, après tout, qui amène Da Ponte à Vienne. Cependant, si on croit l'épouse de Mozart, il y aurait eu un incident suggérant possiblement une rivalité. Elle a prétendu que Salieri avait s’est vu offrir originalement le livret de Da Ponte pour Cosi Fan Tutte - et l'avait rejeté comme sans valeur musicale. Quand Mozart a mis la main dessus, Salieri humilié a dû manger ses mots.

Ce n'est qu'après la mort de Mozart que Salieri aurait eu une véritable raison de le détester. 

Contrairement à celle de ses prédécesseurs, la musique de Mozart a continué à être jouée posthumément devenant ainsi le premier compositeur dont le culte de la célébrité a réellement fleuri après sa mort. Salieri, cependant, avait survécu son talent. Il a écrit presque aucune musique pour les deux dernières décennies de sa vie.

Il a eu une liste impressionnante d'élèves: Beethoven, Schubert, Meyerbeer et Liszt - sans oublier Franz Xavier Mozart, le jeune fils de son prétendu adversaire. Mais le compositeur qui avait déjà été à l'avant-garde de nouvelles idées d'opéra n'enseignait pas nécessairement à ses étudiants d'être aussi novateurs; Nous ne pouvons qu'être reconnaissants que Schubert ait ignoré ses commentaires négatifs envers le genre «intolérable» du lieder.

Notre montagecommence par une pièce pour piano de Mozart définissant six variations sur un thème sur l'Aria "Mio caro Adone" de l'Opéra La fiera di Venezia de Salieri. Le jeune compositeur était encore dans son adolescence quand il l’a écrit et devait admirer Salieri à l'époque.

Cela soulève une question inévitable mais peut-être injuste: comment l’œuvre de Salieri se compare-t-elle à celle de Mozart? On pourrait dire que la musique de Salieri est plus mature et texturée, alors que celle d’Amadeus a très souvent mis l'accent sur la mélodie. Mais il est préférable d'évaluer simplement Salieri en fonction de notre petit échantillonnage.

Les Variations de Salieri sur "La follia di spagna", est un des rares exemples de variations orchestrales écrites avant la fin de la période romantique, lorsque la forme est devenue plus populaire suite au succès des Variations Haydn de Brahms en 1873.

Le prochain montage propose une paire de concertos pour des groupes d'instruments et orchestre, rappelant le genre concerto grosso de la période baroque.

On pourrait entendre des échos de Le Nozze di Figaro au début de La Veneziana, où les cordes jouent merveilleusement. En fait, il est peut-être plus exact de dire que Mozart fut inspiré par son collègue.


Bonne écoute!


mardi 10 octobre 2017

C'était l'bon temps


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 10 octobre 2017. Ce billet est adapté de la version anglaise originale.


En guise de préambule au partage de cette semaine, permettez-moi une réflexion nostalgique autour de la télé de mon enfance à Montréal – avant le numérique, les chaînes spécialisées et tout ce qui est disponible aujourd’hui, il y a jadis eu une époque où le choix du téléspectateur était limité aux chaînes disponibles sur les ondes terrestres. A Montréal, on n’avait que quatre chaînes – deux en anglais (CBC et CTV) et deux en français (TVA er la SRC). Si la programmation avait ses hauts et ses bas, les week-ends avant midi étaient un véritable désert médiatique. La SRC proposait une programmation religieuse (Le jour du Seigneur) et une programmation agricole et rurale (La semaine verte). La CTV offrait ses ondes en service public à la communauté Italienne (Teledominica) et la CBC… Bien personne n’écoutait la CBC, surtout le dimanche matin!

TVA a tenté de remplir sa grille horaire avec plus ou moins de succès (pour nous qui avions accès au service de câblodistribution, on pouvait capter La Lutte Grand-Prix sur Télé 7 de Sherbrooke), mais pendant une demi-douzaine d’années , ma Tante Béatrice aimait bien l’émission de Fernand Gignac, C'était l’bon temps, où notre crooner national jouait de vieux 78 tours des artistes Français et Québécois des années 1940 et 50: Georges Guitary, Luis Mariano, Tino Rossi, Alys Robi, et même parfois un jeune Gignac.

