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vendredi 30 décembre 2022

Bilan Annel 2002

Notre bilan de fin d'année 2022 est probablement le billet de ma part pour moi - du moins dans l'avenir prévisible.

Comme je l'ai souligné en septembre, près de 12 ans après le début de cette expérience, j'ai conclu qu'il était temps pour moi de prendre du recul. Dans cette veine, notre montage no. 400 mettant en vedette la Belle au bois dormant de Tchaïkovski sera mon dernier de notre série B+B.

Lorsque nous avons commencé cette expérience en 2011, peu d'entre nous pouvaient voir un changement fondamental dans la diffusion de la musique, avec la quasi-dominance des services de musique en streaming par abonnement et des achats de médias numériques plutôt que des CD et les microsillons "boutique". C'est vrai pour la musique populaire, comme pour la musique classique/de concert et l'opéra.

J'ai commencé à regrouper de la musique sous forme de balados pour combler une lacune que je percevais, qui a été créée au Canada avec des sources fiables de musique à demande quittant les ondes terrestres. Nous ne savions pas que le public qui écoute de la musique ferait si facilement la transition vers les nouveaux médias.

En bref, ce que je fais n'est plus vraiment nécessaire, et le temps que je pensais avoir en semi-retraite à consacrer à cette entreprise est plus rare que je ne l'imaginais.

L'avenir de "Pour votre bon plaisir"

Je dois vous rappeler que nos archives ont la majeure partie de nos partages musicaux facilement disponibles pour être écoutés (avec leur lecteur intégré) ou téléchargés. Tant que ce service existera, cette musique sera là pour le plaisir de tous.

À l'heure actuelle, j'ai encore un bon nombre de partages du mardiéQQJP et d'opéras  passés qui n'ont pas encore été publiés sur la chaîne de podcasting, et dans l'esprit de conserver notre contenu archivé, je prévois de le faire - les publier au ralenti alors que je conserver les archives. Ne soyez pas surpris si un ou deux billets à la carte apparaîssent de temps en temps dans le cadre de cet exercice.

En tant que service à tous mes auditeurs, je maintiendrai les épisodes passés actuellement actifs jusqu'à la fin du mois de janvier, réduisant lentement notre empreinte jusqu'au niveau de stockage "de base" (gratuit pour moi) de 500 Mo - ce qui équivaut à 5 - 7 épisodes. Il y aura une limite de téléchargement proportionnelle, mais si je publie simultanément dans l'archive, ce ne sera pas trop un problème.

Au fur et à mesure que je publierai du matériel nouvellement organisé, je retirerai les montages les plus anciens. Lorsque j'aurai terminé, je ferai le point sur l'activité du podcast et déciderai de ce qui se passera ensuite.

Avant de vous laisser profiter de notre playlist YouTube annuelle de ramassis, je voulais une dernière fois vous remercier de m'avoir accompagnés dans cette expérience. Ce fut agréable le temps que ça a duré!

Bonnes vacances et bonne année 2023 à tous !

Pierre

jeudi 30 décembre 2021

Xavier Cugat (1900-1990)

 



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de décembre 2021.


Mon dernier partage pour 2021 suit le formatrétro que nous avons repris à l'occasion cette année.

Ma mère aurait eu 90 ans cette année, et dans une crtaine mesure, ce billet se veut un clin d'œil dans sa direction. En tant qu'adolescent maladroit, ma mère a essayé de m'enseigner (ainsi qu'à mon frère avant moi) ce qu'elle pensait être une compétence de base de la vie – la "danse sociale". Elle a fait de son mieux pour nous apprendre les pas de base des danses latines, en particulier le cha-cha et la rumba. Son disque vinyle de prédilection était un vieux microsillon Mercury avec Xavier Cugat et son orchestre.

Xavier Cugat était un musicien et chef d'orchestre calatan qui a passé ses années de formation à La Havane, à Cuba. Violoniste et arrangeur de formation, il fut une figure de proue de la diffusion de la musique latine. À New York, il était le chef de l'orchestre résident du Waldorf-Astoria avant et après la Seconde Guerre mondiale. L'un de ses gestes fétiches était de tenir un chihuahua pendant qu'il agitait son bâton avec l'autre bras.

Cugat a enregistré pour Columbia (années 1940 et 1950), et Epic, RCA Victor (années 1930 et 1950), Mercury (1951-52 et les années 1960) et Decca (années 1960). Cugat a suivi de près les tendances, réalisant des disques pour la conga, le mambo, le cha-cha et le twist lorsque ces danses étaient populaires. En 1940, son enregistrement de "Perfidia" est devenu un succès. En 1943, "Brazil" était le hit des le plus réussi de Cugat. Il a passé sept semaines au n ° 2 du palmarès national des meilleures ventes au détail du magazine Billboard.

Les anciens membres de son orchestre ont inclus Desi Arnaz, Lina Romay, Abbe Lane, Tito Rodriguez, Yma Sumac, Miguelito Valdés, Frank Berardi, Gene Lorello, George Lopez, Glenn E. Brown, Henry Greher, Isabello Marerro, James English, John Haluko , Joseph Gutierrez, Luis Castellanos, Manuel Paxtot, Oswaldo Oliveira, Otto Bolívar, Otto Garcia, Rafael Angelo, Richard Hoffman, Robert De Joseph et Robert Jones.


Le programme d'aujourd'hui présente deux albums spécifiquesde Cugat*: une compilation «*Best Of*» et le disque que ma mère a utilisé pour ses cours, «*Viva Cugat*».

Bonne écoute et Bonne Année!


