mardi 30 septembre 2014

Prtogrammation - octobre 2014

Thématique du mois

"O" pour "octobre" nous amène à "O" pour "opéra", et donc notre programmation du mois sera axée sur l'opéra, incluamt un bon nombre d'extraits et d'opéras complets - sinon courts.

Blog et Baladodiffusion du vendredi
Mardi en Musique (Première diffusion sur MQCD Musique Classique)
L'opéra du mois

Mirella Freni et Luciano Pavarotti chantent les rôles principaux de L'Amico Fritz de Mascagni.

Dimanche "en pantoufles"

Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de travsferts vinyl. Cliquez ici pour la lire, et visitez la page d'accueil du forum pour l'écouter!


Visitez nous sur Facebook , Networked Blogs et Google + afin de visionner notre contenu et nous joindre avec vos comentaires!

La Chronique du Disque (septembre 2014)



Le billet suivant est ma Chronique du Disque du 30 seprtembrte 2014.

NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globale, veuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes



Mes suggestions pour septembre
 

Schubert: Wanderers Nachtlied



En dépit d'une mort prématurée, Schubert reste une compositeur fort prollifique, qui nous a laissé plus de 600 mélodies (sacrées et profanes), des lieder pour voix masculine ou féminine et piano. On connaît les faneux recueils (Wintereise, par exemple), mais la vaste majorité de ces mélodies sont des pièces individuelles. Cet album de deux disques est le huitième volet d'une intégrale Schubert du baryton Matthias Goerne pour la maison Harmonia Mundi, et se veut une belle addition à la discograpghie des lieder de Schubert. J'appuie largement la critique favorable recullie par l'artiste, quoique je reste un inconditionnel de Fisher-Dieskau dans ce répertoire. Ce disque apporte toutefois une rtechnologie moderne et une prise de son examplaire.  QS = A, IG = A.


Swan Lake : Integral
[eMusic]


Il va sans dire que le ballet est un art de performance, qui met en évidence l'athlétisme et le lyrisme visuel d'une chorégraphie, et nous amène à la question peut-on vraiment évaluer pleinement la musique d'un ballet sans la présence de danseurs? Dans la majorité des cas, on propse en concert des extraits (ou suites) de ballets et rarement l'intgrale de la partition, justement parce que l'exécution de la partition seule peut être, disons,  stérile. Il y a des exceptions - on pense aux ballets de Stravinski, par exemple. Mais pour Tchaïkovski, l'écoute de suites de ballets semble plus appropriée. Afin d'illiustrer mon point de vue, voici une audition de la trame sonore d'une vidéo produite par le ballet du Bolchoï (datant, je crois, de 1989 avec son orchestre-maison sous Algis Zhuraitis). Il y a un problème de qualité sonore (sans doute due au transfert numérique, compliqué par les titres des plages inexacts au dernier acte), mais d'abord et avant tout, la ledture est daptée à la chorégraphie, avec des tempi qui "marchent" pour des danseurs mais pas forcément adaptés pour une exeécution orchestrale. Peut-être seriez-vous mieux nantis avec la vidéo... QS = B, IG = B.

Carlo Bergonzi - Canzoni Napolitane
[eMusic]
Parmi les artistes qui nous ont quitté ces derniers mois, on compte le grand ténor Italien Carlo Bergonzi, un trésor national qui a dominé les grandes scènes opértatiques Italiennes au cours des années 1950 et 1960, et probablement le ténor Verdien le plus réputé de sa génération. La comparaison avec les chanteiurs plus célèbres qui l'ont suivi (on pense à Pavarotti, bien sûr) est inévitable, et afin de les comparer, voici des s.lections du répertoire Napolitain que nos deux ténors ont gravé pour la postérité. Ici, Bergonzi est accompagné par un orchestre de chambre Espagnol (choix curieux mais sans importance) et propose des interprétations pleines de chaleur et d'émotion, qui feraient pâlir notre Luciano.  Bergonzi "vend la salade" avec brio, et cette complation de chansons bien connues compte parmi mes préférées. Nous reviendrons avec Bergonzi dans un montage-hommage plus tard cette année,  QS = A, IG = A.

 

Liszt - 19 Hungarian Phapsodies (Dichter) 
[Torrent]
Parlant de montages prévus pour les mois prochains, je prépare une intégrale des rhapsodies Hongroises de Liszt, et pour le piano et pour orchestre. En faisant du minage sur le web, j'ai retrouvé cet écrin qui propose l'intégrale des 19 rhapsodies, sous les doigts du pianiste Missha Dicnter. Dans la collection de ma mère, il y avait in disque de Dichter jouant Liszt qui comptait certaines de ces mêmes interprétations, et c'est avec un peu de nostalgie que ces enregistrements vieux de quelques décennies se retrouvent sur mon iPod. Dichter propose Liszt sans prétantion, sans balivernes; et c'est Liszt qui sonrt vainqueur, puisqu'on retrouve sa musique transmise sans les distractions qu'on retrouve trop souvent avec d'autres artistes.  QS = A, IG = A-.



WIENIAWSKI / SARASATE: Violin Showpieces
[eMusic]
Un des artistes bien apppréciés sur MQCD Musique Classique est le violoniste Manitobain James Ehnes, qu'on ne peut plus vraiment considérer comme un "jeune artiste", puisqu'il connaît une carrière internationale bien établie, jouant avec les grands orchestres aux quatre coins du Monde. Ehnes s'est fait entendre dans mon patelin récemment en récital de chambre, et c'est dans cette formule qu'on le retrouve sur un disque de la Société Radio-Canada qui date déjà de plusieurs années. Le répertopire choisi ici en est un de pièces virtuoses, des "showpieces" comme on le dit en Anglais. MM. De Sarasate et Wieniawski proposent des plages pour violon qui comportent des défis, surpmontés ici avec grande agilité par notre James national. Comme pour le Schuibert et le Liszt proposés ci-haut, on pourrauit piger plusieurs gravures de ces pièces par des artistes "célèbres", mais M. Ehnes n'a pas à fuir la comparaison, car elle lui est plutôt favorable!  QS = A, IG = A.




dimanche 28 septembre 2014

Radu Lupu joue Grieg & Schumann



Le billet suivant est la reprise d.un billet du blog  I Think You Will Love This Music Too (Montage # 37) du 6 janvier 2012


pcast037 Playlist


En Pantoufles aujourd'hui, deux concerti en la mineur de deux compositeurs des plus différents: le Norvégien Edvard Grieg et l'Autrichien Robert Schumann.