Le partage de cette semaine, si on veut,  rappelle un peu le format de cette vieille émission. Dans ses émission hebdomadaires d’Opéra sur la chaîne de radio publique de Sacramento en Californie, Sean Bianco propose des opéras sur disque intégralement (j’en ai partagé quelques-uns ici et sur d’autres de mes plateformes) et il propose souvent en complément des extraits supplémentaires qu’il appelle « Opera Potpourri ». Il expose souvent des artistes qui ont gravé sur disque alors que l’industrie était à son enfance (technologiquement et en termes de popularité pour ce genre de répertoire). J’ai retenu quelques-uns de ces fragments d’émission et les ai rassemblés ici pour votre bon plaisir. Les extraits sont commentés (en anglais) par M. Bianco et je vous offre ici quelques notes d’usage, pour ceux d’entre vouis qui sont moins à l’aise en anglais.

Les deux premiers extraits mettent en valeur Jussi Björling. Dans un premier temps, ("Jussi Björling Vol.2"Nimbus: NI7842) un jeune Björling  chante des extraits du répertoire standard dans des traductions Suédoises. Dans un second temps (“Jussi Bjorling - The First Ten Years”, Nimbus: NI7835), sauf pour un extrait, c'est dans des versions originales.

LA BELLE HÉLÈNE (J. Offenbach), Au mont Ida trois déesses [trad. Suédoise] 
Rec: 31 May 1938 Matrix: OSB 755-1 HMV Cat: X 6090 
DER ZIGEUNERBARON ( J. Strauss II), Wer uns getraut? [trad. Suédoise] 
with Hjördis Schymberg (soprano), Rec: 28 April 1938 Matrix: OSB 741-5 HMV Cat: X 6146 
DER BETTELSTUDENT (C. Millöcker), Ich hab' kein Geld, bin vogelfrei [trad. Suédoise] 
Rec: 28 April 1938 Matrix: OSB 743-4 HMV Cat: X 6090


L'AFRICANA (G. Meyerbeer), O Paradiso 
Rec: 4 September 1937 Matrix: 2SB 573-2 HMV Cat: DB 3302 
LA GIOCONDA (A. Ponchielli), Cielo e mar 
Rec: 3 September 1937 Matrix: 2SB 570-2 HMV Cat: DB 3302 
LA BOHÈME (G. Puccini), Che gelida manina 
Rec: 4 December 1936 Matrix: 2SB 439-2 HMV Cat: DB 3049 
MANON (J. Massenet), Il sogno (En fermant les yeux) 
Rec: 10 August 1938 Matrix: 2SB 779-2 HMV Cat: DB 3603 
G. Rossini, Cujus animam from “Stabat Mater” (1842), 
Rec: 12 October 1938 Matrix: 2SB 823-3 HMV Cat: DB 3665 
IL TROVATORE (G. Verdi), Di quella pira [trad. Suédoise] 
Rec: 3 March 1934 Matrix: OPA 235-2 HMV Cat: X 4265 


La dernière plage du partage propose un nombre de belles voix de l'âge d'or du Met: Rosa Ponselle (1897 –1981), Giuseppe De Luca (1876 –1950) et Lauritz Melchior (1890 –1973).

“Rosa Ponselle Vol.3”, Nimbus: NI7878
IL TROVATORE, Tacea la notte placida 
Rec: 16 Nov 1922 Mat: 98051-1 Columbia Cat: 68036D Romano Romani dir.
LA FORZA DEL DESTINO (G. Verdi), Pace, pace mio Dio 
Rec: 11 Dec 1923 Mat: C29060-4 Victor Unpublished Rosario Bourdon dir.

“Giuseppe de Luca”, Nimbus: NI7815
LA GIOCONDA, Enzo Grimaldo, Principe di Santafior 
with Beniamino Gigli (tenor), Rec: Nov 1927 Matrix: 41072 Victor Cat: 8084B
RIGOLETTO (G. Verdi), Piangi, fanciulla 
with Amelita Galli-Curci (soprano) Rec: 1927 Matrix: A 41236 Victor Cat: 3051
IL BARBIERE DI SIVIGLIA (G. Rossini), Largo al factotum 
Rec: 1917 Matrix: 19163 Victor Cat: 6077

“Rosa Ponselle Vol.3”, Nimbus: NI7878
S. Foster, Old Folks at Home (also known as Swanee River, 1851)
Rec: 4 June 1925 Mat: CVE 32865-3 Victor (Unpublished) Pasternack dir.