The Best Of Xavier Cugat And His Orchestra

  1. Sway [Norman Gimbel, Pablo Beltran Ruiz]
  2. Tequila [Chuck Rio]
  3. Fly Me To The Moon [Bart Howard]
  4. Brazil (Aquareia Do Brasil) [Ary Barroso]
  5. Desafinado [Antônio Carlos Jobim]
  6. Witchcraft [Cy Coleman]
  7. Green Eyes ("Aquellos Ojos Verdes") [Adolfo Utrera and Nilo Menéndez]
  8. Besame Mucho [Consuelo Velázquez]
  9. Yours (Quiéreme Mucho) [ Gonzalo Roig]
  10. Amor [Gabriel Ruiz, Ricardo Lopez Mendez]
  11. It Happened In Monterey [ William Rose, Mabel Wayne]
  12. Tea For Two [Vincent Youmans]
  13. What a Diff'rence a Day Made ("Cuando vuelva a tu lado") [María Grever]
  14. Papa Loves Mambo [ Al Hoffman, Dick Manning, and Bix Reichner]
  15. La cumparsita [ Gerardo Matos Rodríguez]
  16. El Cumbanchero [ Rafael Hernández]
  17. I've Got The World on a String [ Harold Arlen]
  18. Always In My Heart [ Ernesto Lecuona, Kim Gannon]


Spectrum Music 554 767-2
CD, Compilation, 1998
Discogs https://www.discogs.com/release/1762...-His-Orchestra




Viva Cugat!

  1. Jungle Concerto [Xavier Cugat]
  2. The Peanut Vendor (El Manisero) [Marion Sunshine, Moises Simons, L. Wolfe Gilbert]
  3. Isle Of Capri [Jimmy Kennedy, Will Gross]
  4. Tropical Merengue (Amanecer Tropical) [Don Marsh, Lawrence Elow, Rafael Munoz]
  5. Nightingale [Fred Wise, George Rosner, Xavier Cugat]
  6. Perfidia [Alberto Dominguez]
  7. Siboney [Dolly Morse, Ernesto Lecuona]
  8. Jungle Drums (Canto Karabali) [Carmen Lombardo, Charles O'Flynn, Ernesto Lecuona]
  9. Anna (El Negro Zumbon) [Armando Trovajoli]
  10. Maria Elena [Lorenzo Barcelata]
  11. Poinciana (Song Of The Tree) [Buddy Bernier, Manuel Lliso, Nat Simon]
  12. Say Si Si (Para Vigo Me Voy) [ Al Stillman, Ernesto Lecuona, Francia Luban]


Mercury – SR 60868
1951, réédition1961
Discogs https://www.discogs.com/release/6147...tra-Viva-Cugat

YouTube https://youtube.com/playlist?list=PL...mtRn7Z6L6cgEH8

Internet Archive - https://archive.org/details/xavier-cugat-the-best-of-xavier-cugat-hq-music-full-album

vendredi 1 octobre 2021

Dvořák: Trois œuvres pour quatuor à cordes



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de septembre 2021.


Avec un jour de retard, je vous offre mon Quinze que j’en pense pour la deuxième quinzaine de septembre. Il sèagît d’une variation sur notre look retro avec un retour à la bibliothèque en ligne des performances de chambre du musée Isabella Stewart Gardner et trois œuvres pour quatuor à cordes d'Anonin Dvořák.

Lui-même altiste, Dvořák ressentait une affinité naturelle pour l'écriture pour cordes. Son corpus de chambre est fortement inspiré par la culture populaire - tchèque, puis américaine. Sur une période de trente ans, Dvořák a composé plus de quarante œuvres de musique de chambre. Comme Schubert, Dvořák s'est tourné vers le quatuor à cordes au début de sa carrière ; tous deux avaient une raison pratique de choisir ce médium au début de leur carrière : il était relativement facile de faire jouer de la musique en quatuor.

Les deux quatuors partagés ici sont des œuvres de maturité ; le dixième, sous-titré « Slave », doit son surnom au dédicataire. En effet, Jean Becker, le leader du Quatuor Florentin, avait spécifiquement demandé un « Quatuor slave » dans le sillage des « Danses slaves » de Dvořák.

Le Quatuor à cordes n° 14 était le dernier quatuor à cordes achevé par Dvořák, qui termina son quatorzième quatuor en 1895, lorsqu'il retourna en Bohême après sa visite en Amérique. Ce Quatuor a marqué un point important dans le développement de Dvořák car il se consacrera ensuite presque exclusivement à l'écriture de musique à programme explicite, à savoir des poèmes symphoniques et des opéras.

Les mouvements de quatuor à cordes de Dvořák portant maintenant le titre Cyprès (en tchèque : Cypřiše) sont des versions pour quatuor à cordes de 12 de ses 18 chansons d'amour, B11, de 1865, également intitulées Cyprès. Les 12 pièces qu'il a sélectionnées pour l'arrangement de B. 11 sont nos 2–4, 6–9, 12, 14 et 16–18 ; les chansons originales sont pour voix seule et piano, et sont des mises en musique de poèmes de Gustav Pfleger-Moravsky du recueil "Cyprès" (d'où le titre).

Bonne écoute!

Antonín DVOŘÁK (1841-1904)
Quatuor pout cordes no. 10 en mi bémol majeur, Op. 51 [B. 92] (Slave)
Borromeo String Quartet
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...1_borromeo.mp3

Cyprès, B.152 (arr. Du recueil de mélodies, B. 11)
Musicians from Marlboro
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...2_marlboro.mp3

Quatuor pout cordes no. 14 en la bémol majeur, Op. 105 [B. 193]
Borromeo String Quartet
http://traffic.libsyn.com/gardnermus...5_borromeo.mp3

Internet Archive - https://archive.org/details/01-strin...-10-in-e-major

jeudi 15 juillet 2021

Artur Schnabel joue Beethoven



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de juillet 2021.


NDLR – Normalement, nous faisons relâche pendant l’été mais j’ai trois billets ‘en banque’ et je vais les partager à notre rythme habituel.

Pour le troisième et dernier volet de notre regard abrégé sur les sonates pour piano de Beethoven, tournons-nous vers un pianiste qui a réalisé le tout premier enregistrement de l'ensemble du corpus, et évaluons à quel point ces interprétations ont survécu les années.

Artur Schnabel (1882 –1951) était un pianiste classique, compositeur et pédagogue d'origine autrichienne. Parmi les pianistes les plus respectés et les plus importants du 20e siècle, Schnabel a peu d'égal, en particulier dans les classiques austro-allemands, en particulier les œuvres de Beethoven et Schubert.

