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lundi 9 octobre 2017

Le Messie (Handel)

Le billet suivant est l'adaptation d'un billet paru sur OperaLively.


Le billet d'aujourd'hui pour l'Action de Grâce ici au Canada, serait mieux programmé pour Pâques ou Noël. Toutefois, afin de soutenir un épisode des Routes du Lairier prévu dams une dizaine de jours, je vous le propose aujourd'hui.

Händel composa le Messie en 1741, à l'occasion d'une tournée de concerts de charité en Irlande. Le texte réfère principalement à la résurrection du Messie et à la rédemption qu'elle opère: l'œuvre fut écrite pour le temps de Pâques et jouée pour la première fois lors de cette fête. Cependant, il est devenu de tradition, depuis la mort du compositeur, de la jouer pendant le temps de l'Avent — les semaines qui précèdent la fête de Noël — plutôt que pendant le temps de Pâques. Ces concerts ne jouent souvent en fait que la première section du Messie, concernant l'Annonce de la venue du Christ et sa naissance, ainsi que le chœur de l'Alleluia. 

L'œuvre est aussi jouée à Pâques, en particulier les parties concernant la résurrection qui sont souvent des pièces jouées pendant les offices. L'air de la soprano I know that my redeemer liveth est souvent entendue lors de funérailles chrétiennes. 

Le Messie  faisait appel à l'origine à un petit orchestre formé de cordes, que Handel renforça après sa création avec des trompettes, hautbois et timbales. Le style vocal, les grands contrepoints choraux, une brillance un peu extérieure destinent cette œuvre autant au concert qu'à l'église.

La version retenue a ceci de particulier: elle est basée sur une édition du musicologue Britannique Ebenezer Prout adapté par le chef Leonard Bernstein. Sa principale adaptation fut de regrouper les textes créant une section pour l'Avent et une section Pascale.



Georg Friedrich HANDEL (1685 - 1759) 
Messiah, HWV 56
Livret en Anglais de Charles Jennens depuis des sources bibliques
Adele Addison, soprano
Russell Oberlin, haute-contre
David Lloyd, ténor
William Warfield, baryton
Westminster Choir
(John Finley Williamson, dir.)
New York Philharmonic
Leonard Bernstein, direction


1ere partie: Section de l'Avent

 


2eme partieo: Section Pascale



Détails: http://www.tp4.rub.de/~ak/disc/ro/sony60205.html



dimanche 9 octobre 2016

Berlioz, Lorin Maazel, Cleveland Orchestra ‎– Symphonie Fantastique

Le billet suivant est l'adaptation d'un bilet paru sur TalkClassical.



Ce mois-ci, pour des raisons qui seront évidentes dans quelques jours, j'ai opté de programmer la Revanche du Vinyle sur notre site plutôt que sue le forum à MQCD.

La discographie de la Symphonie Fantastique est énorme - à peu près tous les grands chefs ont endisqué une version de ce grand classique du répertoire français, que ce soit ou non leur spécialité.

Le disque partagé aujourd'hui n'a rien de particulier, et le chef n'amène rien de nouveau à cette discographie. Il s'agît toutefois de la première version  qui s'est retrouvée dans ma collection personnele (merci, Maison Columbia!) et sea rapidement déplacée par la version Dutoit/OSM qui figure sur notre montage #100.

Maazel est un chef qui ataque toutes les oeuvres avec la même discipline, et le même souci de l'exactitude, au point parfois d'être trop clinique, trop asceptique si vous me le demanderz... Cette symphonie requiert un pet d'abandon, et vous n'en trouverez pas ici.

Mais il reste que c'est une interprétation soignée (si dépourvue d'une âme maîtresse), et mérite au moins une audition, histoire de la comparer à celles de Munch, ou même Colin Davis!

Bonne écoute!



Hector BERLIOZ (1803-1869)
Symphonie fantastique, épisodes d'une vie d'artiste en 5 parties, op. 14 [H 48]

Cleveland Orchestra
Lorin Maazel, direction 
CBS Masterworks ‎– M 35867
Studio, 1980






dimanche 11 septembre 2016

Last Night of the Proms (2004)

Le billet suivant est l'adaptation d'un bilet paru sur TalkClassical.


Hier à Londres avait lieu l'édition anuelle de la gramde tradition du concert-gala du dernier soir des "Proms", un grand festival de musique classique avec des volets accessibles à tous les niveaux de mélomanes.

Etablis en 1895, Les Proms, plus souvent appelées les BBC Proms, ou encore les Henry Wood Promenade Concerts (d'où leur nom), présentés et diffusés par la BBC, se déroulent pendant la saison estivale durant huit semaines de concerts d'orchestre classique et autres manifestations musicales tous les ans de juillet à septembre, principalement au Royal Albert Hall. La saison comprend maintenant plus de 70 concerts au Albert Hall, une série de  concerts de chambre ainsi que des concerts en plein air à travers le Royaume-Uni. Différentes manifestations de musique classique, à but éducatif ou pour les enfants, sont aussi associées aux Proms.

Le gala de clôture (The Last Night) est la partie des Proms la plus connue et le concert donné alors au Royal Albert Hall est très différent des précédents. Il se déroule en général le deuxième samedi de septembre et est diffusé en direct à la BBC. Ce concert se déroule dans un style plus léger avec des morceaux classiques populaires et une série de morceaux patriotiques britanniques dans la seconde partie. 