“Lauritz Melchior”, Nimbus: NI7816
DIE MEISTERSINGER VON NÜRNBERG (R. Wagner), Morgenlich leuchtend im rosigen Schein 
Recorded 1924-1939 (?) Philadelphia Orchestra, Eugene Ormandy, dir.


lundi 9 octobre 2017

Le Messie (Handel)

Le billet suivant est l'adaptation d'un billet paru sur OperaLively.


Le billet d'aujourd'hui pour l'Action de Grâce ici au Canada, serait mieux programmé pour Pâques ou Noël. Toutefois, afin de soutenir un épisode des Routes du Lairier prévu dams une dizaine de jours, je vous le propose aujourd'hui.

Händel composa le Messie en 1741, à l'occasion d'une tournée de concerts de charité en Irlande. Le texte réfère principalement à la résurrection du Messie et à la rédemption qu'elle opère: l'œuvre fut écrite pour le temps de Pâques et jouée pour la première fois lors de cette fête. Cependant, il est devenu de tradition, depuis la mort du compositeur, de la jouer pendant le temps de l'Avent — les semaines qui précèdent la fête de Noël — plutôt que pendant le temps de Pâques. Ces concerts ne jouent souvent en fait que la première section du Messie, concernant l'Annonce de la venue du Christ et sa naissance, ainsi que le chœur de l'Alleluia

L'œuvre est aussi jouée à Pâques, en particulier les parties concernant la résurrection qui sont souvent des pièces jouées pendant les offices. L'air de la soprano I know that my redeemer liveth est souvent entendue lors de funérailles chrétiennes. 

Le Messie  faisait appel à l'origine à un petit orchestre formé de cordes, que Handel renforça après sa création avec des trompettes, hautbois et timbales. Le style vocal, les grands contrepoints choraux, une brillance un peu extérieure destinent cette œuvre autant au concert qu'à l'église.

La version retenue a ceci de particulier: elle est basée sur une édition du musicologue Britannique Ebenezer Prout adapté par le chef Leonard Bernstein. Sa principale adaptation fut de regrouper les textes créant une section pour l'Avent et une section Pascale.



Georg Friedrich HANDEL (1685 - 1759) 
Messiah, HWV 56
Livret en Anglais de Charles Jennens depuis des sources bibliques
Adele Addison, soprano
Russell Oberlin, haute-contre
David Lloyd, ténor
William Warfield, baryton
Westminster Choir
(John Finley Williamson, dir.)
New York Philharmonic
Leonard Bernstein, direction


1ere partie: Section de l'Avent

 


2eme partieo: Section Pascale



Détails: http://www.tp4.rub.de/~ak/disc/ro/sony60205.html



mardi 3 octobre 2017

Mozart – Concerti pour piano nos. 18, 22 et 25


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 3 octobre 2017.

Les concerti pour piano de Mozart sont, à mon avis, le genre où nous pouvons vraiment apprécier sa croissance en tant que compositeur, car il les a produits continuellement tout au long de sa carrière. Les Concerti Nos 1-4 (K. 37, 39, 40 et 41) sont des arrangements de mouvements de sonate par d'autres compositeurs, laissant 23 concerti "originaux" (les concerti nos 7 et 10 sont respectivement pour trois et deux claviers).

J'ai commencé à partager un peu de ce que nous appellerions les Concertos pour piano "tardifs" de Mozart avec les nos. 17 et 21 récemment partagés. Le billet d'aujourd'hui proposent des extraits d<un coffret TIME-LIFE de 5 microsillons de reprises assemblés au début des années 1970 et que j'ai acquis il y a plusieurs années dans un magasin d'occasion. J'ai déjà présenté le Concerto no. 21 à partir de cette compilation, et le concerto no. 24 il y a de nombreuses années dans un partage sur Sir Clifford Curzon. Les trois œuvres présentées aujourd'hui (nos 18, 22 et 25) présentent trois solistes et orchestres différents.

La conception Mozartienne du concerto pour piano tente de résoudre le problème existentiel autour de la présentation du matériel thématique chez l'orchestre le soliste, et la plupart de ses meilleurs exemples proviennent de ses œuvres tardives. Trois concerti composés en 1784, K. 453 (n ° 17), 456 (n ° 18) et 459 (n ° 19) peuvent être considérés comme formant un groupe, car ils partagent certaines caractéristiques, comme le même rythme à l'ouverture. K. 453 (présenté dans notre récent montage Previn) a été écrit pour Barbara Ployer et est célèbre en particulier pour son dernier mouvement. Le prochain concerto du groupe, K. 456 (présenté aujourd'hui) était, depuis longtemps, censé avoir été écrit pour la pianiste aveugle Maria Theresa von Paradis.