Ces deux concerti, qui occupent la large part du montage, sont confiés au pianiste Roumain Radu Lupu. Les notes bographiques ci-dessous sont extraites de Wikipedia, et ressemblent étrangement à celles qu'on retrouve sur la page Facebook du pianiste:
Radu Lupu est né à Galați en Roumanie le 30 novembre 1945.Il commença le piano à l'âge de six ans avec Lia Busuioceanu, et fit ses débuts en public à douze ans, dans un concert où il produisit ses propres compositions. Après avoir terminé ses études au lycée à Galați, et avoir été diplômé de l'École des arts populaires de Brașov, il continua ses études au conservatoire de Bucarest avec Florica Musicescu (qui enseigna également à Dinu Lipatti) et Cella Delavrancea. En 1961, il obtint une bourse d'étude au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il reçut l'enseignement de Galina Eghyazarova, de Heinrich Neuhaus et de Stanislav Neuhaus.
Les concerts et les enregistrements de Lupu pour le compte de la compagnie Decca, quoique peu fréquents et composés d'un répertoire limité, ont été systématiquement acclamés par la critique et le public. Bien qu'entraîné selon l'école russe de piano, il est particulièrement célèbre pour ses interprétations lyriques et pleines de sentiments profonds des grands compositeurs allemands et autrichiens du xviiie et du xixe siècle, spécialement Schubert, Brahms, Beethoven et Mozart. Il est également célèbre pour des interprétations d'œuvres des compositeurs tchèque Leos Janácek et hongrois Béla Bartók.
La prestation enregistrée est celle que j'ai présenté dans mes Coups de Coeur 2011 sur MQCD, où il est accompagné par le London Symphony et Andre Previn.

En complément de programme, les variations Abegg de Schumann et une des collections de Pièces Lyriques de Grieg

Bonne écoute!

vendredi 26 septembre 2014

Quoi de neuf, Franz Schubert?





Le  montage # 166 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast166


pcast166- Playlist

=====================================================================

Nous terminons notre écoute de neuvièmes symphonies avec « la grande » symphonie en ut majeur de Schubert.

Le catalogue Schubert suggère qu’il y a environ une dizaine d'œuvres qui ont été soit publiées sous forme de symphonies, ou n'ont jamais dépassé le stade des croquis. Au fil des ans, la numérotation des symphonies de Schubert a maintes fois changé en raison des divergences entre les notations de Schubert sur ses partitions et les résultats de recherches dans les pratiques d'impression et la production de papier au début du XIXe siècle; il n'est donc pas rare de rencontrer des références à la Grande comme septième plutôt que neuvième.
La Grande (certains diront sa plus grande composition) n'a jamais été entendue par le compositeur, parce que les musiciens viennois la considéraient injouable. Après la mort de Schubert, son frère aîné Ferdinand a montré le manuscrit de la symphonie à Schumann, qui est devenu un champion de cet opus méconnu. Encore une fois, les orchestres de Vienne et de Paris ont prétendu que l’œuvre était trop longue et trop compliquée même pour s'attaquer à une répétition. Schumann a donc prié son ami Mendelssohn, qui était le chef du célèbre Gewandhaus de Leipzig, de monter la symphonie, ce qu'il accepta avec son propre orchestre. Lorsque, cependant, il a tenté de la diriger à Londres en 1844, malgré des réductions importantes les musiciens avaient refusé...
Schubert vénérait profondément Beethoven, et peut-être son plus grand hommage à Ludwig était son intention d'écrire une grande symphonie avec l'ampleur et la profondeur de son prédécesseur; et sa Symphonie n ° 9 est le résultat. Aujourd'hui sa longueur ainsi que les obstacles musicaux qu'elle pose pour les musiciens ne sont plus un problème; mais elle reste extrêmement difficile dans sa performance. Schubert était particulièrement doué pour écrire de belles lignes pour le cor, et c’est le motif majestueux du cor de l'introduction qui devient le thème récurrent du premier mouvement. Bien, après la mort de Schubert, la grandeur de la thématique et sens de l'espace, ainsi que la longueur même de la Symphonie, lui ont donné son surnom. En fait, le surnom a d'abord été appliqué par un éditeur afin de la distinguer de la 6e Symphonie plus courte et moins ambitieuse (« la petite »).
La performance d'aujourd'hui est tirée d'une intégrale Schubert de Riccardo Muti et la Philharmonique de Vienne - le descendant de l'orchestre qui a refusé d'exécuter l'œuvre en public du vivant de Schubert. Ce cycle Schubert comprend des extraits de la musique de scène pour la pièce Rosamunde, que j'ai ajoutée afin de compléter le montage.

Bonne écoute!

mardi 23 septembre 2014

Jože Kotar, clarinette


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 23 septembre 2014.

Pour mon billet Jadis sur Internet de septembre, je vous propose des pièces pour clarinette que j’ai téléchargées en 2003 ou 2004. Mes notes sont imprécises, mais je crois qu’il s’agît encore de titres provenant du vieux site MP3.COM, quoique les dates de parution des CDs attribués à l’artiste suggèrent que ceci est peu probable.

Selon la page web de l’artiste, Jože Kotar est né à Trbovlje en Slovénie, et occupe le poste de clarinette-solo avec l'Orchestre symphonique de la radio-télévision de Slovénie depuis 2007, après avoir servi dans ce rôle avec l'Orchestre Philharmonique Slovène pendant 12 ans. Il est également professeur titulaire à l'Académie de Musique de Ljubljana.

