dimanche 14 septembre 2014

Les ouvertures Opératiques de Mozart

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 30 janvier 2013.

Certains propos et hyperliens furent revisés pour cette rééedition.


Pour mon billet d’aujourd’hui, je vous propose l’écoute d’une douzaine d’ouvertures opératiques de Mozart.

D’après le catalogue en ligne du mélomane Robert Poliqun on compte une vingtaine d’opéras d’Amadéus, dont plusieurs œuvres fragmentaires ou perdus – il oublie toutefois de souligner dans sa liste Die Schuldigkeit Des ersten und fürnehmsten Gebottes (K. 35)… L’output opératique de Mozart est toutefois eclipse par Massenet (plus de 40) et Verdi (30) quoique ces composuiteurs se sont presque exclusivement dédiés à la composition d’opéras.

Ce qu’on note chez Mozart est que ses operas sont composes à differents moments de sa carrière: dans son adolescence (1767-68) allant jusqu’à ses grandes oeuvres en fin de carrière, et que les ouvertures et sinfonias qui les accompagnent sont souvent brillantes, et sont programmées régulièrement en concert.

Parmi les ouvertures retenues dans ma playlist, la moitié sont des clips de mon cru, qui presentment des prestations vinyle du chef Allemand Karl Böhm réputé pour ses contributions à l’opéra comme en concert. On se doit de reconnaitre ici l’affection particulière de Böhm pour la musique de Mozart, et les prestations offretes ici (datant de plus de 45 ans) sont dignes d’être perçues comme des références à mon avis.

Bonne écoute!

DETAILS


Overtures opératiques de Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

Bastien und Bastienne, K. 50
(Chef et ensemble non-identifiés)

La Finta Semplice, K. 51
Orchestra da Camera San Giorgio sous Andrea Fornaciari

Idomeneo, Rè di Creta, K. 366
Orchestre Philharmonique de Séoul sous Myung-Whun Chung

La clemenza di Tito, K. 621
Haagsche Serenata sous Ernst Wauer 

La finta giardiniera, K. 196
English Baroque Soloists sous John Eliot Gardiner 

Mitridate Re di Ponto, K. 87
Orchestra da Camera di Padova e del Veneto sous Francesco Ommassini 

Der Schauspeildirektor , K. 486
Staatskapelle Dresden sous Karl Böhm 

Don Giovanni, K. 527
Orchestra of the Národní divadlo v Praze sous Karl Böhm 

Le Nozze di Figaro, K. 492
Orchestra of the Deutsche Oper Berlin sous Karl Böhm 

Cosi fan tutte, K. 588
Wiener Philharmoniker sous Karl Böhm 

Die Entfuhrung aus dem Serail, K. 384
Staatskapelle Dresden sous Karl Böhm 

Die Zauberflote, K. 620
Berliner Philharmoniker sous Karl Böhm

vendredi 12 septembre 2014

Quoi de neuf, Antonín Dvořák?





Le  montage # 164 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast164


pcast164- Playlist

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Quoi de Neuf se poursuit cette semaine avec la neuvième symphonie du Tchèque Antonín Dvořák. Dans un Jadis sur Internet du printemps dernier, nous avions pris quelques instants afin de discuter du séjour du compositeir en Amérique, afin d'y diriger le National Conservatory.

Pendant ce séjour, Dvorak visitera plusieurs régios, et compposera au moins trois oeuvres d'envergure: son quatuor Américain, une suite Américaine (pour deux pianos, orchestrée par le compositeur quelques temps plus tard) et cette symphonie dite "du Nouveau Monde".

Ce sous-titre peut être interprété de bien des façons, ce qui m'amène à utiliser une traduction que je crois plus appropriées "en provenance" du Nouveau Monde.

Musique Américaine ou Rémminescemnces de Votage?

Voilà une belle question.

Plusieurs se sont prononcés sur ce sujet, souvent éclairés par des entrevues données par Dvorak à l'époque. Clairement, le composuteur était reconnu pour son usage de motifs folkloriques, et on sait qu'il conseillait à ses étudiants de rechercher ces motifs afin d'imprégner une saveur "nationale" à leurs oeuvres.

Pour Dvorak, les motifs autiochtines et la musique d'ascendance Afro-Américaine étaient des motifs valables que ses élèves se devaient de considérer. On sait qu'iun de ses élèves, Harry T. Burleigh, chantait des spirituals dans les classes de Dvorak.