Schnabel a été le premier pianiste à enregistrer toutes les 32 sonates pour piano de Beethoven. Les enregistrements ont été réalisés dans les studios Abbey Road à Londres sur un piano à queue C. Bechstein entre 1932 et 1935, sept ans après l’avènement de l'enregistrement électrique.

Bien que Schnabel ait refusé de faire des enregistrements pendant des années, il a accepté de prendre en charge le projet. La ‘Beethoven Society‘ a commencé à distribuer les enregistrements des sonates de Schnabel en mars 1932, publiant un total de douze volumes jusqu'en 1937.

Les enregistrements continuent de recueillir une reconnaissance universelle et ont reçu de nombreux honneurs. En 1937, Gramophone écrivit à propos des enregistrements :

À sa maîtrise technique, Schnabel ajoute et fusionne un esprit intensément intelligent, et pas seulement « intellectuel ». Le résultat est une interprétation parfaitement mélangée de la musique en tant qu'expression spirituelle et en tant que organisme musical.

En 2014, William Robin du New Yorker a écrit que Schnabel « reste l'éminent interprète de Beethoven sur disque » lorsqu'il discute de ses enregistrements des sonates pour piano. Les enregistrements ont été intronisés au Grammy Hall of Fame en 1975 et au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès en 2018.

En tant que profane, j’entrevois Schnabel dans la veine de Wilhelm Kempff ou Wilhelm Backhaus, ses quasi-contemporains et certainement reconnus comme interprètes de Beethoven dans le style allemand classique. Schnabel n'a jamais recours au « flash » dans ses performances – la musique occupe l’avant-scène, guidée par une main solide, jamais prétentieuse.

J'ai eu le plaisir de trouver l'ensemble sur YouTube (lien ci-dessous), bien que j'aie retenu quelques sonates pour votre considération, et les ai publiées dans une page d'archives dédiée.

Bonne écoute !



Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)
Sonates pour piano:

  • No.13 en mi bémol majeur, Op.27, No.1 ('Quasi una fantasia')
  • No.22 en fa majeur, Op.54
  • No.24 en fa dièse majeur, Op.78 ('À Therese')
  • No.25 en sol majeur, Op.79 ('Coucou')
  • No.26 en mi bémol majeur, Op.81a ('Les Adieux')
  • No.27 en mi mineur, Op.90


Artur Schnabel, piano


Warner Classics – 0190295975050
Format: 8 x CD, Compilation, Mono (Remasterisés 2015-16)
Enregistrés entre 1932-35 au studio No. 3, Abbey Road, Londres.

Discogs https://www.discogs.com/Beethoven-Ar...elease/8896381

YouTube https://youtube.com/playlist?list=OL...kMf7WG5nHjm0kU

Internet Archive - https://archive.org/details/05-beeth...ta-no.-26-in-e

mardi 15 juin 2021

Glenn Gould / Beethoven Sonates nos. 12, 16 & 17

  



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de juin 2021.


Le deuxième billet consacré à Gould et Beethoven suit notre « format rétro » avec trois sonates que vous pouvez trouver et dans nos archives et dans une playlist YouTube.

L'enregistrement numérique de 1983 est celui de la sonate "Marche funèbre", et les deux derniers (de 1973) sont deux des trois sonates de l'op. 31. Alors que nous discutions de l'esthétique autour de l'approche de Gould sur Beethoven dans le cadre de l'article du mois dernier, je n'ai rien de plus à ajouter. Profitez simplement des performances!

L’hyperlien YouTube ci-dessous comprend toutes les sonates rééditées et remasterisées sous un seul boîtier multi-CD. Les trois sélections sont isolées dans le lien archivé.

Bonne écoute!

 

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Sonates pour piano:

  • No.12 en la bémol majeur, Op.26 (‘Marche funèbre’)
  • No.16 en sol majeur, Op.31, No.1
  • No.17 en ré mineur, Op.31, No.2 ('Tempête')

 

Glenn Gould, piano

 

Internet Archivehttps://archive.org/details/01-piano-sonata-no.-12-i-andante-c

jeudi 15 avril 2021

Celibidache dirige Schumann

 



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois d'avril 2021.


Notre billet cette semaine suit le « format rétro » d’une playlist YouTube créée pour la circonstance, et continue notre tryptique consacré aux symphonies de Robert Schumann. Aujourd‘hui, Sergiu Celibidache dirige l'Orchestre philharmonique de Munich dans une paire d'enregistrements publics avec la deuxième symphonie et le concerto pour piano en la mineur.

En 1845, Schumann entreprend l’étude intensive du contrepoint avec sa femme Clara. Il a commencé à concevoir et à tout élaborer dans sa tête, pour lui une toute autre manière de composition. Il commence à esquisser sa deuxième symphonie le 12 décembre 1845, et a eu un brouillon robuste de l'œuvre entière le 28 décembre et a passé la majeure partie de l'année suivante à l'orchestrer. Le ton édifiant de la symphonie est remarquable compte tenu des problèmes de santé de Schumann au moment de sa composition - dépression et mauvaise santé, y compris des bourdonnements d'oreilles.

Bien que commencé quelques années plus tôt, le concerto pour piano en la mineur de Schumann remonte également à 1845. L'œuvre complète a été créée à Dresde le 4 décembre 1845. C'est l'un des concertos pour piano les plus joués et enregistrés de la période romantique.

Le soliste d’aujourd’hui, Arturo Benedetti Michelangeli est considéré comme l’un des plus grands pianistes du XXe siècle et était peut-être le plus reclus, énigmatique et obsessionnel de la poignée de pianistes légendaires de son époque. Notre chef d'orchestre aujourd'hui, Sergiu Celibidache, considérait Michelangeli comme le «plus grand artiste vivant».

La carrière musicale de Celibidache s'est étendue sur plus de cinq décennies, y compris des mandats en tant que chef principal de l'Orchestre philharmonique de Munich, de l'Orchestre philharmonique de Berlin, et de plusieurs autres orchestres européens. Celibidache a fréquemment refusé d’endisquer ses performances de son vivant, affirmant qu'un auditeur ne pouvait pas vivre une «expérience transcendantale» en dehors de la salle de concert. De nombreux enregistrements de ses performances ont été publiés à titre posthume, depuis des archives radio ou même des « bootlegs ». Il a néanmoins gagné une renommée internationale pour ses interprétations du répertoire classique et était connu pour un style de performance fougueux éclairé par son étude et ses expériences dans le bouddhisme zen.

