vendredi 30 juin 2017

Oscar Peterson (1925-2007)






Ce billet B + B propose notre montage # 252. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================

Demain, le 1er juillet, marquera le 150ie anniversaire de la Confédération Canadienne. Afin de souligner cet évènement, j’ai préparé un montage qui rend hommage à un des plus grands musiciens ayant vu le jour dans notre grand pays.



Dans mes déplacements au travail, mon autobus arrête souvent au coin des rues Albert et Elgin, et m’offre une vue splendide de cette statue de bronze à l’effigie  d’Oscar Peterson, près de l’entrée des artistes au Centre National des Arts d’Ottawa. Souvent accompagné par les nombreux ouvriers qui dégustent leur café matinal assis sur le banc à côté d’Oscar, je n’ai pas de doute que ce dernier apprécie leur compagnie, un peu comme les nombreux auditeurs qu’il semble saluer d’un humble hochement de la tête.

Né et élevé à l’orée de la Grande Dépression dans le quartier de la Petite Bourgogne de Montréal, Oscar Peterson est le fils d’un musicien amateur, qui travaille comme journalier avec le Canadien Pacifique. A la maison comme dans son voisinage, l’influence de la musique des Antilles et du Jazz amènera le jeune Oscar à prendre un instrument – initialement aidé par son père, puis sa sœur qui donne des leçons de piano dans le voisinage. Peterson, qui souffrira d’un incident de tuberculose, choisira le piano plutôt que la trompette, et le sort en est jeté. Il suivra une formation classique surprenamment rigoureuse (après de sa sœur et de Paul de Marky), mais rapidement explorera le ragtime, le boogie-woogie et le jazz. Il remporte à 14 ans le concours national de musique de la Société Radio Canada et quitte l'école pour devenir musicien professionnel.

Pendant plusieurs années, il jouera régulièrement dans les cabarets et sera aussi très présent à la radio montréalaise dans les années 1940. C’est d’ailleurs à la radio qu’il sera découvert par le promoteur de jazz Norman Granz qui produira l’essentiel de ses disques, et l’ajoutera à l’alignement de la série Jazz at the Philharmonic au Carnegie Hall en 1949.

Le montage d’aujourd’hui est en deux parties – la première relate un récital public de Peterson et un des trios avec lesquels il s’est produit (celui-ci inclut Herb Ellis à la guitare et Ray Brown à la contrebasse) au théâtre Orpheum de Vancouver en août 1958 (quelques mois avant qu’Ellis ne quitte le groupe).

Les titres retenus sont principalement des « standards », c’est-à-dire des mélodies populaires parcourues par un grand nombre de groupes comme ceux de Peterson, mais toujours avec une sauce particulière. La plupart des titres sont introduits par Peterson au micro, y compris une pièce originale, The Music Box Suite (trad. Lit., la boite à musique), un hommage à sa sœur Daisy, qui fut jadis son prof de piano.

La seconde partie du montage est l’intégrale de Canadiana Suite, une commande de la Société. Radio-Canada qu’il endisquera avec Brown à la contrebasse et Ed Thigpen à la batterie en septembre 1964.

L’ensemble de huit courtes pièces est un voyage sur un train virtuel (clin d’œil à son père) allant de l’Atlantique au Pacifique passant par Montréal, Toronto, les Prairies, le défilé du Stampede de Calgary et finissant avec les Rocheuses.


Bonne écoute, et bonne Fête du Canada!

0 commentaires:

Publier un commentaire

 

Pages vues la semaine précédente