Dans un de ses concerts jeunesse, Leonard Bernstein explore ce qui fait qu'une musique est "américaine", et conclut que ce sont plutôt le Jazz et le Blues qui informent l'ouïe des auditeurs et non pas la musique autochtone. Il rappellera que le fameux Largo de la symphonie de Dvorak n'est pas un Spiritual, mais tout simplement qie la mélodie fut reprise une vingtaine d'années après sa composition par un autre émule du Conservatoire, William Arms Fisher ("Goin' Home").

Ainsi donc, il est probablement plus juste de dire que cette symphonie représence un collage de réminescences de votage plutôt qu'une musique d'inspiration américaine.

En complément de Programme

La baladodiffusion d'aujourd'hui reproduit int.gralkement un enregistrement de la Royal Philharmonic sous la baguette du chef Letton Paavo Jarvi. Ce disque, réédité pluisieurs fois depuis son émission initiale il y a plus de 20 ans, ne fait pas l'unanimité chez la critique, qui accuse Jarvi d'excès de dynamique, que ce soit dans la symphonie ou la paire de petites pièces qui l'accompagne.

La baladodiffusion fait un écart avec le programme du compact original, entamant avec Carnaval, l'ouverture populaire du compositeur. Cette ouverture faut poartie d'un trio d'ouvertures inspirés de la nature, la vie et l'amoiur. Carnaval est une pièce qui vous saisit d'aplomb et vous entraine dans une série de rythmes endiâblés du début à la fin.

Quant au Scherzo Capriccioso qui conclut le montage, il s'agît-là d'une pièce qui porte bien son nom. Une oeuvre qui change constamment son fusil d'épaule, tantôt une danse, tantôt une contemplation lyrique, mais toujours intelligente et pleine de rebondissements.

Bonne écoute!


mardi 9 septembre 2014

La Revanche du vinyle - L'orchestre des Jeunes du Québec


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 9 septembre 2014. 

La Revanche du Vinyle

Cette semaine, je lance une nouvelle série mensuelle de billets, avec le concours de ma chaîne vidéos YouTube, qui suggère un regard nostalgique sur des microsillons de ma collection analogique.

Si vous êtes des lecteurs assidûs de nos billets et montages, vous avez sans doute vu occasionellement une référence ou deux à des sites qui "numérisent" ce qu'un confrère appelle des "vieilles cires" - l'initiative de la Bibli Musicale MQCD Musique Classique en est un fier example.

Ainsi donc, je proposerai une fois par mois une de ces vieilles cires de ma collection personnelle, numérisée par un autre YouTubiste ou par votre humble serviteur. J'espère que ces sélections sauront vous plaire!

Notre choix pour septembre 2014: Disques SRC (Musica Viva) MV1008
Ma collection analogique compte une dizaine de disques de la Société Radio Canada (ou CBC Records), qui mettent en lumière quelques uns des grands artistes de l'époque - j'ai d'ailleurs une paire de disques du trio Lorraine Desmarais qui occupoent une place de choix dans ma discographie jazz.
Dans le classique, la SRC maintenait deux séries d'enregistrements: sa série "SM-5000" (compacts, microsillons et cassettes si je ne m'abuse) proposaient des titres orchestraux (surtout les orchestres de l'Ouest Canadien et celui de Toronto), et une série de disques "uniques" - la série Musica Viva.

L'année 1985 fut proclamée Année Internationale de la Jeunesse par l'ONU et afin de marquer l'occasion, la SRC met sur le marché un enregistrement (le seul) de l'Orchestre des Jeunes du Québec. Ce disque, en passant, fut en lice pour le "Microsillon Classique de l'Année" de l'ADISCQ, honneur remporté par l'OSM et son disque d'ouvertures (oubliable) de Suppé...
Fondé pendant l'été 1977 selon l'Encyclopédie Canadien, l'Orchestre des jeunes du Québec (OJQ) est reconnu officiellement quelques mois plus tard, et fut principalement subventionné par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec et par des contributions du secteur privé.
Formé de musiciens âgés de moins de 30 ans choisis par concours, ceux-ci étaient engagés pour une période de 25 semaines incluant des tournées à travers la province, et recevaient un salaire hebdomadaire. Basé à Montréal, l'OJQ fut donc un orchestre permanent, offrant la continuité, la rigueur et la qualité d'entraînement qui répondent aux normes des orchestres professionnels. Point de ralliement des meilleurs instrumentistes formés dans diverses institutions musicales du Québec, il se voulait être le trait d'union entre la vie d'étudiant et le marché du travail. Un séjour ne pouvait excéder trois ans, permettant ainsi à plus de musiciens de participer à cette formation.
De 1977 à 1991, l'orchestre présenta plus de 200 concerts. Eugene Plawutsky (1981-84), Gilles Auger (1983-84 comme stagiaire, 1984-86) et Michel Tabachnik (1987-91) furent nommés chefs en résidence. De nombreux chefs furent invités à diriger l'OJQ dont Mario Bernardi, Franz-Paul Decker, Charles Dutoit, Serge Garant, Pierre Hétu, Uri Mayer, Otto-Werner Mueller, Michel Plasson, Joseph Silverstein, Simon Streatfeild et Georg Tintner (plusieurs de ces chefs étaient associés avec des formations canadiennes pendant ces années).
Avec le désistement de l'appui financier du goiuvernement québésois, l'orchestre ferma les livres en 1991, et la tâche de formation orchestrale revint aux diverses institutions dont le réseau de Conservatoires du Québec et les facultés de musique universitaires. Deux orchestres "de jeunes" continuent d'oeuvrer sur une base saisonnière: l'Orchestre National des Jeunes du Canada et l'Orchestre de la Francophonie.
Le microsillon proposé ici met donc en vedette l'OJQ et son chef en résidence Gilles Auger dans une paire d'oeuvres: Gli Uccelli de Respighi (qui complète notre regard sur les oiseaux entamé la semaine dernière) et la troisième symphonie de Schubert (présage d'un montage de notre série Quoi de Neuf).