Kotar mène une carrière de soliste, chambriste et membre de divers ensembles de chambre, et est entendu en Slovénie et à l'étranger, anime des stages pour la clarinette et de musique de chambre, et participe au jury de compétitions internationales.
Kotar est membre, co-fondateur et directeur artistique de l'Orchestre de Clarinette slovène et un membre du Ariart Wind Quintet et le MD7, un ensemble de musique contemporaine. Comme clarinettiste, il collabore entre autres avec l'Orchestre de chambre slovène et le Musicae Orchestre Académie Ars. Depuis 2007, il est chef d'orchestre et directeur artistique de l’harmonie des travailleurs de Trbovlje.
Dans nos plages, Kotar agît comme soliste et chef dans une rare sélection non-opératique de Rossini, et est en vedette avec la Philharmonique de Slovénie dans un concerto de Krommer. Des pièces de chambre pour clarinette de Weber complètent les sélections pour cette semaine. Soulignos l'introduction, thème et variations par Küffner était longtemps attribué à Weber.
Bonne écoute!
Jože Kotar, clarinette-solo dans les titres suivants:

Gioacchino ROSSINI (1792 - 1868)
Introduction, theme et variations, en si bémol majeur, pour clarinette et orchestre (1809) (arr. Pour harmonie de Ralph Hermann)

Orkester slovenske policije
Jože Kotar,, direction

Franz KROMMER (1759-1831)
Concerto pour clarinette et orchestre, en si bémol majeur, op. 36
Slovenska filharmonija
(Direction non-identifiée)

Joseph KÜFFNER (1776-1856)
Introduktion, Thema und Variationen für Klarinette und Streichquartett, Op. 32
Miran Kobl et Monika Zupan, violons
Maja Babnik, alto
Igor Skerjanec, violoncelle

Carl Maria von WEBER (1786-1826)
Grand Duo Concertante pour clarinette et piano, en si bémol majeur, op. 48
Tomaz Petrac, piano

.

dimanche 21 septembre 2014

Trois concerti transcrits


Le billet suivant est la reprise d.un billet du blog  I Think You Will Love This Music Too (Montage # 33) du 2 décembre 2011. 



Pour notre En pantoufles  de cette semaine, j’ai assemblé trois concerti sous le thème du recyclage musical. Les concerti choisis couvrent des époques différentes : le baroque, le clacissisme et le néo-romantisme du XXe siècle.
Abordons ces œuvres en ordre chronologique :
Alessandro Marcello (1669–1747) fut un noble, un poète et un musicien Italien. Son concerto en ré mineur pour hautbois représente sa composition la plus célèbre, et fut l’objet d’un emprunt (ou une transcription) de la part de Bach (son BWV 974). Ajoutez à Bach la guitariste canado-britannique Liona Boyd, qui transcrit ce concerto pour son usage personnel, et l’endisqua avec le chef Andrew Davis (alors associé au Toronto Symphony). Une prestation du deuxième mouvement de la version originale (avec l’hauboiste Jean-Marie Quenon) vous est oferte pour fins de comparaison.
L’œuf ou la poule – ou qui vient en premier, la version pour hautbois ou pour flûte du concerto K. 314 de Mozart? Pour trouver la réponse, il faut regarder la troisième édition du calalogue Köchel qui souligne l’existence d’un concerto en fa majeur (KV 271k) qui date de 1777, un an avant la parution du K. 314. Ce concerto perdu est probablement la version pour hautbois de cette œuvre – entendue ici dans sa version pour flute par Robert Aitken avec l’orchestre du CNA d’Ottawa sous le regretté Franco Mannino.
Probablement la pièce fétiche du répertoire pour guitare et orchestre, le Concieto de Aranjuez est probablement l’œuvre la plus célèbre du compositeur Espagnol Joaquin Rodrigo. Son mouvement lent a été joué et rejoué, et adapté à toutes les sauces. Rodrigo lui-même n’a pu résister une réadaptation, en 1974, pour son compatriote et harpiste Nicanor Zabaleta. Il s’agît donc d’une prestation de la harpiste Gwyneth Wentink qui complète notre montage.
Bonne écoute!

vendredi 19 septembre 2014

Quoi de neuf, Anton Bruckner?






Le  montage # 165 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast165


pcast165- Playlist

=====================================================================
Aujourd’hui, attardons-nous sur le cas d’Anton Bruckner et de sa neuvième symphonie, laissée inachevée à son décès.