Bonne écoute!

Robert SCHUMANN (1810-1856)
Concerto pour piano en la mineur, Op. 54
Arturo Benedetti Michelangeli, piano
Enregistrement public, 26 septembre 1992

Symphonie No.2, en ut majeur, Op.61
Enregistrement public, 29 novembre 1994
Münchner Philharmoniker
Sergiu Celibidache, direction

YouTube https://youtube.com/playlist?list=PL...3O_CyDJgXx9bM0

Internet Archive - https://archive.org/details/symphony-no.-2-in-c-op.-61

samedi 30 janvier 2021

QQJP Rétro - Gustav Mahler

 



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de janvier 2021.


Pour marquer le dixième anniversaire de nos interventions sur ce forum, j'ai l'intention de ramener tout au long de l'année un ancien format de partage - que j'ai surnommé « QQJP Rétro » qui propose une playlist YouTube pour marquer un thème (aujourd'hui, une paire d'œuvres d'un compositeur) qui ne correspondent à aucune de nos séries récurrentes.

L'œuvre principale aujourd'hui est la Quatrième Symphonie de Mahler, la dernière des soi-disant symphonies Wunderhorm car elle est inspirée de cette même collection de poèmes, et réutilise l'un des textes que Mahler a mis en musique ses cahiers de 1890, "Das himmlische Leben" , qui présente la vision du paradis selon un enfant. Il est chanté par une soprano dans le quatrième et dernier mouvement de l'œuvre.

Dans ma collection personnelle, j’ai plusieurs versions de cette symphonie, et celle que j'ai retenu cette semaine est quelque chose de rare. En 1958, lorsque cet enregistrement a été réalisé, la grandeur de Mahler en tant que compositeur n'était pas chose faite. Fritz Reiner lui-même avait entrepris un voyage figuratif de découverte avant de se rendre compte que c'était une musique qui valait la peine d'être dirigée et enregistrée. Il a fait deux albums de Mahler avec son orchestre de Chicago: celui-ci et Le Chant de la Terre.. Les deux ont bien résisté à l'épreuve du temps.

Mahler a commencé à travailler sur un Quatuor pour piano en la mineur vers la fin de sa première année au Conservatoire de Vienne, alors qu'il avait environ 15 ou 16 ans. La pièce a eu sa première représentation le 10 juillet 1876 au conservatoire avec Mahler au piano, mais il n'est pas clair d'après la documentation survivante si le quatuor était complet à cette époque. À la suite de cette représentation, une reprise a été exécuté au domicile du Dr Theodor Billroth, qui était un ami proche de Johannes Brahms.

Suite à la redécouverte du manuscrit par la veuve de Mahler Alma Mahler dans les années 1960, l'œuvre a été créée aux États-Unis le 12 février 1964, au Philharmonic Hall de New York par Peter Serkin et le Quatuor Galimir.

La performance retenue est une performance publique du Festival de Lugano en 2012.

 

Bonne écoute!

Gustav MAHLER (1860-1911)

 Mouvement de quatuor pour piano et cordes en la mineur (ca. 1876)

Sascha Maisky - violon
Lyda Chen – alto
Mischa Maisky - violoncelle
Lily Maisky - piano

 Symphonie No.4 en sol majeur (1899-1900)

Lisa della Casa, Soprano
Chicago Symphony Orchestra
Fritz Reiner, direction

YouTube - https://youtube.com/playlist?list=PL6swnss9F7SFcSwRwtaZX0uJ-p94OkmmM


mardi 11 juin 2019

Lélio ou le retour à la vie (Berlioz)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 11 juin 2019 

Notre deuxième billet dans notre série considère une œuvre peu programmée (quoiqu’elle a fdait l’objet de plusieurs concerts en cette Année Berlioz).

La discographie Berlioz, comme je l’ai discuté sommairement dans le billet précédent, compte sa Symphonie Fantastique comme un des incontournables du compositeur. Comme certains l’ont souligné sur le fil de discussions précédent, cette symphonie « à programme » défie le carcan traditionnel de la symphonie « classique », usant d’imagerie musicale et faisant un usage particulièrement notoire du stratagème du leitmotiv, ou de l’idée fixe.

Le catalogue Berlioz identifie cette symphonie par l’opus 14 (œuvre no. 48 du catalogue Holoman) . L’opus 14 b (ou Holoman 55b) est réservé au monodrame lyrique Lélio ou le retour à la vie. Cette assignation nourrit le folklore qui veut que Lélio soit la « suite » de ladite Fantastique. Selon Wikipedia , Berlioz écrit que l’œuvre « doit être entendue immédiatement après la Symphonie Fantastique, dont elle est la fin et le complément. ». Le nom "Lélio" est tiré du héros d'un roman de George Sand, La dernière Aldini, paru en 1832 – tout ce temps, je croiyais que c’értait un espèce de surnom dérivé de « Berlioz ». Bof!

Composé en Italie en 1831, elle a été créée au Conservatoire de Paris le 9 décembre 1832. Elle a été révisée pour une représentation à Weimar à la demande de Franz Liszt en 1855 et publiée l'année suivante.
Lélio est divisé en six parties présentées par un acteur debout sur scène devant un rideau cachant l'orchestre. Les monologues dramatiques de l'acteur expliquent la signification de la musique dans la vie de l'artiste.

L'œuvre débute et se termine avec le thème de l'idée fixe, liant Lélio à la Symphonie fantastique et, tout comme la symphonie, Lélio est inspiré des amours tragiques de Berlioz - avec Harriet Smithson pour la symphonie, avec Camille Moke pour Lélio, femmes qui ont rompu leurs fiançailles avec le compositeur, lui faisant alors songer au suicide. Par la suite, Berlioz donna une interprétation différente, disant que la symphonie et Lélio parlent de Harriet Smithson (qui devint sa femme par la suite).