Si vous avez la chance de trouver une copie de ce disque, vous remarquertez que la pochette donne la liste des musiciens pour la cru de l'OJQ présents pour cet enregiustrement. La violon-solo de l'orchestre, Gwen Hoebig, ainsi que son mari David Moroz (celesta) sont sans doute les stagiaires les plus célèbres du lot. Mme Hoebig, qui fera un court séjour dans la section des violons de l'OSM, sera violon-solo de l'Orchestre Symphonique de Winnipeg (et l'est encore si je ne me trompe pas). Elle, son mari et son frère Desmond (un violoncelliste maintenant premier pupitre à Houston) ont longtemps évolué comme trio de chambristes.
Le chef, Gilles Auger, continue d'oeuvrer comme professeur en directiomn d'orchestre
à l'Université Laval et dans le réseau de conservatoires.
Bonne écoute!

Ottorino RESPIGHI (1879-1936)
Gli uccelli (Les oiseaux), P. 154

Franz SCHUBERT (1797-1828)
Symphonie no. 3 en ré majeur, D. 200

Orchestre des Jeunes du Québec
Gilles Auger, direction





dimanche 7 septembre 2014

Le temps des guitares

Le billet suivant est la reprise d.un Quinze que j'en pense du 30 juin 2013.

Certains propos et hyperliens furent revisés pour cette rééedition.


Pour notre premier dimanche en pantofles post-vacances, j’ai pensé puiser dans le répertoire pour guitare. Mais avant tout, un petit clin d’œil à papa et son chanteur préféré qui nous prête le titre de notre réflexion:



Non les amis, Tino ne fait pas le palmarès de cette semaine, mais un bon nombre de guitaristes «populaires» furent retenus: Eric ClaptonB.B. KingRobert Johnson et – certaines mauvaises langues diront – Liona Boyd. MM. King et Johnson représentent le genre blues, et la version plus décontractée de Layla nous permet mieux d’apprécier la dextérité d’Eric.

Les guitaristes classiques notoires incluent en plus de Mme Boyd, Narciso YepesAlexandre LagoyaJulian Bream et John Williams. Les pièces retenues dans le volet classique couvrent les compositeurs reconnus pour l’instrument et certaines de leurs pièces plus célèbres, ainsi que quelques adaptations pour guitare d’œuvres pour le piano (Asturias et la Gymnopédie sautent aux yeux).

La séquence de pièces brésiliennes est fort intéressante et certaines représentent des découvertes pour moi.

Bonne écoute.

PLAYLIST


Francisco TÁRREGA (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra (ca. 1880-1905)
Alexandre Lagoya

Heitor VILLA-LOBOS (1887-1959)
Chôros No.1 ('Tipico brasileiro'), A.161
Luis BONFÁ (1922-2001)
Passelo no Rio (ca. 1956)
Antônio Carlos JOBIM (1927-1994)
Wave (ca. 1967)
Roberto BADEN-POWELL (1937-2000)
Deve ser amor (ca. 1964)
Gerald Garcia

Robert JOHNSON (1911 – 1938) 
They're Red Hot (1936)
Robert Johnson

Isaac ALBÉNIZ (1860-1909)
Asturias (Leyenda), op. 47, no. 5
John Williams

Enrique GRANADOS (1867-1916)
Valses poéticos, H.147
Julian Bream

Roy HAWKINS (19?? - 1973)
The Thrill Is Gone (1951)
B.B. King 

Fernando SOR (1778-1839)
Fantasía, op.52
Narciso Yepes 

Erik SATIE (1866-1925)
Gymnopédie no. 1 (1888)
Liona Boyd

Eric Patrick CLAPTON (* 1945) et James Beck GORDON (* 1945)
Layla (1970)
Eric Clapton


vendredi 5 septembre 2014

Quoi de neuf, Gustav Mahler?