Oui, encore ici, la malédiction de la neuvième symphonie fait des siennes. Les mélomanes rappelleront toutefois que Bruckner compte 11 symphonies à son actif, si on compte sa symphonie estudiantine (numérisée “00”) et une symphonie en ré mineur surnommée “Die Nullte” (numérisée “0”) que Bruckner considère comme une symphonie "gilt nicht" ("à ne pas compter"), un “mulligan” comme on dit dans le langage des golfeurs.
Revenons donc à cette neuvième symphonie. Bruckner complètera trois mouvements avant son décès en 1896, et c’est normalement sous cette forme qu’elle est jouée (je reviendrai plus tard sur l’existence d’un quatrième mouvement). La dédicace lit "dem lieben Gott" (à Notre Seigneur bien-aimé), donc clairement une œuvre à consonance spirituelle.
Dans un Jadis sur Internet du printemps dernier, j’ai indiqué que pour l’oreille non-initiée les symphonies de Bruckner semblent toutes se ressembler. La raison pour cette illusion auditive est la formule particulière des mouvements de forme sonate chez Bruckner, qui déroge quelque peu à la tradition “exposition-développement-récapitulation et coda” d’une sonate et y va plutôt pour une exposition suivie d’une “réexposition”. Parmi ses premiers mouvements, celui de la neuvième se veut le porte étendard de cette formule, proposant (et exposant) plusieurs motifs qui se succèdent dans leur réexposition, et qui culminent dans leur récapitulation ultime accompagnés de thèmes de symphonies ultérieures.
Au cours des ans, les exégètes ont débattu le besoin d’une résolution “traditionnelle” à cette ultime symphonie de Bruckner. Le trio de mouvements, tous fort introspectifs à leur façon, forment un bel arc qui trouve son apogée dans le scherzo du deuxième mouvement; ici Bruckner déroge encore une fois à la formule qui veut que le second mouvement soit “lent” en comparaison avec la sonate (normalement agitée) et du mouvement de danse lui-aussi animé qu’on retrouve au premier et troisième mouvements habituellement.
On pointe alors au manuscrit olographe de la symphonie, laisse inachevé nais qui démontre que Bruckner avait en tête un quatrième mouvement. Les feuilles du manuscrit sont d’ailleurs numérotées de la main du compositeur, et les esquisses du mouvement ainsi que des bribes d’orchestration ne laissent aucun doute à ce sujet.
Toutefois, les musicologues ne s’entendent pas sur la qualité – et la continuité de l’élan symphonique – de ce mouvement. Il existe des partitions éditées (dont celle de J. A. Phillips) qui incluent cette Finale. Toutefois, il existe une autre résolution à la symphonie qui mérite d’être considérée, et celle-ci vient de la part de Bruckner lui-même.
Sachant qu’il ne complèterait pas sa symphonie, Bruckner aurait recommandé que son Te Deum soit utilisé en fin de performance. Un examen du manuscrit confirme la présence d’un lien musical (la reprise des trilles d’introduction du Te Deum) dans le mouvement inachevé. Les musicologues récalcitrants soulèvent que la tonalité de la symphonie (ré mineur) et du Te Deum (ut majeur) présentent un conflit tonal. Est-ce là quelque chose d’irréconciliable? Si on se souvient de la dédicace spirituelle de la symphonie, l’usage du Te Deum n’est pas si déplacé…
Afin de vous permettre de juger de cette résolution, j’ai place en succession la symphonie (sous Karajan) et le Te Deum (dans un enregistrement numérique plus récent) dans mon montage. Parce que les œuvres montées impliquent des interprètes différents, j’aimerais vous rappeler que la Bibli Musicale MQCD Musique Classique propose le couplage  de ces deux mêmes œuvres dans une inmtégrale Bruckner des années 1950 avec l’Orchestre Symphonique de Vienne sous Volkmar Andreae (hyperlien ici).
Un dernier mot à propos de la symphonie. Bruckner a souvent revu ses symphonies, et les versions et éditions (dont celles de MM. Nowak et Haas, entre autres) font l’objet de la préférence de tel ou tel chef. Dans le cas de la neuvième, hormis l’inclusion ou non d’une reconstruction du quatrième mouvement, il n’existe pas de révisions. Les éditions commencent avec la version dirigée lors de la première, et évoluent dépendant de l’usage (ou de l’absence) d’éléments du manuscrit. La version montée cette semaine est la version Nowak.
Bonne écoute!


mardi 16 septembre 2014

La Chronique du Disque (Eté 2014)



Le billet suivant est ma Chronique du Disque du 16 seprtembrte 2014.


NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globale, veuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes



Septembre compte cinq mardis, et puisque nous bénificions d'une billet boni, j'ai cru l'utiliser afin de faire du rattrapage ssur nos acquisitions, avec un regard sur ce que j'ai trouvé cet été.




Vaughan Williams: Symphonies & Other Orchestral Works / Sir Adrian Boult
[Torrent]
Notre thématique du mois de septembre sur l'Idée Fixe est "Quoi de Neuf", un regard sur des neuvièmes symphonies. UIn des compositeurs que je n'ai pas considéré dans cette série est Ralph Vaughan Williams qui est lui-même responsable pour neuf symphonies. Le chef Britannique Sir Adrian Boult a émis sur disque deux intégrales des symphonies de RVW, une en mono pour la maison Decca (avec l'appui du compositeur) et celle-ci pour EMI, impliquant plusieurs orchestres et choeurs. Ces rééditions sont des lectures informées de ces partitions, et bien dans le moule Anglais. Le coffret est complété par des oeuvres pour orchestre dont le concerto pour deux pianos et autres musiques assez fréquentées. Dans l'emnsemble, c'est une belle anthologie, bien restaurée. QS = A-, IG = A.


R. Strauss: Ein Heldenleben, Op. 40 (Stereo Version)
[eMusic]

Il y a quelques mois dans nottre chronique, j'ai partagé mes impressions d'un disque de la collection de vinyles numérisés de la Bibliothèqie Nationale de France, et encore une fois un transfert impeccable d'une vieille cire nous provient de cette collection. Après Klemperer, c'est Karajan dans Heldenleben de Richard Strauss. Karajan a endisqué ce poèème symphonique autobiographique au moins quatre fois, et je ne peux que conclure qu'il s'agît ici de la version DG de 1959, que la critique semble considérer comme le meilleur de ces enregistrements. Pour 98 cents, toute une aubaine! QS = A-, IG = A-.


Corigliano: Concerto for Piano and Orchestra; Ticheli: Radiant Voices; Postcard
[eMusic]

Le compositeur Américain John Corogliano est un drîole de pistolet... Il est difficile à classer, est-ce un avant-gardiste ou est-ce un compositeur de musiques accessibles? A mon avis, Coorogliano n'a pas suivi une trajectoire spécifique, et son concerto pour piano déjà vieux d'une quarantaine d'années patauge savamment entre ces deux eaux. Ce disque, un des premiers du pianuste Alain Lefèvre, date de plusieurs années, mais est vu comme une lecture autoritaire du concerto. Il est bien accompagné âr Carl St. Clair et son orchestre du Pacifique, qui compolète le programme avec une paire d'oeuvres de son compositeur en résidence Frank Ticheli, qui offre d'autre musique mi-avant et moi-arrière garde. . QS = A-, IG = A-.


Honegger: Symphony No. 4; Pastoral d'été; Prélude, Arioso et Fughette; Concertino
[eMusic]

Qui pense Tamás Vásáry pense piano, et en particulier ses enregistrements de la musique de Chopin qui datent maintenant de plus d'une quarantaine d'années. Toutefois, M. Vásáry se veut aussi chef d'orchestre, et c'est dans cette capacité qu'on le retrouve sur cet enregistrement qui sort un peu des sentiers battus si on veut. Ce n'est pas qu'Honegger est un compositeur négligé, mais plutôt que son oeuvre pour orchestres modestes n'a pas une discographie super-étoffée. Cet enregistrement propose une symphonie, des petites pièces et une charmante sonatne pour piano (où on retrouve Vásáry comme chef et soliste). Dans l'ensemble, de la bonne nesogne. QS = A, IG = A.