Alors que la Fantastique décrit l'artiste désespéré essayant de se tuer par surdose d'opium, ceci créant une série de visions de plus en plus terrifiantes. Lélio parle de l'artiste se réveillant de ses rêves, méditant sur Shakespeare, sa vie triste et sur le fait de ne pas avoir de femme ; il décide alors que s'il ne peut pas oublier cet amour non partagé, il s'immergera dans la musique ; il dirige alors avec succès un orchestre sur une de ses nouvelles compositions et l'histoire « finit bien ».
Cette œuvre est en six parties :

  1. Le pêcheur. Ballade - Sur une traduction de la ballade de Goethe Der Fischer.
  2. Chœur d'ombres - Une évocation de l'atmosphère fantomatique d'Hamlet de Shakespeare, cette pièce réutilise des morceaux de la cantate Cléopâtre  (H. 36)
  3. Chanson de brigands - Une célébration de la liberté par des bandits en Calabre.
  4. Chant de bonheur - Souvenirs - La musique provient de la cantate La mort d’Orphée (H. 25).
  5. La harpe éolienne, pour orchestre seul - la musique provient de la même cantate. La harpe éolienne est un important symbole de l'inspiration artistique dans le romantisme.
  6. Fantaisie sur la "Tempête" de Shakespeare - Partie pour orchestre et chœurs, chantée en Italien, basée sur la pièce de Shakespeare. Repris de fantaisie chorale antérieure (H. 52 et 36)
Contrairement à la Fantastique, la discographie de Lélio est beaucoup moins étoffée. La version retenue, qui date d’une douzaire d’années, est narrée en français par le baryton lyrique Jean-Philippe Lafont, accompagné par l’Orchestre de la Radiodiffusion Danoise sous Thomas Dausgaard. Les autres solistes et les choeurs sont danois.

Bonne écoute!




Hector BERLIOZ (1803-1869)
Lélio ou le retour à la vie, op. 14b [H. 55b]
monodrame lyrique en six parties (1831, rev. 1855)

Gert Henning-Jensen, ténor (Horatio)
Sune Hjerrild, ténor (La Voix imaginaire de Lélio)
Jean-Philippe LaFont, baryton (Le Capitaine) et narrateur
DR KoncertKoret (chœurs)
Fredrick Malmberg, maître des chœurs
DR SymfoniOrkestret
Thomas Dausgaard, direction

Enregistrement : juillet et août  2004
Chandos 10416





Internet Archivehttps://archive.org/details/16LelioOuLeRetourALaVieOp.

mardi 28 mai 2019

Roméo et Juliette (Berlioz)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 28 mai 2019 

Cette année marque le 150ie anniversaire du décès d’Hector Berlioz et afin de souligner ce jalon, j’ai pr.vu une paire de partages au cours des prochaines semaines.

Selon le site-hommage (recommandé) de MM. Michel Austin et Monir Tayeb , Berlioz occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs romantiques (présageant Liszt et Wagner!), mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain et critique. Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents.

Quand on pense au romantisme – par opposition au clacissisme – le concept moteur est l’abandon de la rigidité de la forme musicale au profit de l’expression de sentiments et de situations par la musique elle-même. A ce chapitre, on doit mentionner Berlioz avec les deux géants du XIXie siècle mentionnés ci-haut.

Toutefois, lorsque comparée à celle des nombreux compositeurs fétiches de ce mouvement toutes traditions confondues, Berlioz nous laisse beaucoup moins de « hits » majeurs. En fait, même si le catalogue Berlioz n’a rien d’anodin, peut-être une demi-douzaine de titres sont des réguliers dans le répertoire symphonique . La Symphonie Fantastique a été enregistrée à outrance il nous semble. Ses opéras Les Troyens et La damnation de Faust sont tout aussi complexes et ambitieux que ceyx de Wagner, mais son oeuvre vocale la plus entendue est probablement Les nuits d’été. Le reste du catalogue est largement négligé, hormis l’occasionnel Carnaval Romain ou Le corsaire et c’est dommage!

Si on met de côté ces deux ou trois pièces usitées, on doit à des chefs « spécialisés » comme Charles Dutoit et Colin Davis quelques-unes des rares « intégrales Berlioz ». Dans des partages précédents, j’ai offert non seulement la Fantastique de Dutoit, mais également son Harold en Italie , la grande messe des morts de Davis. ainsi que quelques courtes pièces parsemées dans mes montages du vendredi.

Ici, je vous offre un partage qu’on pourrait ajouter à notre série la Revanche du Vinyle (car je l’ai dans ma collection de microsillons), mais c’est l’œuvre principale de cet album qui fera les frais de ma réflexion pour cette semaine.

L’un des plus grands chefs-d’œuvre de Berlioz, Roméo et Juliette témoigne de plusieurs influences. C’est d’abord un hommage au génie de Shakespeare dont la découverte par Berlioz en 1827 eut un tel retentissement sur son développement artistique (pour ne pas parler de sa vie personnelle). C’est aussi un hommage à Beethoven, et en particulier la 9ème symphonie, qui fournit à Berlioz l’un de ses points de départ dans son entreprise pour élargir les possibilités expressives de la musique symphonique.

Comme sa précédente symphonie Harold en Italie, l’œuvre reflète aussi les impressions d’Italie absorbées pendant son séjour de 1831-2, y compris une exécution à Florence de l’opéra I Montecchi ed i Capuletti de Bellini qui n’a pu qu’inciter Berlioz à faire mieux.

L’œuvre fut d’abord exécutée en trois concerts successifs au même Conservatoire sous la direction de Berlioz, le 24 novembre, 1er et 15 décembre 1839, devant un auditoire qui comprenait l’élite intellectuelle de Paris, et parmi d’autres Richard Wagner lui-même, dont le Tristan und Isolde de 1859 porte les traces évidentes de l’impression que l’ouvrage de Berlioz fit sur lui. L’œuvre n’acquit cependant sa forme définitive que plusieurs années plus tard: après une exécution intégrale à Vienne le 2 janvier 1846, la première depuis 1839 et la première à l’étranger, Berlioz décida de faire plusieurs coupures et changements importants au Prologue, Scherzo de la Reine Mab, et le Finale, et la grande partition ne sera publiée qu’en 1847.