Celle-ci commence avec la marche no 1 des Pomp and Circumstance d'Edward Elgar (Land of Hope and Glory), continue avec la Fantasia on British Sea Songs d'Henry Wood et culmine avec Rule, Britannia! de Thomas Arne. Le concert se conclut avec le Jerusalem d'Hubert Parry (une mise en musique du poème And did those feet in ancient time de William Blake) et l'hymne national britannique (God save the queen). 

La vidéo retenue pour ce billet n'a rien de spécial autre qu'il s'agît d'une version quasi-intégrale de ce qui fut le concert d'adieu de Leonard Slatkin aux commandes de l'orchestre de la BBC.



Bone écoute!

1ere partie [Commençant à 3:00]

Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
Karneval, koncertní ouvertura, op. 92 [B. 169]1911

Richard STRAUSS (1864-1949)
Concerto pour cor no. 1 en mi bémol majeur, op. 11 [TrV 117]
David Pyatt, cor

Ralph VAUGHAN WILLIAMS (1872-1958)
5 Mystical Songs, for baritone, chorus ad lib and orchestra (1911)
Thomas Allen, baryton

Samuel BARBER (1910-1981)
Toccata Festiva, pour orgue et orchestre, op. 36
Simon Preston, orgue

2eme partie [Commençant à 1:12:00]

Sir Peter Maxwell DAVIES (1934-2016)
Ojai Festival Overture, J. 240 

Giacomo PUCCINI (1858-1924)
Coro a bocca chiusa extrait de Madama Butterfly (1904)

Extraits de comédies musicales Thomas Allen, baryton:


Richard RODGERS (1902-1979)
"Oh, what a beautiful morning" de Oklahoma! (1943, arr. Robert Russell Bennett)

Cole PORTER (1891-1964)
"Where is the life that late I led?" de Kiss Me Kate (1948)

Sir Arthur SULLIVAN (1842-1900)
- "I've got a little list" , de The Mikado (1884-85) - paroles additionnelles de Kit Hesketh-Harvey

John Philip SOUSA (1854-1932)
The Liberty Bell (1893)

Sir Edward ELGAR (1857-1934)
Pomp and Circumstance March no. 1 en ré majeur ('Land of Hope and Glory'), op. 39, no. 1

Sir Henry J. WOOD (1869-1944)
Fantasia on British Sea Songs (1905, plages additionnelles arrangées par Stephen Jackson)

Sir Charles Hubert Hastings PARRY (1848-1918)
Jerusalem ('And did those feet in ancient time', 1910)

TRADITIONAL
National Anthem (arr. Henry Wood)

BBC Singers 
BBC Symphony Chorus 
BBC Symphony Orchestra 
Leonard Slatkin, direction

Royal Albert Hall
11 septembre 2004 
Alan Titchmarsh, présentation anglaise


dimanche 20 mars 2016

J. S. Bach - Messe en si mineur / Karajan

Le billet suivant est l'adaptation d'un bilet paru sur TalkClassical.


Pour le dimanche des rameaux, je vous propose l'écoute de la messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach.

C'est plutôt inhabituel pour les compositeurs de tradition luthérienne de composer une Missa tota (une masse tout à fait comforme au rite de l'ordinare catholique) et la motivation de Bach reste un sujet de débat scientifique.

Après la mort d'Auguste II en 1733, cinq mois de deuil ont suivi au cours desquels toutes activités musicales officielles furent suspendues. Bach profite de l'occasion pour travailler sur la composition d'une Missa, une partie de la liturgie chantée en latin et commune à la foi luthérienne et catholique. Son but était de dédier l'oeivre au nouveau souverain Auguste III, un catholique, avec l'espoir d'obtenir le titre de "Compositeur électoral de la Cour saxonne" (Bach a fut choisi compositeur de la cour d'Auguste III en 1736.)

Dans les dernières années de sa vie, Bach a élargi la Missa dans un cadre complet de l'ordinaire latin. En effet, une grande partie de la messe a repris de la musique vocale que Bach avait composé tout au long de sa carrière, datant de 1714 ( «Crucifixus»), mais largement réviséee. Pour compléter son travail, à la fin des années 1740, il compose de nouvelles sections du Credo tels que "Et incarnatus est".

Il a été suggéré que Bach envisageait créer sa messe lors de l'inauguration de la nouvelle Hofkirche à Dresde, qui a été commencé en 1738 et était en voie d'achèvement à la fin des années 1740. Cependant, le bâtiment ne fut achevée qu'en 1751, après la mort de Bach en Juillet 1750; l'exécution complète la première a eu lieu en 1859.

J'ai assisté à ma juste part de messes à travers les années, et normalenet elles durent entre 45 et 60 minutes - y compris des lectures et l'homélie. Les parties de l'ordinaire qui sont chantés (habituellement dans la langue commune) comme le Gloria, prennent à peine plus de deux minutes.


Messe de Bach se compose de 27 sections et une performance nécessite plus de 2 heures; ce n'est pas une Missa Brevis!

Depuis la fin des années 1960, les partisans du mouvement authentique ont encouragé des performances avec des effectifs réduits avec des instruments d'époque, afin de respecter les traditions du XVIIe siècle. Pas le cas ici aujourd'hui...