KROMMER: Clarinet Concertos Opp. 35, 36 and 91
[eMusic]

Mon billet prévu pour mardi prochain proposera des plages de clarinette, et parmi elle une prestation du concerto (l'op. 36) de  Franz Krommer. Krommer est un compositeur de l'époque classique (pensez Weber et Beethoven) plutôt prolifique, toutefois de toute cette oeuvre c'est à ce concerto qu'on l'associe principalement. Si ce n'est pas une injustice, on doit souligner que cet op. 36 n'est quMun d'une demi-douzaine d'oeuvres concertantes ou de chambre pour cet instrument, Ce disque NAXOS propose trois de ces concerti (dont l'op. 36), et deux d'entre eux sont destinés à deux clarinettes solistes! Kalman Berkes est un artiste qui m'était inconnu; il s'exécute ici comme chef et soliste (accompagné par deux autres solistes dans les deux double-concerti) et il laisse une bonne impression.  QS = A-, IG = A-.

dimanche 14 septembre 2014

Les ouvertures Opératiques de Mozart

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 30 janvier 2013.

Certains propos et hyperliens furent revisés pour cette rééedition.


Pour mon billet d’aujourd’hui, je vous propose l’écoute d’une douzaine d’ouvertures opératiques de Mozart.

D’après le catalogue en ligne du mélomane Robert Poliqun on compte une vingtaine d’opéras d’Amadéus, dont plusieurs œuvres fragmentaires ou perdus – il oublie toutefois de souligner dans sa liste Die Schuldigkeit Des ersten und fürnehmsten Gebottes (K. 35)… L’output opératique de Mozart est toutefois eclipse par Massenet (plus de 40) et Verdi (30) quoique ces composuiteurs se sont presque exclusivement dédiés à la composition d’opéras.

Ce qu’on note chez Mozart est que ses operas sont composes à differents moments de sa carrière: dans son adolescence (1767-68) allant jusqu’à ses grandes oeuvres en fin de carrière, et que les ouvertures et sinfonias qui les accompagnent sont souvent brillantes, et sont programmées régulièrement en concert.

Parmi les ouvertures retenues dans ma playlist, la moitié sont des clips de mon cru, qui presentment des prestations vinyle du chef Allemand Karl Böhm réputé pour ses contributions à l’opéra comme en concert. On se doit de reconnaitre ici l’affection particulière de Böhm pour la musique de Mozart, et les prestations offretes ici (datant de plus de 45 ans) sont dignes d’être perçues comme des références à mon avis.

Bonne écoute!

DETAILS


Overtures opératiques de Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

Bastien und Bastienne, K. 50
(Chef et ensemble non-identifiés)

La Finta Semplice, K. 51
Orchestra da Camera San Giorgio sous Andrea Fornaciari

Idomeneo, Rè di Creta, K. 366
Orchestre Philharmonique de Séoul sous Myung-Whun Chung

La clemenza di Tito, K. 621
Haagsche Serenata sous Ernst Wauer 

La finta giardiniera, K. 196
English Baroque Soloists sous John Eliot Gardiner 

Mitridate Re di Ponto, K. 87
Orchestra da Camera di Padova e del Veneto sous Francesco Ommassini 

Der Schauspeildirektor , K. 486
Staatskapelle Dresden sous Karl Böhm 

Don Giovanni, K. 527
Orchestra of the Národní divadlo v Praze sous Karl Böhm 

Le Nozze di Figaro, K. 492
Orchestra of the Deutsche Oper Berlin sous Karl Böhm 

Cosi fan tutte, K. 588
Wiener Philharmoniker sous Karl Böhm 

Die Entfuhrung aus dem Serail, K. 384
Staatskapelle Dresden sous Karl Böhm 

Die Zauberflote, K. 620
Berliner Philharmoniker sous Karl Böhm

vendredi 12 septembre 2014

Quoi de neuf, Antonín Dvořák?





Le  montage # 164 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast164


pcast164- Playlist

=====================================================================

Quoi de Neuf se poursuit cette semaine avec la neuvième symphonie du Tchèque Antonín Dvořák. Dans un Jadis sur Internet du printemps dernier, nous avions pris quelques instants afin de discuter du séjour du compositeir en Amérique, afin d'y diriger le National Conservatory.

Pendant ce séjour, Dvorak visitera plusieurs régios, et compposera au moins trois oeuvres d'envergure: son quatuor Américain, une suite Américaine (pour deux pianos, orchestrée par le compositeur quelques temps plus tard) et cette symphonie dite "du Nouveau Monde".

Ce sous-titre peut être interprété de bien des façons, ce qui m'amène à utiliser une traduction que je crois plus appropriées "en provenance" du Nouveau Monde.

Musique Américaine ou Rémminescemnces de Votage?

Voilà une belle question.

Plusieurs se sont prononcés sur ce sujet, souvent éclairés par des entrevues données par Dvorak à l'époque. Clairement, le composuteur était reconnu pour son usage de motifs folkloriques, et on sait qu'il conseillait à ses étudiants de rechercher ces motifs afin d'imprégner une saveur "nationale" à leurs oeuvres.

Pour Dvorak, les motifs autiochtines et la musique d'ascendance Afro-Américaine étaient des motifs valables que ses élèves se devaient de considérer. On sait qu'iun de ses élèves, Harry T. Burleigh, chantait des spirituals dans les classes de Dvorak.

Dans un de ses concerts jeunesse, Leonard Bernstein explore ce qui fait qu'une musique est "américaine", et conclut que ce sont plutôt le Jazz et le Blues qui informent l'ouïe des auditeurs et non pas la musique autochtone. Il rappellera que le fameux Largo de la symphonie de Dvorak n'est pas un Spiritual, mais tout simplement qie la mélodie fut reprise une vingtaine d'années après sa composition par un autre émule du Conservatoire, William Arms Fisher ("Goin' Home").