Deux sections de cette symphonie sont parfois entendues isolément en concert : la Scène d’amour et le scherzo de la Reine Mab.

Le partage choisi, Dutoit et l’OSM enregistré à l’église de St-Eustache en banlieue nord de Montréal est je crois le seul qui propose Jean-François Sénart comme maître des chœurs, succédant pour une seule saison à René Lacourse. Iwan Edwards prendra sa relève pour le reste des œuvres chorales de la quasi-intégrale Berlioz de Dutoit et cet orchestre.

En complément de programme, la playlist YouTube inclut la Symphonie Funèbre et Triomphale.

Bonne écoute!


Hector BERLIOZ (1803-1869)
Roméo et Juliette, op. 17 [Ĥ 79]
Symphonie dramatique avec Chœurs, Solos de chant et Prologue en récitatif choral, composée d’après la Tragédie de Shakespeare
Textes français d’ Émile Deschamps, après Shakespeare

Florence Quivar, Mezzo-soprano
Alberto Cupido, Ténor
Tom Krause, basse
Chœurs de L'Orchestre Symphonique de Montréal, Tudor Signers Of Montréal
Jean-François Sénart, maître des choeurs
Orchestre Symphonique De Montreal
Charles Dutoit, direction

London Records ‎– 417 302-1
Format: 2 × Vinyl, LP, Stereo, Box
Détails https://www.discogs.com/Berlioz-Char...elease/6992623

YouTube https://www.youtube.com/playlist?lis...j6j3G430BvWGd5


mardi 18 septembre 2018

Haydn: Die Jahreszeiten (Les saisons)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 18 septembre 2018. 


Avec l’approche de l’équinoxe d’automne, et en préparation pour le volet Haydn des Routes du Laitier, je vous propose aujourd’hui le grand oratorio de Joseph Haydn comme partage pour cette semaine.

Haydn compose Les Saisons suite au succès de son autre grand oratorio La Création qui fut assez bien reçu en Europe. Tout comme pour cet autre projet, le livret pour les saisons fut préparé pour Haydn par le baron Gottfried van Swieten, noble autrichien qui avait exercé une influence importante sur la carrière de Mozart, qui repose sur des extraits du long poème anglais « The Seasons » de James Thomson (1700-1748), qui avait été publié en 1730.

Ainsi donc, comme pour la Création, cet oratorio fut donc conçu comme une œuvre « bilingue », qui pourrait être chantée soit en anglais ou en allemand. L’adaptation Van Swieten va de l’anglais original à l’allemand et ensuite re-traduit en anglais, l'adaptant au rythme de la musique. La maîtrise de l'anglais par Van Swieten n'était pas parfaite et le texte anglais qu'il a créé peut laisser à désirer. La version proposée aujourd’hui est en allemand.

Le livret, il faut croire, n’a pas plu à Haydn; en particulier, la nécessité de créer certaines tonalités comme le coassement des grenouilles lors du passage serein qui conclut la section sur l’été. Haydn aurait dit « Tout ce passage, avec son imitation des grenouilles, qui ne fut pas mon idée; j'ai été forcé d'écrire cette ordure. Cette malheureuse idée disparaît asse vite quand tout l'orchestre joue [...] »

Comme pour la Création, Les Saisons a eu droit à deux premières, une pour l'aristocratie (Palais Schwarzenberg, Vienne, 24 Avril 1801), puis une autre pour le public (Redoute Hall, Vienne, 19 mai). En général, les auditeurs de l’époque sacrent l’oratorio comme un succès, quoique pas tout à fait comparable à celui de la Création.
Ferenc Fricsay et son orchestre de la RIAS – plus tard l’orchestre de la radiodiffusion Berlinoise – a endisqué deux versions (1952 et 1961) avec des alignements de solistes sensiblement différents (voir une liste officieuse de sa discographie ici ). Je crois que la version proposée ici est identique à la version disponible dans la Bibli Musicale du forum (numérisation du DGG vinyle s’étalant sur trois microsillons). La version du site italien s’étale sur 44 plages plutôt que trois longues sections.

Bonne écoute!

Joseph HAYDN (1732-1809)
Die Jahreszeiten (Les saisons), Hob. XXI:3
Oratorio en quatre parties, livret allemand de Gottfried van Swieten

Elfriede Trötschel, Soprano
Walther Ludwig, Ténor
Josef Greindl, Basse
Berlin Chor Der St. Hedwigs-Kathedrale
RIAS Kammerchor
RIAS-Symphonie-Orchester
Ferenc Fricsay, direction

Hyperlien LiberMusica - https://www.liberliber.it/online/aut...orio-hob-xxi3/


Internet Archive

Nos 1-9 Der Fruhling (Printemps)
Nos 10-20 Der Sommer (Eté)

Nos 21-31 Der Herbst (Automne)
No, 32 - Einleitung und Recitative: Seht, wie der strenge Winter flieht
Nos 33-44 Der Winter (Hiver)

mardi 16 janvier 2018

Les routes publiques



Le billet suivant est un de mes Mardi en Musique pour le mois de janvier 2018.

La série Les Routes du Laitier explore le répertoire de long en large, faisant appel à nos montages et playlists du passé. Pour plus d'information, lisez la page d'infos.







Notre série de feuilles de route pour ce mois-ci a un fil conducteur : les évènements musicaux.

Une prestation, un récital, ou même un « jam session » (si vous me permettez cet emprunt de l’anglais) se veut l’expression ultime de la musique – un partage entre musiciens amateurs, le concert d’un soliste de renom, ou même un gala pour souligner une grande occasion… Nos feuilles de route explorent la musique comme art de performance, si vous voulez.

L’aspect « sportif » qu’on associe avec le concert a ses bénéfices, ainsi que ses inconvénients. On peut souvent détecter que l’adrénaline et l’énergie d’une performance publique peut rehausser l’exécution d’un musicien ou d’un ensemble. On n’a qu’à comparer les nombreuses prestations « croquées sur le vif » d’artistes avec l’exécution dans l’environnement beaucoup plus contrôlé, voire même par moments quasi-stérile du studio d’enregistrement. Pour d’autres le trac et les bévues de l’exécution en direct les amène à négliger la scène au profit du studio (pensez à Glenn Gouldd, par exemple).