Enregistré à Musikvereinssaal (Vienne, Novembre 1952) et à Abbey Road (Londres, Juillet 1953), l'enregistrement d'aujourd'hui est en fait le deuxième enregistrement de la Messe en si mineur de Bach par Herbert von Karajan. Les forces rassemblées sont impressionnantes: Wiener Singverein, l'Orchester der Gesellschaft der Musikfreunde de Wien (également connu comme l'orchestre Symphonique de Vienne); le Philharmonia et un quatuor de solistes qui comprend Elisabeth Schwarzkopf et Nicolai Gedda.

J'ai trouvé la performance sur Liber Liber, un site italien qui est encore actif aujourd'hui. Afin de faciliter les choses pour tout le monde, j'ai fusioné les sections le long des lignes traditionnelles de la messe, et transféré en deux parties distinctes l'Internet Archive.

Bonne écoute!


Johann Sebastian BACH (1685 –1750)
Messe en si mineur, BWV 232

Elisabeth Schwarzkopf; Soprano
Marga Höffgen, Contralto
Nicolai Gedda, Ténor
Heinz Rehfuss, Basse
Wiener Singverein
Orchester der Gesellshaft der Musikfreunde in Wien
Philharmonia Orchestra
Herbert von Karajan, direction
Membran 221885 (Réédition d' EMI)




dimanche 10 janvier 2016

Elena Kuschnerov joue Tchaïkovski

Le billet suivant est un autre chapitre de notre série Jadis sur Internet.



Ce-mois-ci, et exceptionnellement, un En Pantoufles qui explore quelques-unes des œuvres pour piano de Tchaïkovski.

Quand nous pensons à Tchaïkovski, nous pensons à ses ballets et ses grandes œuvres orchestrales, mais on néglige souvent son catalogue de piano tout de même assez varié, qui comprend deux sonates pour piano, et de nombreuses «collections» qui comptent entre trois et dix-huit morceaux de piano. La plus célèbre de ces collections est sa série de douze «scènes caractéristiques» Les saisons qui, si vous me ledemandez, devrait être plus justement intitulé «Les Mois de l'année».

L'ensemble, écrit entre décembre 1875 et mai 1876, a été d'abord publié en versements mensuels dans la mensuelle Nuvellist de Saint-Pétersbourg, publiée le premier jour de chaque mois. Leur publication a été précédée d'une annonce encadrée en caractères gras sur la couverture du numéro de décembre 1875 (n ° 12):

Notre célèbre compositeur Tchaïkovski a promis à l'éditeur de Nuvellist, qu'il contribuera aux numéros de l'an prochain toute une série de ses compositions pour piano, écrites spécialement pour notre revue, dont le caractère correspond entièrement aux titres des morceaux, et le mois au cours duquel ils seront publiés dans la revue ...

Aujourd'hui, notre versement de la série Jadis sur Internet offre le cycle intégral, avec en complément quelques «extras» - Dumka (une «Scène rustique russe»), la méditation , une des Dix-huit pièces de son op. 72 et le Thème avec variations de son op. 19.

Suivant la coutume dans cette série, les titres choisis ont jadis téléchargés depuis le site vétuste original MP3.COM il y a près de 15 ans, et proposent la pianiste formée à Moscou Elena Kuschnerova dans des enregistrements en récital.



Selon son site officiel Elena est née dans une famille de musiciens, et a commencé son éducation pianistique à 5 ans, jouant son premier concert avec orchestre à 9 ans (Le concerto en fa mineur de Bach). Inscrite originalement à l’Ecole Centrale de Musique de Moscou où elle a étudié avec Tatiana Kestner (qui enseigna Andrei Gavrilov et Nikolai Lugansky), elle sera admise plus tard au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avec Sergei Dorensky. Elena Kuschnerova a été influencée par le grand et controversé compositeur russe Alexander Lazarevich Lokshin (1920 à 1987), qui a écrit un cycle de variations à son intention.

PianistenProfile (profils de Pianistes) caractérisent son jeu ainsi: "technique très développée, forte attaque, ... interprétations unies (seamless)".

Bonne écoute!

Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893)

  • Les Saisons (Времена года), douze scènes caractéristiques, op. 37a (TH 135)
  • Thème et variations originales, op. 19 (TH 133), no. 6
  • Dumka (Doumka), scène rustique russe en ut mineur, op. 59 (TH 145)
  • Méditation, op. 72 (TH 151), no. 5


Elena Kuschnerova, pf
(Enregistrements publics)
MP3.COM – 27 octobre 2002


dimanche 8 novembre 2015

Otello (Verdi)

Le billet suivant est mon Opéra du mois pour novembre 2015.



Le billet d’aujourd’hui propose non seulement un grand opéra de Verdi, mais souligne le décès plus tôt cette année du grand ténor « héroïque » canadien Jon Vickers.


Jonathan Vickers est né à Prince Albert, en Saskatchewan, dans une famille très religieuse. Jon était le sixième de huit enfants qui ont chanté et joué des instruments non seulement à l'église, mais aussi dans des pénitenciers!

Plutôt que de poursuivre une formation musicale après l’école secondaire, il choisit le marché du travail. Après avoir travaillé dans les épiceries et les grands magasins, Vickers obtient une petite bourse et s’inscrit au Conservatoire de Toronto. Admis en en 1950; il fera ses débuts professionnels en 1954 débuts (le Duc dans Rigoletto), et il sera sollicité dans une douzaine de rôles pour la radio et la télé de la CBC (dont une prestation télé en direct de Pagliacci) et au Festival d'opéra de Toronto. David Webster, directeur au Covent Garden, lui a envoyé un billet d'avion pour Londres, après une audition. Dans la saison 1956-1957 du Covent Garden, il a joué dans Un Ballo in Maschera et Carmen.

