vendredi 14 juillet 2017

Mini opéras





Ce billet B + B propose notre montage # 253. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Le B+B de cette semaine explore le monde lyrique dans un contexte un peu particulier. On ne parle pas ici nécessairement de melodies ou même d’arias provenant d’opéras mais plutôt d’arias de concert – des pièces vocales qui insolent une scène pour voix soliste et orchestra (dans le cas d’un des exemples retenus, une paire de scènes).

Commençons par cet exemple – le compositeur Basque Juan Crisóstomo Arriaga est né jour-pour-jour 50 ans après Mozart, et comme lui nous a quitté bien trop jeune. Le Mozart espagnol mérite cette appellation à cause de son talent précoce (à 9 ans, il compose un quatuor à cordes dont il tient le second violon!) et son père décide d'envoyer son fils au Conservatoire de Paris. Elève brillant dans toutes ses études et activités musicales, il compose des œuvres dramatiques, quelques pièces liturgiques dont une fugue à huit voix sur Et vitam venturi dont la partition est perdue et que Luigi Cherubini, directeur du Conservatoire, considère en 1822 comme un chef-d'œuvre.

Une de ces œuvres dramatiques est sa cantate Herminie (Erminia, en Italien), inspirée du texte de J.-A. Vinaty mais généralement chantée en Italien dans la traduction de Giovanni Gandolfi. Cette œuvre dramatique du temps de la Première Croisade se compose de deux scènes, et se rapproche plus de l’opéra et ainsi se mérite une place dans notre palmarès de cette semaine.

Antigono est un opéra italien du XVIIIe siècle du compositeur tchèque Josef Mysliveček composé d'un livret du poète italien Metastasio produit en 1744 avec la musique de Johann Adolf Hasse. Ka musique de cet opéra est aujourd’hui perdue, mais un bon nombre de compositeyrs contemporains de Hasse et Mysliveček ont créé des arias de concert usant du livret de Metastasio et deux exemples (Acte III, Sc. 9 «Berenice, ah che fai? ») composés par Haydn et Avondano sont du montage. Deux arias de Mozart complètent la partie « classique » de cet ensemble.

Pour boucler le montage, j’ai choisi Bohemian Rhapsody, une chanson écrite par Freddie Mercury et enregistrée par son groupe, Queen (album A Night at the Opera).

La chanson, qui adopte le style opéra-rock, repose sur une structure assez inhabituelle pour un titre de musique rock : découpée en six parties, elle est dépourvue de refrain et comporte des arrangements tantôt a cappella, tantôt hard rock. En dépit de la singularité de son format, elle devient un immense succès commercial, marquant une étape décisive dans la carrière du groupe et posant les jalons de sa reconnaissance au panthéon des grands groupes de rock internationaux.


Bonne écoute!


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