Ensuite, composé en 1785, K. 482 (no 22) est légèrement moins populaire, peut-être parce qu'il manque les thèmes frappants présentés dans K. 467 (du même coffret Time-Life, entendu dans notre partage Ashkenazy). Pour terminer la sélection de cette semaine, nous avons le dernier ouvrage Mozart de 1786, n ° 25, K. 503, l'un des concerti les plus expansifs de tous les concertos classiques, rivalisant avec le concerto Empereur de Beethoven.


Un dernièr détail - le clip de Barenboim jouant et dirigeant le no. 18 a été retiré de YouTube, mais je l'ai publié comme une piste MP3 sur notre version Internet Archive de la playlist d'aujourd'hui.

Bonne écoute!




Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Concerto no. 18 en si bémol majeur, K. 456
English Chamber Orchestra
Daniel Barenboim, dirigeant du piano

Concerto no. 22 en mi bémol majeur, K. 482
Karl Engel, piano
Salzburg Mozarteum Orchestra
Leopold Hager, direction
YouTube - https://youtu.be/YFQf-05zfOk[


Concerto no. 25 en ut majeur, K 503
Alicia De Larrocha, piano
London Philharmonic Orchestra
Georg Solti, direction
YouTube - https://youtu.be/-XVrRB_wgPM


Time Life Records ‎– STL M01
Format: 5 × Vinyl, LP, Compilation (1973)
Détails - https://www.discogs.com/Wolfgang-Ama...elease/4295176


dimanche 1 octobre 2017

Programmation Automnale 2017

Déjà l'automne! Treize semanes de programmation pour votre bon plaisir!

Mardi en Musique

J'entends continuer avec mes partages hebdomadaires sur MQCD-Musique Classique, y compris trois chapitres (un par mois) des Routes du laitier.

  • Intégralement Vôtre - Schubert avec la regrettée Gundula Janowitz (MM)
  • Jafis surInternet - Suites pour clavier de J. S. Bach  (MP3.COMMM) et Beethoven "en concert" (LiberMusicaMM)
  • Revanche du Vinyl - Concerti pour piano de Mozart (MM), Rachmaninov sur disque (MM) et Les Planètes de  Holst' (MM)
  • Autres billets - C'était l'bon temps (MM) et autres à déterminer
  • B+B Boni du 5e mardi (Octobre - Stravinski Symphonique (MM)
B+B
  • Octobre - Montages sur Mozart (B+B) et Salieri (B+B)
  • Novembre -  "In Memoriam" Sir Jeffrey Tate (B+B) et l'Irlandais John Field (B+B)
  • Décembre - pianistes légendaires: Edwin Fischer et Bach  (B+B) et Rudolf Serkin  et Beethoven (NEW PODCASTB+B)
  • Notre Bilan Annuel et Playlist de ramassis YouTube

Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de transferts vinyl. Visitez le nouvel onglet pour l'écouter!


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vendredi 29 septembre 2017

Rostropovich & Chostakovich





Ce billet B + B propose notre montage # 260. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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C’était l’anniversaire de naissance de Dmitri Chostakovitch lundi dernier donc une belle occasion de partager une paire de ses compositions lors de notre B + B “boni” pour ce 5ie vendredi de septembre.
L’autre artiste en vedette cette semaine – celui-ci dans le cadre de notre série de partages dédiés aux chefs qui ont plus d’une corde à son arc – le chef et violoncelliste Russe, Mstislav Rostropovich.

Dès l'âge de 4 ans, Rostropovich apprend le piano auprès de sa mère, pianiste confirmée, puis à dix ans, également le violoncelle auprès de son père Léopold, violoncelliste éclairé qui avait étudié auprès de Pablo Casals et lui-même fils de violoncelliste. À treize ans, en 1940, il donne son premier concert en tant que soliste, où il interprète le Concerto pour violoncelle n° 1 de Camille Saint-Saëns.

Probablement le violoncelliste le plus réputé du xxe siècle, Rostropovich est un véritable virtuose qui a marqué le paysage international de la seconde moitié du xxe siècle. En tant que violoncelliste, il a interprété un nombre considérable d'œuvres (plus de cent premières) et a poursuivi sa vie durant l'objectif avoué de constituer pour son instrument un répertoire qu'il jugeait jusqu'alors insuffisant (en comparaison avec celui du violon par exemple).