Peu de temps après, Vickers sera entendu un peu partout dans le monde dans les grands rôles de ténor lyriques. Afin d’imaginer l’envergure et l’endurance du chanteur, on notera  qu’il a chanté des dizaines de représentations comme  Tristan, Otello et Enée (Les Troyens). Il chantera tous ces rôles, dont cinq Otello, dans une période de six semaines au Met en 1974!


La « présence » de Vickers sur scène est, comme on le dit, légendaire. Ses performances ont souvent poussé ces rôles à l’extrême, comparable à Marlon Brando au cinéma -  Vickers pouvait combiner rage stupéfiante et une voix vertigineuse un moment, et un pianissimo dans la même phrase (comme, par exemple, dans le troisième acte d’Otello). Une dynamique vocale – et scénique – que peu d’artistes peuvent égaler, appréciée des mélomanes.

Au long de sa carrière, Vickers chantera le rôle titre d'Otello sur disque à deux reprises - en 1973 sous Karajan et en 1960 sous Serafin. C'est ce premier enregustrement que je partage avec vous aujourd'hui.

Bonne écoute!





dimanche 28 juin 2015

Rodrigo Alquati joue Brahms

Le billet suivant est la reprise d.un Jadis sur Internet du 21 août 2012. 


MP3.COM encourageait les artistes dits "indépendents" à faire usage de leur service afin de diffuser leur musique, et l'artiste de cette semaine y a logé un disque compact qu'il émit sous son label personnel.



Rodrigo Alquati est né à Caxias do Sul dans le Sud du Brésil. Il étudia de 1993 à 1997 à l'université fédérale de Rio Grande do Sul, s'y méritant un baccalauréat en violoncelle. Comme membre du quintette Scarlatti , il remporte le premier prix du concours de musique de chambre de Santa Marcelina à Sao Paulo en 1994. Après un stage de perfectionnement en Allemagne auprès de Martin Ostertag (1997 -2000), il forma l'ensemble Musitrio avec la pianiste Catarina Domenici et le violoniste Rodrigo Bustamante, remportant avec eux le Prix Açorianos comme révélations en musique de chambre pour 2002. En plus d'oeuvrer avec des orchestres brésiliens, il se produit en récital et comme soliste, endisquant Brahms, Schumann, Beethoven et Chostakovich.

Bonne écoute!

DETAILS


Johannes BRAHMS (1833 - 1897)

Sonate no. 1 pour violoncelle et piano, en mi mineur, op. 38
Sonate no. 2 pour violoncelle et piano, en fa majeur, op. 99

Rodrigo Alquati, violoncelle
Rafael von Gehlen, piano
Lieu d'enregistrement: Salão de Atos, Catholic University of Rio Grande do Sul (Brazil), 14 juin 2001

(Téléchargé de MP3.COM le 11 mars 2003)



dimanche 14 juin 2015

Guillermo Figueroa joue Bartok

Le billet suivant est la reprise d.un Jadis sur Internet du 24 juillet 2012. 







Le violoniste et chef d'orchestre Guillermo Figueroa est membre d'une famille musicale d'une certaine notoriété sur l'île de Porto Rico. En effet, Narciso Figueroa, y est considéré le "père de la danse moderne" en raison de ses contributions à la diffusion de la musique folklorique porto-ricaine. Après des études en Espagne, il revint à Porto Rico et y établit le quintette des frères Figueroa qui comptait le père de notre artiste de cette semaine, Guillermo le père, à l'alto.


La génération suivante, les neveux et nièces de Narciso, ont également choisi la musique comme carrière, et les cousins Guillermo et Narciso fils, entre autres, forment le quatuor Figueroa, en plus d'avoir évolué dans l'orchetsre du Metropolitan Opera de New-York.

Guillermpo Figueroa a donc fait carrière comme violoniste, ayant occupé le poste de premier-violon avec les orchestres du New-York Ballet et l'Orpheus Chamber Orchestra, un ensemble qui se produit habituellement sans chef. En tant que membre fondateuyr de l'Orpheus, M. Figueroa a participé à des dizaines d'enregistrements, dont une performance mémorable de Rêverie et Caprice de Berlioz. Depuis lors, M. Figueroa a entrepris une carrière de chef, ayant été directeur artistique des orchestres Symphoniques de Porto Rico et du Nouveau-Mexique. 

L'enregistrement proposé aujourd'hui est un de nombreux disques publiés en entier sur MP3.COM par le label Eroica. Il s'agît de prestations publiques à New York des trois sonates pour violon (seul et avec piano) de Bartok. Ces oeuvres couvrent deux ères spécifiques de l'oeuvre du compositeur hongrois - ses années exploratoires, ainsi que ses dernières années passées en exil aux Etats-Unis.

Bonne écoute!




DETAILS

Béla BARTÓK (1881 - 1945)

Sonate pour violon et piano no. 1 ien ut dièse mineur, Sz. 75

Sonate pour violon et piano n o. 2 en ut majeur, Sz. 76
(Robert Koenig, piano)


Sonate pour violon solo, Sz. 117, BB 124 (édition de Yehudi Menhuin)


Guillermo Figueroa, violon 

(Téléchargé le 11 avril 2002)

Page officielle (Eroica Recordings): http://www.eroica.com/gf-music.html

dimanche 7 juin 2015

Nelligan (Gagnon)

Le billet suivant est la reprise d'un billet de ma seérie Once or Twice a Fortnight datant du 15 janvier 2014.