Les feuilles de route que j’ai retenues proposent un échantillonnage de ces genres : du récital intime de chambristes amateurs, au concert-gala du Nouvel An à Vienne, en passant par les concerets d’abonnement des sociétés musicales (tirées des archives sonores ou de programmes que j’ai recréé afin de souligner un moment historique).

Vos feuilles de route

Feuille de Route # 68 – Le Nouvel An à Vienne
Comme le veut la tradition de longue date, le Philharmonique de Vienne présente un programme pour le Nouvel An qui consiste de sélections vibrantes et parfois nostalgiques de la famille Strauss et de leurs contemporains. Pour notre première feuille de rouute de ce volet, écoutons le concert annuel de 1987, dirigé justement par Karajan dans sa présentation américaine avec Walter Cronkite agissant comme maître de cérémonies [Lire notre réflexion]


Feuille de Route # 69 – Concert d’abonnement de l’Orchestre Syymphoniqye de Momtréal, (27 mai 1986)
Sous la baguette du chef invite Gunther Herbig, le programme du concert renferme des pièces au cœur du répertoire de l’OSM – le concerto pour violon de Stravinski et Tzigane de Ravel, avec comme artiste invité Salvatore Accardo, et deux symphonies, une de Haydn (en lever de rideau) et l’incontournable cinquième de Beethoven. [Lire notre réflexion]


Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/OSMHerbigAccardo1986Part1



Feuilles de Route # 70 & 71 – Last Night of the Proms
Etablis en 1895, Les Proms, plus souvent appelées les BBC Proms, ou encore les Henry Wood Promenade Concerts (d'où leur nom), présentés et diffusés par la BBC, se déroulent pendant la saison estivale durant huit semaines de concerts d'orchestre classique et autres manifestations musicales tous les ans de juillet à septembre, principalement au Royal Albert Hall. Le gala de clôture (The Last Night) est la partie des Proms la plus connue et le concert donné alors au Royal Albert Hall est très différent des précédents. Il se déroule en général le deuxième samedi de septembre et est diffusé en direct à la BBC. Ce concert se déroule dans un style plus léger avec des morceaux classiques populaires et une série de morceaux patriotiques britanniques dans la seconde partie. [Lire notre réflexion]



Feuille de Route # 72 – Concert d’abonnement de l’Orchestre Philharmonique de New-York (16 janvier 1910)
Les annales du Philharmonique de New-York proposent deux programmes Rachmaninov qui furent présentés entre novembre 1909 et janvier 1910. Le premier programme, présenté au New Theatre et au Carnegie Hall les 28 et 30 novembre furent des concerts pour les abonnés de la Symphony Society (sous le chef Walter Damroch). Celui du 16 janvier fut offert aux abonnés de la Philharmonic Society. Le programme du concert du 16 janvier 1910 propose le troisième concerto pour piano de Rachmaniinov et trois autres pièces toutes dirigées par Gustav Mahler. [Lirenotre réflexion

Feuille de Route # 73 – Skandalkonzert
Il existe des “dates butoir”, des jalons importants auxquels on peut pointer afin d’indiquer la “fin d’une époque” ou – plus justement – le début d’une nouvelle époque. Le concert  tenu à la Grande Salle du Musikverein de Vienne le 31 mars, 1913 est un de ces jalons. Ce concert “scandaleux” fut dirigé par Arnold Schoenberg et mit en évidence la musique d’élèves et d’associés de la soi-disant Deuxième École Viennoise de musique (même si deux des compositeurs au programme doivent être considérés des “membres honorifiques”.) Comme ce sera le cas quelques semaines plus tard au récital des Ballets Russes, la soirée tournera à l’émeute, et laissera le public en état de choc. [Lire notre réflexion

Feuille de Route # 74 – Musique intramurale
L’Université Harvard a sa faculté de musique, même si elle n’a pas la réputation d’autres institutions locales (on pense au New England Conservatory of Music, par exemple, la plus vieille institution de formation musicale aux USA) mais elle déborde d’activités musicales de toutes sortes, qu’elles soient issues de la fac, ou issues de groupes « intramuraux » Le récital propose est celui d’un quatuor d’étudiants de la faculté de Sciences de la Santé : des chercheurs qui font de la musique dans leurs temps libres, et qui se sont donné la peine de préparer deux œuvres du répertoire de chambre. [Lire notre réflexion

Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/03RavelTrioInAIIIIV


Feuille de Route # 75 – L'ensemble Luna Nova
Depuis sa création en 2003, Luna Nova, un groupe d'artistes dévoués à la musique du XXie et XXIie siècles, maintient son engagement à la formation de musiciens, et à la cause de la nouvelle musique. Luna Nova est également l'ensemble au coeur du Belvedere Chamber Music Festival tenu annuellement en juin à Memphis, au Tennessee. [Lire notre réflexion

Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/04QuartetTime2012


 

Feuille de Route # 75 – Concert d’abonnement de l’Orchestre Philharmonique de New-York (6 avril 1962)
N’ayez crainte, M. Gould est parmi nous. Il sera des nôtres dans un moment. […].Vous allez entendre sous peu une prestation, si vous me permettez, quelque peu non-orthodoxe du concerto en ré mineur de Brahms, une prestation clairement différente de celles que j’ai entendues, ou meme revé d’entendre. Avec ses tempi excessifs et ses departs frequents des indications du compositeur, je dois admettre que je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que M. Gould propose. […] La question fondamentale reste toutefois: qui est le patron dans un concerto – le soliste, ou le chef? […] Je n’ai, de mémoire, eu à faire face à untel dilemme qu’une seule fois en carrière, et si je ne m’abuse, ce fut lors d’une autre collaboration avec M. Gould!  [Lire notre réflexion

mardi 6 juin 2017

La Création (Haydn)


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 6 juin 2017.

Je continue mon petit festival Haydn entrepris la semaine dernière avec un survol de son œuvre pour clavier avec un de ses deux grands oratorios, Die Schöpfung (La Création) dans une interprétatiom d’époque signée Igor Markevitch.