Le  montage # 163 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast163


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Cette semaine, nous reprenons le collier et proposons de nouveaux B + B, ceux-ci axés sur un arc composé de neuvièmes symphonies.

La malédiction de la neuvième

Est-ce que j'exagère? Après tout, Mozart composa au mouns 41 symphonies, Haydn 104 et même Chostakovitch en compose 15. Toutefois, il semble qu'il y a un grand nombre de compositeurs de touttes sortes d'ascendance qui n'en cmposeront que neuf: Beethoven (bien sûr) mais Ralph Vaughan-Williams, Alexandre Glazounov, et le quatuor de compositeurs retenus pour notre série de blogs te baladodiffusions: Dvorak, Schubert, Bruckner et notre compositeur d'aujourd'hui, Gustav Mahler.

Mahler se montre particulièement superticieux et, suite au succès de sa huitièem symphonie *la Symphonie des Mille), son prochain ouvrage dih=gne d'une symphonue (Das Lied von der Erde) ne sera pas ouvertement appelée une symphonie, même s"il en a toutes les proportions. (Notons que Mahler ne propose pas toujours de symphonies qui suivent la tradition de quatre mouvements..)

Lorsque Mahler complète le chant de la Terre, il composera une symphonie qu'il numérotera sa neuvième et il en esquissera une autre alors que le destin frappe et Mahler meurt avant de compléter et pubblier une dixième symphonie.

A vous de décider si on a affaire à une malédiction...

La Neuvième de Mahler

Mahler menait deux carrières de front: une de chef d'orchestre, et l'autre de compositeur. Afin de composer avec les exigeances de ces deux carrières, Mahler avait l'habitude de composer pendant la saison estivale (une relâche annuelle de ses activités orchestrales, passées au chalet familial en Carinthie. Habituelement, une oeuvre come la neuvième demande deux ans de gestation: un été d'esquisses et un été d'orchestration. Mahler dédie les étés de 1908 et 1909 à cette neuvièeme, et aurait sans doute créé l'oeuvre durant la saison 1910-11 si ele n'aurait pas été écourtée par la maladie qui l'emportera.

C'est son émule Bruno Walter qui en assurera la création en juin 1912 à Vienne.

Contrairement à plusieurs des oeuvres symphoniques de Mahler, cette symphonie suit la formule de quatre mouvements, mais avec une sonate et un finale avec un tempo lent. Le mouvement de danse sera un joli ländler comme c'est son habitude. La tonalité initiale est le ré majeur, mais progressivement on se range un demi-ton plus haut. L'ortchestre requis est augmenté de plueisurs bois graves et d'une panoplie de percussions.


La prestation retenue en est une du chef germanique Kurt Sanderling, qui (contrairement
 la majorité de ses compatriotes d'ascendance juive à avoir choisi l'exil pendant l'occupation Nazie) fera carrière à l'Est du Rideau de Fer: il sera premier chef de la Philharmonique de Leningrad (poste qu'il partage avec le grand Mravinski) et l'orchesre symphonique de Berlin (qui évolue dans le secteur Est). C'est d'ailleurs avec cet orchestre qu'il npus propose cette prestation.

Bonne écoute!






mardi 2 septembre 2014

Ils ont quitté le nid

Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 2 septembre 2014

Ce billet reprend le Montage # 47 (Commentaire original: http://itywltmt.blogspot.ca/2012/03/montage-47-birdsles-oiseaux.html)




pcast047 Playlist


Après un répit prolongé pour l'été, nous sommes de retour avec nos interventions régulières des mardi, vendredi et dimanche. Afin d'entamer le mois de septembre, je ramène une sélection souvenir du mois de mars 2012.

Parmi les pérépéties qui ont entouré notre été, nous avons vu les deux derniers oisillets de notre famille quitter la maison - un pour entamer sa vie adulte, l'autre pour entamer sa carrière universitaire. Nous avons eu notre part de sanglots, mais nous sommes ici maintenant, mon épouse et moi, dans une situation qu'on qualifie en Anglais d'empty nesters expression qui se traduit dfficilement autrement que de dire que le nid est maintenant vide...

Il est donc approprié de proposer aujourd'hui un montage de pièces qui s'inspirent d'oiseaux.