L’Opéra du Mois pour juin est un opéra Québécois qui date déjà de plus de 25 ans, et qui implique un sujet et un compositeur qui ont croisé chemin à plus d’une reprise.

Emile Nelligan (1879-1941)


Au Secondaire, nous avons tous eu à « souffrir » dans nos cours d’arts langagiers – les romans de toutes sortes, le théâtre et la poésie. Aucun Québécois n’a pu échapper l’œuvre – et la triste histoire – du jeune poète Émile Nelligan.

Nelligan est né à Montréal le 24 décembre 1879, fils ainé de David Nelligan (un immigrant Irlandais) et d’Émilie Amanda Hudon, Canadienne-Française de Rimouski. Emile et ses deux sœurs furent élevés dans un ménage exogame, où le père s’exprimait en Anglais et la mère en Français. Un inspecteur pour le service des Postes, David et sa famille étaient bien nantis, et vivaient dans une grande maison dans le Carré Saint-Louis.

Le Canada tel qu’on le connaît aujourd’hui était un assez jeune pays à la fin du XIXe siècle, mais la culture Canadienne-Française (vieille de 150 ans) avait déjà des noms reconnus et établis, dont les poètes Octave Crémazie et Louis Fréchette, et les grands poètes symbolistes de l’heure (Verlaine, Beaudelaire et Rimbaud) étaient enseignés et lus dans les classes de français – ils furent donc très influents dans le développement littéraire de Nelligan.

Il publiera ses premières œuvres à 16 ans et se liera d’amit.é avec d’autres auteurs de sa génération -- Arthur de Bussières et Charles Gill – tous deux membres de l’École littéraire de Montréal, un mouvement auquel Nelligan participera brièvement. Nelligan quittera l’école afin de se consacrer entièrement à la poésie, ce qui le mettra en hargne avec son père, qui voulait le voir poursuivre une carrière traditionnelle.

Le 26 mai 1899, lors d’une soirée organisée par l’école littéraire, Nelligan récitera trois poèmes dont La Romance du vin. Cette soirée sera sa dernière prestation publique.

Ce qu’on retient de Nelligan – plus que son œuvre – c’est la durée de sa carrière (il écrira toute son œuvre entre 16 et 19 ans) et ensuite sa réclusion dans un hôpital psychiatrique (Saint-Jean-de-Dieu) afin de traiter ses “psychoses sérieuses”, de 19 ans jusqu’à sa mort le 18 novembre 1941.
La cause des problèmes psychiques du poète furent l’objet de spéculation, allant de sa hargne avec son père jusqu’à l’homosexualité. La légende veut que Nelligan ait des moments de lucidité, et qu’il fût visité par des étrangers plus d’une fois. Une de ces visites fut l’objet d’un article dans l’hebdomadaire La Patrie en 1937.

YOUTUBE

La poésie de Nelligan sur le Web - http://poesie.webnet.fr/lesgrandscla...gan/index.html 

André Gagnon (*1939)


Le pianiste, compositeur et arrangeur Québésois André Gagnon est issu d’une famille de 19 enfants dans le hamelin paisible de St-Pacôme de Kamouraska. Fprmé localement, puis au Conservatoire de Montréal, il recevra une bourse afin de se perfectionner comme pianiste auprès d’Yvonne Loriod (Mme. Olivier Messiaen). Gagnon a longuement été associé avec le mouvement des chansoinniers québécois, ayant travaillé étroitement avec plusieurs d’entre eux comme accompagnateur, plus sp.cialement Claude Léveillée et Monique Leyrac.

In des premiers succès de Gagnon – sur scène et sur disque – fut sa collaboration avec ces deux artistes lors de projets usany des textes d’Émile Nelligan :


En 1969, Gagnon se concentre sur une carrière solo, proposant des disques de musique « légère », des adaptations de chansons des chansonniers avec lesquels il aura travaillé, mais de plus en plus ses propres compositions – qu’il qualifiera de « pseudo-classique ». Un de ses projets sur disque les plus populaires fut son album Saga, qui compte une composition méditative, Nelligan :


De plus, Gagnon choisira de prendre logis au 3686 rue Laval, la maison familiale des Nelligan!
Pour ce projet d’opéra, Gagnon s’associe à l’auteur Québécois Michel Tremblay, un dramaturge chevronné et lui aussi issu de la génération d’artistes qui ont marqué les années 1970 au Québec.

L’Opéra et la Performance Retenue

L’opéra est chanté en français dans la tradition d’une comédie musicale et non pas dans la tradition « bel canto », donc est facile à suivre sans avoir recours à un argument. Toutefois, je peux vous offrir un résumé sommaire, afin de situer l’action.

Dans l’ensemble Nelligan se veut une série de réminiscences d’un Émile âgé, qui revit certains évènements de son adolescence : la dynamique au foyer entre lui et les membres de sa famille, son amitié avec d’autres poètes et la genèse d’un de ses poèmes, La Romance du Vin. Nelligan rapporte également comment sa mère, ses amis et ses connaissances composent avec un poète qui perd le sens de la réalité, vivant son crédo – il est poète, et il mourra fou.

La prestation retenue en est une qui date de la création de l’opéra et de sa tournée initiale  avec la distribution originale – telle que croquée sur le vif par la Société Radio-Canada (au Grand Théâtre de Québec). Il ne s’agît pas de sources de haute qualité, mais l’essence de la prestation est là.