Assistant au Festival Handel de 1791 à l'abbaye de Westminster, Joseph Haydn a été ému par la sublimité monumentale du Messie et d’ Israël en Egypte, interprétés par plus de 1000 exécutamts. Dès lors, Haydn était déterminé à composer son propre oratorio épique, basé sur des sources bibliques et juste avant de quitter l'Angleterre à l'été de 1795, l'impresario Salomon lui tendit un livret anglais anonyme sur le sujet de la Création qui auraient été destiné à Handel un demi-siècle plus tôt.

Haydn a immédiatement vu le potentiel musical dans le texte de la Création, dont les sources principales étaient le Livre de la Genèse, le Paradis Perdu de Milton (en particulier pour les descriptions des animaux dans la Deuxième partie et le l'hymne à l'amour dans la troisième partie) et, pour plusieurs des chœurs de louanges, le Livre des Psaumes. De retour à Vienne, le compositeur a demandé au bibliothécaire de la Cour impériale, le baron Gottfried van Swieten, pour son avis. Il a rapidement encouragé Haydn de se mettre à l’ouvrage, assumant lui-même la tâche de traduire le texte en allemand.

La Création, comme l'autre oratorio de Haydn les Saisons, a un livret allemand et un livret anglais, tous deux écrits par Swieten (l'anglais de Swieten était moins bon qu'il ne le pensait, ce qui donne parfois des phrases étranges). Pour les citations de la Bible, Swieten a choisi d'adhérer très étroitement à la version anglaise King James, ainsi le texte allemand ne correspond à la Bible allemande mais plutôt le texte est construit de telle sorte que l'ordre des mots et la syllabifisation sont aussi proches que possible de l'anglais.

La première représentation publique a eu lieu à Vienne au vieux Burgtheater le 19 mars 1799. L'oratorio a été publié avec le texte en allemand et en anglais en 1800.

L'oratorio de trois parties exige trois solistes (soprano, ténor et basse, il y a aussi un solo incident pour alto en finale), chœur à quatre voix SATB et un grand orchestre. Pour les récitatifs, un clavecin ou fortepiano est également utilisé. Dans deux premiers volets, illustrant la création, les solistes représentent les archanges Raphaël (basse), Uriel (tenor) et Gabriel (soprano). Dans la troisième partie, la basse et la soprano représentent Adam et Eve.

Dans la version retenue, Markwvitch est joint par le Philharmonique de Berlin, et acompagne lui-même au clavecin les solistes. La source de la prestation est le site libre de droits Italien, LiberMusica.

Bonne écoute!


Joseph HAYDN (1732-1809)
Die Schöpfung (La Création), Hob. XXI:2
Oratorio en trois parties, texte allemand de Gottfried van Swieten

Irmgard Seefried (Soprano)
Richard Holm (Ténor)
Kim Borg (Basse)
Chor Der St. Hedwigs-Kathedrale
Berliner Philharmoniker
Igor Markevitch, direction et clavecin

Hyperlien LiberMusica http://www.liberliber.it/online/auto...ster-hob-xxi2/


vendredi 30 décembre 2016

L’autre Bohème



Le billet su ivant est un de mes Quinze que j'en pense pour le mois de décembre 2016.



Parmi les grands succès opératiques de la fin du XIXe siècle, La Bohème est sans doute l’un des opéras de Puccini les plus aimés. Toutefois, il y a une histoire peu connue qui implique non seulement Puccini, mais un autre compositeur contemporain de ce dernier, et une histoire qui culmine avec une autre version du même opéra, ou à tout le moins un opéra inspiré de la même source dramatique.

Ruggero Leoncavallo (1857-1919) est, bien sûr, mieux connu comme le compositeur de Pagliacci. Il a eu la malchance d'écrire un autre très bon opéra, La Boheme, (créé en 1897) à peu près au même moment que l'opéra de Puccini (créé en 1896). Si le chef-d'œuvre de Puccini fait la programmation des grandes maisons d'opéra régulièrement,  l'opéra de Leoncavallo est quant à lui en marge du répertoire lyrique.

Son adaptation du roman de Murger est bien conçu, asssorti de moments musicaux intéressants. Son livret toutefois (par Leoncavallo lui-même) n’est pas aussi bon que celui tiré par Luigi Illica et Giuseppe Giacosa pour Puccini. Il passe de la comédie au désespoir sombre entre les actes 2 et 3 et semble un peu déséquilibré. Les deux opéras montrent clairement la différence entre le talent et le génie. L’œuvre e Puccini ne laisse donc pas de place pour un produit inférieur; même s’il est monté occasionnellement ou certains de ses arias sont proposés lors de galas. 

Si le sujet traité est essentiellement le même, il y a des différences – certains passages dans l’un deviennentt une anecdote ou un fil secondaire dans l’autre. Si Puccini s’intéresse à Rodolfo et Mini, Leoncavallo donne les meilleures répliques à Musetta et Marcello (dans la version de Leoncavallo Marcello est un ténor tandis Rodolfo est le baryton!)

Afin de compléter le survol sommaire avant l’écoute d’une performance complète, voici deux des airs les plus connus:








Ruggero LEONCAVALLO (1857-1919)

La Bohème (1896-97)
Opéra en quatre actes, livret italien du compositeur

DIXTRIBUTION PRINCIPALE
Doro Antonioli (Marcello)
Ettore Bastianini (Rodolfo)
Mafalda Masini ( Musette)
Rosetta Noli (Mimì)

Coro del Teatro San Carlo di Napoli (Michele Lauro, 
maître des choeurs)
Orchestra del Teatro San Carlo di Napoli 
Francesco Molinari Pradelli, direction
Performance publique, Teatro San Carlo (Naples), 8 mars 1958

Argument (en anglais) – http://www.jmucci.com/opera/boheme2.html

Livret – http://www.rodoni.ch/VERISMO/boheme/boheme-leonca2.html 
Hyperlien (Liber Liber) = http://www.liberliber.it/online/auto...llo/la-boheme/

Internet Archive:

Acts 1 & 2 - https://archive.org/details/leoncavallo_la_boheme_mp_06_etc
Acts 3 & 4 - https://archive.org/details/leoncavallo_la_boheme_mp_25_etc
 

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