L'oeuvre primée du montage est une suite de courtes pièces pour piano d'Olivier Messiaen réputé pour son statut d'ornithologue amateur. Ces six esquisses furent écrites à la demande de Madame Messiaen (la pianiste Yvonne Loriod) qui voulait une représentation musicale du rouge-gorge. Le rouge-gorge revient maintes fois durant cette suite, doux et tranquille, accompagné d'autres oiseux dont les musiques sont plus dynamiques ou plus riches. Cette musique, par moments fort anuimée, reste d'une grande qualité virtuose.

La suite Gli Uccelli (les oiseaux) de Respighi est représentée par la poule - la suite reviendra la semaine prochaine dans son entièreté, donc à suivre.

S'ajoutent au palmarès l'alouette (Vaughan Williams), les mouettes (André Mathieu), la pie (Rossini), le cygne (Saint-Saens) et le saxo de Charlie Parker (surnommé "the Bird").

Bonne écoute!

lundi 1 septembre 2014

L'elisir d’amore (Donizetti)

Nemorino, un jeune fermier, est impressionné par l’épisode du philtre d’amour magique de l’histoire de Tristan et Yseult. Et si lui aussi avait recours à ce subterfuge pour attirer le regard d’Adina, la riche et fougueuse propriétaire terrienne pour laquelle il brûle d’un amour sans espoir. Le charlatan 
local, nommé par tous le docteur Dolcamara, pourra sans doute apporter quelques fioles aux pouvoirs… inattendus. 

L'elisir d’amore (L'Élixir d'amour) est un melodramma giocoso en deux actes de Gaetano Donizetti, sur un livret en italien de Felice Romani lui-même tiré du livret écrit par Eugène Scribe pour Le Philtre (1831) de Daniel François Esprit Auber.

Composée en moins d’un mois (en fait, l’opéra n’était pas terminé lorsque les répétitions commencèrent, ce qui laissa Donizetti pessimiste sur l’avenir de cette œuvre) dans le sillon de la Norma (1831) de Bellini, la musique de Donizetti n’est pour autant pas dénuée de pathos romantique. Il reste que l’elisir fut l’opéra Italien le plus monté en Italie entre 1838 et 1848, et est l’un des grands titres du répertoure opératique Italien, et sûrement le plus populaire des opéras de Donizetti.

Selon Wikipedia, le dramma giocoso (drame « joyeux ») est un genre d'opéra burlesque né en Italie vers la moitié du XVIIIe siècle. Un dramma giocoso est composé d'une intrigue sentimentale ou pathétique qui se conclut par un finale joyeux et se place ainsi à mi-chemin entre l’opera seria et l’opera buffa. Il s'agit d'un genre issu de la tradition de l’opéra napolitain qui se développa grâce principalement au travail de Goldoni à Venise.

Des drammi giocosi furent écrits par Galuppi, Piccinni, Salieri, Mozart, Cimarosa, Haydn et beaucoup d'autres compositeurs. Aujourd'hui, peu d'œuvres de ce genre demeurent au répertoire; par exemple, Don Giovanni, Così fan tutte de Mozart et La Cenerentola (Cendrillon) de Rossini.

Chronologiquement, les opéras de Donizetrti et Auber traitant du philtre d’amour furent composés een courte succession, et Donizetti propose des arias qui ne sont pas du livret original – comme Una Furtiva Lagrima. Généralement, le propos sugg.ré par Donizetti et son librettiste se veut plus « romantique » que chez Auber. Avec ses nombreux airs en duo pour le ténor et la soprano, Elisir est probablement le premier « opéra à grands duos » (formule qu’on retrouve avec Traviata, Tristan, et Boheme par example). Il y a aussi un aspect autobiographique : le service militaire de Donizetti fut excusé suite à l’intervention d’une dame fort riche.

La Performance



Gaetano DONIZETTI (1797-1848)
L'elisir d'amore (1832)
Dramma Giocoso en deux actes
Livret Itallien de Felice Romani

DISTRIBUTION

Leo Nucci, Belcore
Kathleen Battle, Adina
Luciano Pavarotti, Nemorino
Dawn Upshaw, Giannetta

Metropolitan Opera Chorus, Metropolitan Opera Orchestra
James Levine, direction

Les fichiers audio proviennent d'une émission de la série Friday Night at the Opera, animée par Sean Bianco (12 mars 2010). Comme c'est mon habitude, j'ai retenu les introductions parlées (en Anglais) du commentateur.


Argument @ www.opera-massy.com/documents/dpelixir.pdf
Livret Italien @ http://opera.stanford.edu/Donizetti/.../libretto.html

 

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