André GAGNON (* 1939)
Nelligan, opéra romantique (1988-90)
Opéra en deux actes, livre ten français de Michel Tremblay

DUISTRIBUTION
Emile Nelligan (Vieux, ca. 1940) – Michel Comeau
Emile Nelligan (Jeune, ca. 1899) – Yves Soutière
David Nelligan, son père – Jim Corcoran
Emilie Hudon, sa mère – Louise Forestier
Arthur de Bussière, un poète – Daniel Jean
Son amie – Renée Claude
Direction Musicale: Scott Price

dimanche 31 mai 2015

Seymour Lipkin joue Schubert

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 10 juillet 2012. 


En Pantoufles complète notre série "En récital" avec un récital du pianiste Amérocain Seymour Lipkin, un artiste qui contribue sa bonne part de prestations à la bibli musicale en ligne du musée Isabella Stewart Gardner de Boston.


Formé sous Rudolf Serkin et Mieczyslaw Horszowski au Curtis Institute de Philadelphie, Seymour Lipkin remporta à 19 ans la compérition Rachmaninov. Il a joué avec les grands orchestres Américains (New-York, Boston, Philadelphia, Cleveland, et Chicago), accompagné par les grands chefs du XXw siècle - Koussevitzky, Reiner, Munch, Leonard Bernstein, Ormandy, Steinberg et Szell.

Après une carrière de chef d’orchestre (assistant à la Philharmonique de New-York, chef en résidence au Joffrey Ballet), il a repris le collier d’une carrière de pianiste, et s’est fait remarquer dans des projets Beethoven (les concerti, les sonates pour piano) et Schubert, en plus de participer comme chambriste avec des ensembles tels les quatuors Juilliard et Guarneri.


M. Lipkin enseigne à Juilliard et au Curtis Institute.

Je vous propose aujourd’hui une sélection de sonates pour piano de Franz Schubert, interprétées en récital au musée Gardner de Boston par Seymour Lipkin.

Bonne écoute!

DETAILS


Franz SCHUBERT (1797-1828)
Seymour Lipkin, pianiste

Sonate pour piano no. 9 en si majeur, D. 575,
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...ubert_o147.mp3

Sonate pour piano no. 16 en la mineur, D. 845
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...ubert_d845.mp3

Sonate pour piano no. 19 en ut mineur, D. 958
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...ubert_D958.mp3


Sonate pour piano no. 21 in en si bémol majeur, D. 960
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...ubert_d960.mp3

dimanche 24 mai 2015

Francine Kay joue Debussy

Le billet suivant est la reprise d.un Jadis sur Internet du 23 octobre 2012. 



En Pantoufles propose un téléchargement du deuxième livre de préludes de Claude Debussy.

L'oeuvre

La semaine dernière, ces pages partageaint un enregistrement du premier livre de prélides, et la réflexion de cette semaine considère le seuxieme jeu, qui date de la fin de l'année 1912 allant jusqu'au printemps de 1913, donc suivant le premier jeu par environ deux ans.

Dans l'ensemble, ce jeu de 12 préludes suit tout à fait le moule établi dans le premier livre, et dans certains cas ouvre la porte au nouveau langage musical plus introspectif, plus néo-classique qui caractérisera l'oeuvre du compositeur pour le reste de sa carrière.

L'artiste



La pianiste canadienne Francine Kay reçoit sa formation à l’Ecole de Musique Vincent D’Indy de Montreal, sous la tutelle de  Sr. Rita de la Croix et d'Yvonne Hubert. Récipiendaire d'une bourse d'études du gouvernement Français, Mme Kay ira à Paris étudier auprès d'Yvonne Lefebvre lors d'un “Juillet Musical” tenu à St-Germain-en-Laye, le lieu de naissance de Debussy.

Diplômée du Juilliard School, de New-York (auprès d'Adele Marcus), Mme Kay fera des études privées avec Marek Jablonski et Leon Fleisher, en plus de visites et diplômes à Banff, Tanglewood et au Royal Conservatory of Music de Toronto.

On entendra Me Kay partout au monde comme chambriste et en récital, sur scèene ainsi qu'à la radiuo et télévision de Radio-Canada. Son premier disque - une uintégrale des préludes de Debussy, est finaliste pour le prix Juno (Canada) du meilleur enregistrement classique de 1996, en plus d'avoir fait l'unanimité chez les critiques et a une place de choix dans la discographie du compositeur.

Francine Kay est professeur au Royal Conservatory of Music de Toronto et à l'université Wilfrid-Laurier de Waterloo.


La prestation





Enregistré dans une église d'Elora, Ontario, utilisant un microphone omnidirectionnel SONY C-28.

Claude DEBUSSY (1862-1918)
  • Préludes II, pour piano, L. 123
  • Ballade (slave), pour piano, L. 70

Francine Kay, Piano

Téléchargement MP3.COM : 21 mars 2003
Détails: http://www.audio-ideas.com/recordings/debussy.html

Bonne écoute!

dimanche 17 mai 2015

Sergey Schepkin joue Debussy

Le billet suivant est la reprise d.un Jadis sur Internet du 10 septembre 2012. 



En Pantoufles proposera deux billets que j'ai déja présentés dans le cadre de la série Jadis sur Internet, tous les deux dédiés aux préludes pour piano de Claude Debussy.