Ainsi donc, il est probablement plus juste de dire que cette symphonie représence un collage de réminescences de votage plutôt qu'une musique d'inspiration américaine.

En complément de Programme

La baladodiffusion d'aujourd'hui reproduit int.gralkement un enregistrement de la Royal Philharmonic sous la baguette du chef Letton Paavo Jarvi. Ce disque, réédité pluisieurs fois depuis son émission initiale il y a plus de 20 ans, ne fait pas l'unanimité chez la critique, qui accuse Jarvi d'excès de dynamique, que ce soit dans la symphonie ou la paire de petites pièces qui l'accompagne.

La baladodiffusion fait un écart avec le programme du compact original, entamant avec Carnaval, l'ouverture populaire du compositeur. Cette ouverture faut poartie d'un trio d'ouvertures inspirés de la nature, la vie et l'amoiur. Carnaval est une pièce qui vous saisit d'aplomb et vous entraine dans une série de rythmes endiâblés du début à la fin.

Quant au Scherzo Capriccioso qui conclut le montage, il s'agît-là d'une pièce qui porte bien son nom. Une oeuvre qui change constamment son fusil d'épaule, tantôt une danse, tantôt une contemplation lyrique, mais toujours intelligente et pleine de rebondissements.

Bonne écoute!


mardi 9 septembre 2014

La Revanche du vinyle - L'orchestre des Jeunes du Québec


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 9 septembre 2014. 

La Revanche du Vinyle

Cette semaine, je lance une nouvelle série mensuelle de billets, avec le concours de ma chaîne vidéos YouTube, qui suggère un regard nostalgique sur des microsillons de ma collection analogique.

Si vous êtes des lecteurs assidûs de nos billets et montages, vous avez sans doute vu occasionellement une référence ou deux à des sites qui "numérisent" ce qu'un confrère appelle des "vieilles cires" - l'initiative de la Bibli Musicale MQCD Musique Classique en est un fier example.

Ainsi donc, je proposerai une fois par mois une de ces vieilles cires de ma collection personnelle, numérisée par un autre YouTubiste ou par votre humble serviteur. J'espère que ces sélections sauront vous plaire!

Notre choix pour septembre 2014: Disques SRC (Musica Viva) MV1008
Ma collection analogique compte une dizaine de disques de la Société Radio Canada (ou CBC Records), qui mettent en lumière quelques uns des grands artistes de l'époque - j'ai d'ailleurs une paire de disques du trio Lorraine Desmarais qui occupoent une place de choix dans ma discographie jazz.
Dans le classique, la SRC maintenait deux séries d'enregistrements: sa série "SM-5000" (compacts, microsillons et cassettes si je ne m'abuse) proposaient des titres orchestraux (surtout les orchestres de l'Ouest Canadien et celui de Toronto), et une série de disques "uniques" - la série Musica Viva.

L'année 1985 fut proclamée Année Internationale de la Jeunesse par l'ONU et afin de marquer l'occasion, la SRC met sur le marché un enregistrement (le seul) de l'Orchestre des Jeunes du Québec. Ce disque, en passant, fut en lice pour le "Microsillon Classique de l'Année" de l'ADISCQ, honneur remporté par l'OSM et son disque d'ouvertures (oubliable) de Suppé...
Fondé pendant l'été 1977 selon l'Encyclopédie Canadien, l'Orchestre des jeunes du Québec (OJQ) est reconnu officiellement quelques mois plus tard, et fut principalement subventionné par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec et par des contributions du secteur privé.
Formé de musiciens âgés de moins de 30 ans choisis par concours, ceux-ci étaient engagés pour une période de 25 semaines incluant des tournées à travers la province, et recevaient un salaire hebdomadaire. Basé à Montréal, l'OJQ fut donc un orchestre permanent, offrant la continuité, la rigueur et la qualité d'entraînement qui répondent aux normes des orchestres professionnels. Point de ralliement des meilleurs instrumentistes formés dans diverses institutions musicales du Québec, il se voulait être le trait d'union entre la vie d'étudiant et le marché du travail. Un séjour ne pouvait excéder trois ans, permettant ainsi à plus de musiciens de participer à cette formation.
De 1977 à 1991, l'orchestre présenta plus de 200 concerts. Eugene Plawutsky (1981-84), Gilles Auger (1983-84 comme stagiaire, 1984-86) et Michel Tabachnik (1987-91) furent nommés chefs en résidence. De nombreux chefs furent invités à diriger l'OJQ dont Mario Bernardi, Franz-Paul Decker, Charles Dutoit, Serge Garant, Pierre Hétu, Uri Mayer, Otto-Werner Mueller, Michel Plasson, Joseph Silverstein, Simon Streatfeild et Georg Tintner (plusieurs de ces chefs étaient associés avec des formations canadiennes pendant ces années).
Avec le désistement de l'appui financier du goiuvernement québésois, l'orchestre ferma les livres en 1991, et la tâche de formation orchestrale revint aux diverses institutions dont le réseau de Conservatoires du Québec et les facultés de musique universitaires. Deux orchestres "de jeunes" continuent d'oeuvrer sur une base saisonnière: l'Orchestre National des Jeunes du Canada et l'Orchestre de la Francophonie.
Le microsillon proposé ici met donc en vedette l'OJQ et son chef en résidence Gilles Auger dans une paire d'oeuvres: Gli Uccelli de Respighi (qui complète notre regard sur les oiseaux entamé la semaine dernière) et la troisième symphonie de Schubert (présage d'un montage de notre série Quoi de Neuf).

Si vous avez la chance de trouver une copie de ce disque, vous remarquertez que la pochette donne la liste des musiciens pour la cru de l'OJQ présents pour cet enregiustrement. La violon-solo de l'orchestre, Gwen Hoebig, ainsi que son mari David Moroz (celesta) sont sans doute les stagiaires les plus célèbres du lot. Mme Hoebig, qui fera un court séjour dans la section des violons de l'OSM, sera violon-solo de l'Orchestre Symphonique de Winnipeg (et l'est encore si je ne me trompe pas). Elle, son mari et son frère Desmond (un violoncelliste maintenant premier pupitre à Houston) ont longtemps évolué comme trio de chambristes.
Le chef, Gilles Auger, continue d'oeuvrer comme professeur en directiomn d'orchestre
à l'Université Laval et dans le réseau de conservatoires.
Bonne écoute!

