mardi 21 octobre 2014

Edo de Waart dirige Wagner


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 21 octobre 2014.

La revanche du vinyle revient cette semaine avec un billet qui sert d’apéritif à mon montage de vendredi dédié à Richard Wagner.


Dans ma collection de microsillons en vinyle, je ne compte que trois sélections Wagner – l’obligatoire échantillonnage orchestrales du Ring (Szell et le Cleveland, série Great Performances CBS), et deux disques « d’ouvertures » de la maison Philips – une réédition de la série Festivo (Varviso dirige le Staatskapelle Dresde) et le disque d’aujourd’hui, une mouture numérique de première génération, avec le chef Néerlandais Edo de Waart.
Edo de Waart est formé comme hautboïste et en direction d’orchestre – il occupera d’ailleurs un poste parmi les bois de l’orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam alors qu’il complète sa formation comme chef. En 1964, il remporte le concours Mitropoulos de New-York, qui lui vaut un stage comme assiatant sous Bernstein, et plus tard de retour chez lui avec Haitink. De Waart dirigera plusieurs orchestres majeurs au fil des ans (San Francisco, Minnesota, Sydney) et dirige aujourd’hui la Philharmonique Royale Flamande et l’orchestre de Milwaukee.


Il n’y a rien de particulièrement notoire sur ce disque qui date de plus de 30 ans – on y retrouve deux des ouvertures plus usitées de Wagner (Tannhäuser et le Vaisseau Fantôme) et celle du permier opéra d’envergure du compositeur, Die Feen (Les Fées). Le Tannhäuser est jumelé avec la musique de ballet de l’opéra (la soi-disant musique de Vénusberg), sise en début d’opéra plutôt que lors du troisième acte comme le voulait la coutume Parisienne.

Le Concertgebouw est un grand orchestre, et se trouve en terrain familier dans ce répertoire. Les cordes sont riches, les cuivres résonnent – tout est bien en place. La technologie numérique nasciente de l’époque (envenimée ici par l’impression vinyle et notre transfert maison) ne rendent pas l’exécution dans toute sa splendeur, un son parfois « métallique » et froid. Néanmoins, le résultat mérite d’être écouté.



Richard WAGNER (1813-1883)
Tannhäuser, WWV 70: Ouverture et musique “Venusberg”
Die Feen, WWV 32: Ouverture
Der Fliegende Holländer, WWV 63: Ouverture

Koninklijk Concertgebouworkest
Edo De Waart, direction

Philips 9500 746 (stereo et numérique - DDA, 1981)

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