L’oeuvre

Les 24 préludes pour piano de Debussy sont divisés en deux livres dont la publication est séparée par une courte période d’un an ou deux. A l’instar des préludes du Clavier bien tempéré de Bach ou des préludes de Chopin, ces pièces ne sont pas associées à des tonalités spécifiques, ou ne tentent pas de couvrir le spectre des tonalités.
Chaque livre fut composé sur une période de qiuelques mois et assez rapidement, ce qui n’est pas nécessairement la coutume du compositeur. Le premier livre (composé entre décembre 1909 et février 1910) fait l’objet du billet d’aujourd’hui.
Il est important de noter qu’à l’origine, les préludes étaient offerts en récital een petits groupes – et reste encore une formule populaire. Ainsi doc, on propose des préludes qui résonnent avec l’interprète, ou ont une affinité particulière. Un bon exemple serait les trois premier préludes du premier livre (Danseuses de Delphes, Voiles, et Le Vent dans la Plaine) qui partagent une tonalité commune (si bémol), et partagent un sens d’unité et de fluidité par surcroît. La pianiste Jane Mortimer fut la première à offiri l’intégrale des préludes en récital à Paris le 3 mai 1911.

Debussy atribue des titres à ses préludes – en fait, dans le manuscrit, ces titres sont offerts à la fin de chaque pièce plutôt qu’au début, suggérant que les pièces laissent l’impression de telle ou telle chose plutôt que d’offrir le titre comme inspiration à l’interprète. L’absence d’un déterminant masculin ou féminin dans le titre de vagues est un bel exemple d’ambiguité poétique…

L’artiste

Sergey Schepkin est un pianiste Russe de naissance, mais Américain d’adoption. Né et formé à Saint-Pétersbourg, il complète avec succès ses études au conservatoire local en 1985.
I aménage aux Etats-Unis en 1990, afin de parfaire sa formation au New England Conservatory avec Russell Sherman, y recevant un diplôme en 1992 et un doctorat en 1999.
 M. Schepkin fait carrière en Amérique et partout ailleurs comme interprète  et chambriste, ainsi que comme éducateur. Il est un artiste sabctionné par le facteur Steinway.
La prestation

J’ai téléchargé cet enregistrement du site MP3.COM en novenmbre 2001, et ce des mois avant qu’on les retrouve sur le disque compact de l’étiquette Centaur. Je suis plutôt certain qui’il s’agît des mêmes fichiers, à cause de l’emplacement de l’enregistrement (Jordan Hall, New England Conservatory).



Claude DEBUSSY (1862 –1918)
  • Préludes I, pour piano, L. 117
  • Images I pour piano, L. 110 
  • Masques, pour piano, L. 105 
  • D'un cahier d'esquisses, pour piano, L. 99 
  • L'isle joyeuse, pour piano, L. 106


Sergey Schepkin, Piano [Steinway D]
Lieu d’enregistrement: 
Jordan Hall, New England Conservatory, Boston, Massachusetts. 19-20 mars, 2001
Téléchargement MP3.COM - 23 Nov 2001



dimanche 10 mai 2015

Paavali Jumppanen joue Beethoven et Mozart

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 17 août 2012. 



En Pantoufles continue notre série "En récital" avec un récital du pianiste Finlandais Paavali Jumppanen, un artiste qui contribue sa bonne part de prestations à la bibli musicale en ligne du musée Isabella Stewart Gardner de Boston.



Né à Espoo, Paavali Jumppanen commença sa formation de pianiste à l’âge de 5 ans à l’institut de musique local, et plus tard à l’académie Sibelius de Helsinki. Récipiendaire du premier prix au concours Maj Lind de 1997, il se perfectionne auprès de Krystian Zimerman à Basel, y recevant un diplôme de soliste avec toutes les distinctions possibles.

Depuis, on a entendu M. Jumppanen comme soliste avec des orchestres tels l’Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion Finlandaise, le Tapiola Sinfonietta, la Philharmonique de Helsinki et l’Orchestre Symphonique de Lahti.

M. Jumppanen se présente souvent comme artiste en recital seul ou avec des partenaires (il accompagne Corey Cerovsek dans son intégrale Beethoven, par exemple). Il évolue dans les grands centres: Paris, New York, Vienne et Londres, et dans des festivals comme celui de La Roque d'Antheron, celui de Kitayushu au Japon, ou de Kuhmo en Finlande.

Nos selections de cette semaine sont deux paires de sonates de Beethoven et de Mozart.

Bonne écoute!

DETAILS


Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate pour piano no. 8, en ut mineur, op. 13 (“Pathétique”)
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...hoven_Op13.mp3

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Sonate pour piano no. 7, en ut majeur, K. 309
http://traffic.libsyn.com/gardnermus..._jumppanen.mp3

Sonate pour piano no. 12, en fa majeur, K. 332
http://traffic.libsyn.com/gardnermus..._jumppanen.mp3

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate pour piano no. 29, en si bémol majeur, op. 106 ("Hammerklavier")
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...oven_op106.mp3

Paavali Jumppanen, piano


dimanche 3 mai 2015

"S" pour... les Sonates de Scarlatti

Le billet suivant est la reprise d.un Jadis sur Internet du 17 septembre 2013. 


En Pantoufles continue notre série "En récital" avec une superbe sélection de sonates par Scarlatti. Domenico Scarlatti est le brillant claviériste du XVIIIe siècle dont l'oeuvre pour claveci a largement influencé les clacissistes (Mozart et Haydn ainisi que le Padre Soler) et les géants du romantisme (Beethoven et Schubert). Ses sonates sont plus près de la forme de l'étude développée par Chopin que du Hammerklavier de Beethoven, mais leur apport à la musique pour clavier est évidente.