Ottorino RESPIGHI (1879-1936)
Gli uccelli (Les oiseaux), P. 154

Franz SCHUBERT (1797-1828)
Symphonie no. 3 en ré majeur, D. 200

Orchestre des Jeunes du Québec
Gilles Auger, direction





dimanche 7 septembre 2014

Le temps des guitares

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 30 juin 2013.

Certains propos et hyperliens furent revisés pour cette rééedition.


Pour notre premier dimanche en pantofles post-vacances, j’ai pensé puiser dans le répertoire pour guitare. Mais avant tout, un petit clin d’œil à papa et son chanteur préféré qui nous prête le titre de notre réflexion:



Non les amis, Tino ne fait pas le palmarès de cette semaine, mais un bon nombre de guitaristes «populaires» furent retenus: Eric ClaptonB.B. KingRobert Johnson et – certaines mauvaises langues diront – Liona Boyd. MM. King et Johnson représentent le genre blues, et la version plus décontractée de Layla nous permet mieux d’apprécier la dextérité d’Eric.

Les guitaristes classiques notoires incluent en plus de Mme Boyd, Narciso YepesAlexandre LagoyaJulian Bream et John Williams. Les pièces retenues dans le volet classique couvrent les compositeurs reconnus pour l’instrument et certaines de leurs pièces plus célèbres, ainsi que quelques adaptations pour guitare d’œuvres pour le piano (Asturias et la Gymnopédie sautent aux yeux).

La séquence de pièces brésiliennes est fort intéressante et certaines représentent des découvertes pour moi.

Bonne écoute.

PLAYLIST


Francisco TÁRREGA (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra (ca. 1880-1905)
Alexandre Lagoya

Heitor VILLA-LOBOS (1887-1959)
Chôros No.1 ('Tipico brasileiro'), A.161
Luis BONFÁ (1922-2001)
Passelo no Rio (ca. 1956)
Antônio Carlos JOBIM (1927-1994)
Wave (ca. 1967)
Roberto BADEN-POWELL (1937-2000)
Deve ser amor (ca. 1964)
Gerald Garcia

Robert JOHNSON (1911 – 1938) 
They're Red Hot (1936)
Robert Johnson

Isaac ALBÉNIZ (1860-1909)
Asturias (Leyenda), op. 47, no. 5
John Williams

Enrique GRANADOS (1867-1916)
Valses poéticos, H.147
Julian Bream

Roy HAWKINS (19?? - 1973)
The Thrill Is Gone (1951)
B.B. King 

Fernando SOR (1778-1839)
Fantasía, op.52
Narciso Yepes 

Erik SATIE (1866-1925)
Gymnopédie no. 1 (1888)
Liona Boyd

Eric Patrick CLAPTON (* 1945) et James Beck GORDON (* 1945)
Layla (1970)
Eric Clapton


vendredi 5 septembre 2014

Quoi de neuf, Gustav Mahler?





Le  montage # 163 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast163


pcast163- Playlist

=====================================================================

Cette semaine, nous reprenons le collier et proposons de nouveaux B + B, ceux-ci axés sur un arc composé de neuvièmes symphonies.

La malédiction de la neuvième

Est-ce que j'exagère? Après tout, Mozart composa au mouns 41 symphonies, Haydn 104 et même Chostakovitch en compose 15. Toutefois, il semble qu'il y a un grand nombre de compositeurs de touttes sortes d'ascendance qui n'en cmposeront que neuf: Beethoven (bien sûr) mais Ralph Vaughan-Williams, Alexandre Glazounov, et le quatuor de compositeurs retenus pour notre série de blogs te baladodiffusions: Dvorak, Schubert, Bruckner et notre compositeur d'aujourd'hui, Gustav Mahler.

Mahler se montre particulièement superticieux et, suite au succès de sa huitièem symphonie *la Symphonie des Mille), son prochain ouvrage dih=gne d'une symphonue (Das Lied von der Erde) ne sera pas ouvertement appelée une symphonie, même s"il en a toutes les proportions. (Notons que Mahler ne propose pas toujours de symphonies qui suivent la tradition de quatre mouvements..)

Lorsque Mahler complète le chant de la Terre, il composera une symphonie qu'il numérotera sa neuvième et il en esquissera une autre alors que le destin frappe et Mahler meurt avant de compléter et pubblier une dixième symphonie.

A vous de décider si on a affaire à une malédiction...

La Neuvième de Mahler

Mahler menait deux carrières de front: une de chef d'orchestre, et l'autre de compositeur. Afin de composer avec les exigeances de ces deux carrières, Mahler avait l'habitude de composer pendant la saison estivale (une relâche annuelle de ses activités orchestrales, passées au chalet familial en Carinthie. Habituelement, une oeuvre come la neuvième demande deux ans de gestation: un été d'esquisses et un été d'orchestration. Mahler dédie les étés de 1908 et 1909 à cette neuvièeme, et aurait sans doute créé l'oeuvre durant la saison 1910-11 si ele n'aurait pas été écourtée par la maladie qui l'emportera.

C'est son émule Bruno Walter qui en assurera la création en juin 1912 à Vienne.

Contrairement à plusieurs des oeuvres symphoniques de Mahler, cette symphonie suit la formule de quatre mouvements, mais avec une sonate et un finale avec un tempo lent. Le mouvement de danse sera un joli ländler comme c'est son habitude. La tonalité initiale est le ré majeur, mais progressivement on se range un demi-ton plus haut. L'ortchestre requis est augmenté de plueisurs bois graves et d'une panoplie de percussions.