Promouvant l'art sans frontière, la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, Mstislav Rostropovitch n'est pas très bien vu par le régime de Léonid Brejnev. Son amitié avec Alexandre Soljenitsyne et son soutien aux opposants au régime en place sont la cause d'une disgrâce officielle au début des années 1970; il est alors exclu de nombreux groupes musicaux. Rostropovitch, sa femme et leurs enfants obtiennent de pouvoir quitter l'Union soviétique pour aller s'installer aux États-Unis en 1974. En 1978 il est officiellement déchu de sa citoyenneté soviétique par Léonid Brejnev pour « actes portant systématiquement préjudice au prestige de l'Union soviétique ». Suite à ;a fin de l’ère Soviétique, le 16 janvier 1990, Mikhaïl Gorbatchev signe le décret de réhabilitation de Rostropovitch et il fera un grand retour peu aprèS dirigeant le National Symphony Orchestra de Washington sur la Place Rouge.

Rostropovitch et Chostakovitch

Vissarion Chebaline, le directeur du conservatoire de Moscou et un ami de son père, l'inscrivit au conservatoire en piano, violoncelle, direction d’orchestre et en composition à l'âge de seize ans alors que le règlement exigeait que les élèves aient dix-huit ans. Chostakovitch y enseignait l'orchestration. Rostropovitch qui rêvait de devenir son élève a obtenu de pouvoir lui jouer un concerto pour piano qu'il avait composé. Sa prestation a plu à Chostakovitch et il est entré dans sa classe. L'érudition musicale extraordinaire du maître émerveillait son élève et leur relation s'est peu à peu muée en une véritable proximité, jouant souvent ensemble à quatre mains les symphonies de Mahler.

En décembre 1945, Rostropovitch a participé au premier grand concours d'après-guerre organisé en Union soviétique dont le jury était présidé par le grand compositeur et, à l'âge de dix-huit ans à peine et devant de très nombreux compétiteurs, il a remporté le premier prix de violoncelle (ex-aequo avec le pianiste Sviatoslav Richter).

Leur amitié s'affirme et ne faiblira pas. Chostakovitch a dédicacé à Rostropovitch ses deux concertos pour violoncelle. Lui qui ne montrait jamais à personne ses œuvres avant leur achèvement lui laissa lire le Deuxième Concerto alors en cours d'écriture ; et alors qu'il supportait mal qu'on intervînt dans son travail, il intégra les quelques indications que le violoncelliste lui fit au sujet des cadences.
En lever de rideau, le deuxième concerto pour violoncelle composé par Chostakovitch au printemps 1966, lors d'un séjour en Crimée. Il est dédié, comme le Premier Concerto Rostropovitch qui en donna la première le 25 septembre 1966 sous la direction d’Evgueni Svetlanov lors d’iun concert pour le 60ie anniversaire de naissance du compositeur.

L'admiration de Rostropovitch pour son ancien professeur ne s'est jamais démentie. Il a acheté et fait rénover à Saint-Pétersbourg l'appartement dans lequel Chostakovitch a vécu de 1914 à 1934. Il y a réuni une grande quantité de documents et de souvenirs ayant appartenu au compositeur pour y créer un musée qui lui est consacré au numéro 9 de la rue Marat

La Cinquième Symphonie est la symphonie la plus jouée et la plus enregistrée du compositeur. Elle fut écrite en trois mois en 1937, et créée le 21 novembre de la même année à Léningrad sous la direction d’Evgeni Mravinski. La première de l’œuvre bouleversa l'assistance à tel point que beaucoup pleuraient, réaction inhabituelle à une œuvre nouvelle.

Le 25 janvier 1938, le journal Vetcherniaia Moskva publie un article de Chostakovitch intitulé "Ma réponse d'artiste". On y trouve le passage où Chostakovitch dit que la Cinquième Symphonie serait « la réponse concrète et créative d'un artiste soviétique à une critique justifiée ». Cette définition est considre en Occident comme le sous-titre « officiel » donné par l'auteur lui-même à sa symphonie
La prestation du montage propose Rostropovich aux commandes de son orchestre de Washington qu’il dirigera de 1977 à 1994.


Bonne écoute!


 

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