Notre artiste primé aujourd'hui, Ralph Kirkpatrick (1911 – 1984), est un éminent claveciniste et musicologue Américain, qui est l'un des luminaitres de la première heure du mouvement d'authenticité en musique baroque, et l'autorité en ce qui concerne l'oeuvre de Scarlatti.

Après des études à l'Université Harvard de Boston, Kirkpatrick ira étudier à Paris avec Nadia Boulanger et la grande Wanda Landowska, ainsi qu'avec d'autres imminents musiciens en Europe. Il fera même un stage comme résident au Mozarteum de Salzbourg (1933 - 34). Une bourse d'études Guggenheim lui permettra d'approfondir ses recherces de manuscrits baroques partout en Europe.

C'est durant cette période que Kirkpatrick entamera ses recherches sur l'oeuvre de Scarlatti, parvenant même à retrouver des artéfacts autographes de la part de membres de sa famille encore en Espagne. Le point culminant de 12 années de recherches, son anthologie de l'oeuvre de Scarlatti (ainsi que son édition critique de 60 de ses sonates) furent publiées en 1953 - il signera son intégrale sur disque pour la maison Columbia l'année suivante.

La numérotation de l'oeuvre de Scarlatti (le catalogue de numéros Kirkpatrick, KK. ou tout simplement K.) est la notation prévilégiée aujourd'hui, et ce même s'il existe d'autres antologies (celle de Luongo, ou L. étant encore fort usitée).

La playlist d'aujourd'hui, faite de plages téléchargées du site vétuste Public Domain Classic) propose uen séection de cette intégrale, rééditée maintes fois au cours des derniers 60 ans.

Averertissement: Quelque soit votre amour pour le clavecin, ou pour Scarlatti, deux heures de ce genre de choses peut être un peu excessif... Je vous suggère d'étaler l'audition sur plusieurs séances, histoire de pleinement savourer ce document historique!

Bonne écoute (avec modération)!






PLAYLIST

Domenico SCARLATTI (1685 - 1757)

Sonates pour clavecin (Ed: Kirkpatrick, R., Scarlatti, Domenico. Sixty Sonatas, G. Schirmer, 1953) - sélections

  • No. 1 (K. 3, Longo 378) (la mineur)
  • No. 2 (K. 7, Longo 379) (la mineur)
  • No. 3 (K. 16, Longo 397) (si bémol majeur)
  • No. 4 (K. 18, Longo 416) (ré mineur)
  • No. 5 (K. 28, Longo 373) (mi majeur)
  • No. 6 (K. 29, Longo 461) (ré majeur)
  • No. 8 (K. 46, Longo 25) (mi majeur)
  • No. 9 (K. 54, Longo 241) (la mineur)
  • No. 10 (K. 57, Longo S. 38) (si bémol majeur)
  • No. 11 (K. 84, Longo 10) (ut mineur)
  • No. 12 (K. 52, Longo 267) (ré mineur)
  • No. 13 (K. 96, Longo 465) (ré majeur)
  • No. 14 (K. 105, Longo 204) (sol majeur)
  • No. 15 (K. 115, Longo 407) & No. 16 (K. 116, Longo 452) (ut mineur)
  • No. 17 (K. 119, Longo 415) & No. 18 (K. 120, Longo 215) (ré mineur)
  • No. 23 (K. 208, Longo 238) & No. 24 (K. 209, Longo 428) (la majeur)
  • No. 25 (K. 215, Longo 323) & No. 26 (K. 216, Longo 273) (mi majeur)
  • No. 27 (K. 238, Longo 27) & No. 28 (K. 239, Longo 281) (fa mineur)
  • No. 29 (K. 259, Longo 103) & No. 30 (K. 260, Longo 124) (sol majeur)
  • No. 31 (K. 263, Longo 321) (mi mineur) & No. 32 (K. 264, Longo 466) (mi majeur)
  • No. 33 (K. 308, Longo 359) & No. 34 (K. 309, Longo 454) (ut majeur)
  • No. 39 (K. 402, Longo 427) (mi mineur) & No. 40 (K. 403, Longo 470) (mi majeur)
  • No. 41 (K. 420, Longo S. 2)  & No. 42 (K. 421, Longo 252) (ut majeur)
  • No. 43 (K. 426, Longo 128) (ut mineur) & No. 44 (K. 427, Longo 286) (ut majeur)
  • No. 45 (K. 460, Longo 324) & No. 46 (K. 461, Longo 8) (ut majeur)
  • No. 47 (K. 470, Longo 304) & No. 48 (K. 471, Longo 82) (sol majeur)
  • No. 49 (K. 490, Longo 206) & No. 50 (K. 491, Longo 164) & No. 51 (K. 492, Longo 14) (ré majeur)
  • No. 52 (K. 493, Longo S. 24) & No. 53 (K. 494, Longo 287) (sol majeur)
  • No. 55 (K. 516, Longo S. 12) & No. 56 (K. 517, Longo 266) (ré mineur)
  • No. 59 (K. 544, Longo 497) (si bémol majeur)

Ralph Kirkpatrick, clavecin
(Enregistrement - 1954)
Téléchargement depuis Public Domain Classic, 12 Mars 2011


 

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