La prestation retenue en est une du chef germanique Kurt Sanderling, qui (contrairement
 la majorité de ses compatriotes d'ascendance juive à avoir choisi l'exil pendant l'occupation Nazie) fera carrière à l'Est du Rideau de Fer: il sera premier chef de la Philharmonique de Leningrad (poste qu'il partage avec le grand Mravinski) et l'orchesre symphonique de Berlin (qui évolue dans le secteur Est). C'est d'ailleurs avec cet orchestre qu'il npus propose cette prestation.

Bonne écoute!






mardi 2 septembre 2014

Ils ont quitté le nid

Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 2 septembre 2014

Ce billet reprend le Montage # 47 (Commentaire original: http://itywltmt.blogspot.ca/2012/03/montage-47-birdsles-oiseaux.html)




pcast047 Playlist


Après un répit prolongé pour l'été, nous sommes de retour avec nos interventions régulières des mardi, vendredi et dimanche. Afin d'entamer le mois de septembre, je ramène une sélection souvenir du mois de mars 2012.

Parmi les pérépéties qui ont entouré notre été, nous avons vu les deux derniers oisillets de notre famille quitter la maison - un pour entamer sa vie adulte, l'autre pour entamer sa carrière universitaire. Nous avons eu notre part de sanglots, mais nous sommes ici maintenant, mon épouse et moi, dans une situation qu'on qualifie en Anglais d'empty nesters expression qui se traduit dfficilement autrement que de dire que le nid est maintenant vide...

Il est donc approprié de proposer aujourd'hui un montage de pièces qui s'inspirent d'oiseaux.

L'oeuvre primée du montage est une suite de courtes pièces pour piano d'Olivier Messiaen réputé pour son statut d'ornithologue amateur. Ces six esquisses furent écrites à la demande de Madame Messiaen (la pianiste Yvonne Loriod) qui voulait une représentation musicale du rouge-gorge. Le rouge-gorge revient maintes fois durant cette suite, doux et tranquille, accompagné d'autres oiseux dont les musiques sont plus dynamiques ou plus riches. Cette musique, par moments fort anuimée, reste d'une grande qualité virtuose.

La suite Gli Uccelli (les oiseaux) de Respighi est représentée par la poule - la suite reviendra la semaine prochaine dans son entièreté, donc à suivre.

S'ajoutent au palmarès l'alouette (Vaughan Williams), les mouettes (André Mathieu), la pie (Rossini), le cygne (Saint-Saens) et le saxo de Charlie Parker (surnommé "the Bird").

Bonne écoute!

lundi 1 septembre 2014

L'elisir d’amore (Donizetti)

Nemorino, un jeune fermier, est impressionné par l’épisode du philtre d’amour magique de l’histoire de Tristan et Yseult. Et si lui aussi avait recours à ce subterfuge pour attirer le regard d’Adina, la riche et fougueuse propriétaire terrienne pour laquelle il brûle d’un amour sans espoir. Le charlatan 
local, nommé par tous le docteur Dolcamara, pourra sans doute apporter quelques fioles aux pouvoirs… inattendus. 

L'elisir d’amore (L'Élixir d'amour) est un melodramma giocoso en deux actes de Gaetano Donizetti, sur un livret en italien de Felice Romani lui-même tiré du livret écrit par Eugène Scribe pour Le Philtre (1831) de Daniel François Esprit Auber.

Composée en moins d’un mois (en fait, l’opéra n’était pas terminé lorsque les répétitions commencèrent, ce qui laissa Donizetti pessimiste sur l’avenir de cette œuvre) dans le sillon de la Norma (1831) de Bellini, la musique de Donizetti n’est pour autant pas dénuée de pathos romantique. Il reste que l’elisir fut l’opéra Italien le plus monté en Italie entre 1838 et 1848, et est l’un des grands titres du répertoure opératique Italien, et sûrement le plus populaire des opéras de Donizetti.

Selon Wikipedia, le dramma giocoso (drame « joyeux ») est un genre d'opéra burlesque né en Italie vers la moitié du XVIIIe siècle. Un dramma giocoso est composé d'une intrigue sentimentale ou pathétique qui se conclut par un finale joyeux et se place ainsi à mi-chemin entre l’opera seria et l’opera buffa. Il s'agit d'un genre issu de la tradition de l’opéra napolitain qui se développa grâce principalement au travail de Goldoni à Venise.

Des drammi giocosi furent écrits par Galuppi, Piccinni, Salieri, Mozart, Cimarosa, Haydn et beaucoup d'autres compositeurs. Aujourd'hui, peu d'œuvres de ce genre demeurent au répertoire; par exemple, Don Giovanni, Così fan tutte de Mozart et La Cenerentola (Cendrillon) de Rossini.

Chronologiquement, les opéras de Donizetrti et Auber traitant du philtre d’amour furent composés een courte succession, et Donizetti propose des arias qui ne sont pas du livret original – comme Una Furtiva Lagrima. Généralement, le propos sugg.ré par Donizetti et son librettiste se veut plus « romantique » que chez Auber. Avec ses nombreux airs en duo pour le ténor et la soprano, Elisir est probablement le premier « opéra à grands duos » (formule qu’on retrouve avec Traviata, Tristan, et Boheme par example). Il y a aussi un aspect autobiographique : le service militaire de Donizetti fut excusé suite à l’intervention d’une dame fort riche.

La Performance



Gaetano DONIZETTI (1797-1848)
L'elisir d'amore (1832)
Dramma Giocoso en deux actes
Livret Itallien de Felice Romani

DISTRIBUTION

Leo Nucci, Belcore
Kathleen Battle, Adina
Luciano Pavarotti, Nemorino
Dawn Upshaw, Giannetta

Metropolitan Opera Chorus, Metropolitan Opera Orchestra
James Levine, direction

Les fichiers audio proviennent d'une émission de la série Friday Night at the Opera, animée par Sean Bianco (12 mars 2010). Comme c'est mon habitude, j'ai retenu les introductions parlées (en Anglais) du commentateur.


Argument @ www.opera-massy.com/documents/dpelixir.pdf
Livret Italien @ http://opera.stanford.edu/Donizetti/.../libretto.html

 

Pages vues la semaine précédente